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 Les chroniques de Vladimir van Drak

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alucard
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MessageSujet: Les chroniques de Vladimir van Drak   Mer 11 Juin - 18:00

Dans une nuit sans nuages, sans un souffle, ou presque, bercé par le court murmure du vent dans la sombre et vieille forêt de Sylvania, éclairée par la pâle lueur de la lune, le dernier comte de Drakenhof, Franz le solitaire, vit ses derniers instants.
Ces derniers moments sont les plus douloureux de sa vie. Franz a une fille, Catherina van Drak, mais il ne possède pas de fils héritier pour le trône de Sylvania. Maudissant les dieux dans un ultime effort, il jura qu’il était prêt à marier sa fille à n’importe qui plutôt que de laisser sa lignée s’éteindre.
Pour toute réponse, un violent orage éclata. Au milieu du bruit des éclairs frappant la forêt, on entendit un hennissement. Un carrosse noir avec des chevaux noirs s’était arrêté dans toute sa noirceur devant la pâle allure du château Drakenhof, lugubrement éclairé par la lueur éphémère des éclairs. Une puissante main frappa alors à la porte et la voix fière et glaciale du visiteur demanda audience.
Les gardes en arme n’eurent pas le temps d’ouvrir qu’au même moment où le ciel grondait à nouveau, la porte s’ouvrit à la volée, laissant apparaître l’homme qui entra dans un mouvement svelte et contrôlé.
L’étranger était assez grand, la mine sombre, l’air fier et le port altier. Son visage était savamment caché de la lumière des chandelles par un large chapeau noir, rond, qui lui descendait jusque sur les yeux. Il avait le teint pâle et livide. Il était vêtu d’une large cape noire ruisselante de la pluie battante au-dehors, et portait également un long drapé noir qui cachait une légère cotte de maille sur sa poitrine. Il était accompagné d’une épée longue de bonne facture et gravée de runes démoniaques que les gardes ne purent voir compte tenu du fait que la lame était dans son fourreau. Aucun des gardes n’osa l’empêcher de se diriger vers la chambre de mort du comte.
Lorsque l’homme arriva dans la pièce où le comte mourrait, ce dernier se révéla être encore parmi les vivants.
La fille du comte était là, ainsi qu’un vieux prêtre appelé à confesser le mourant. L’homme s’annonça sous le nom de Vladimir van Halhoff. Fixant les yeux froid à demi visible du visiteur, le comte regretta un court instant son serment. L’homme s’agenouilla près du comte et revendiqua la main de Catherina en raison de ses origines nobles.
Ne trouvant rien à reprocher à Vladimir, le comte ordonna l’exécution hâtive du mariage entre l’étranger et sa fille. Le prêtre célébra le mariage particulièrement intime puis le seigneur expira, laissant sa fille à la charge du comte van Drak.
Le nouveau comte alla s’asseoir sur le sombre trône de marbre froid de la grande salle de réception du château et s’annonça à ses nouveaux sujets comme le comte Vlad van Drak du château Drakenhof. Après la célébration, personne ne revit plus jamais le vieux prêtre.

Il s’avéra que le comte Vlad était assez excentrique. Il se refusait à manger en présence des serviteurs. Il ne sortait jamais le jour. Et il ne dormait jamais avec la comtesse Catherina.
Très tôt, les vieux serviteurs du château furent congédiés et remplacés par de mystérieux étrangers au teint livide venus de l’Est en carrosse semblables à celui de Vlad lors de son arrivée.
Malgré cela, le nouveau comte était moins oppressif que son prédécesseur. Le peuple vaqua librement à ses occupations quotidiennes, ignorant les étrangers encapuchonnés qui se rendaient souvent au château.
A mesure que le temps passait, le comte prouvait sa valeur au combat. En effet, lorsqu’une troupe de brigands investit la ville dans le seul but d’obtenir un tribut, le comte s’était rendu à l’extérieur de la ville, le soir, et y avait massacré seul la vingtaine d’hommes de la troupe. Personne après ça, ou presque, n’osa défier le comte; et ceux qui le faisaient disparaissaient mystérieusement de la ville.

Un jour, la peste frappa les gens du château. La population du royaume diminua au trois quart et l’on apprit que la comtesse fut également atteinte par le mal.
On raconte qu’elle succombât à la maladie, mais le comte assurait le contraire. Il congédiât les médecins qui avaient en charge de la soigner en affirmant qu’il aurait plus de succès.
Après quelques jours, elle réapparut sur les remparts du château, finement éclairée par une belle lune bien ronde, et elle annonça qu’elle était parfaitement remise. Nul ne put dire le contraire bien que par la suite, elle conserva son teint pâle et livide et qu’elle ne sortit plus du château que la nuit tombée.
Au fil de ses quelques années prospères, rien de sérieux ne vint troubler la paix du comté. Pourtant, il arriva bientôt que des villageois et des villageoises des villages environnant commencèrent à disparaître.
Ajouté à cela, des morts-vivants commencèrent à déambuler en petites bandes dans les quartier sombre des villes. Semblant n’attaquer que les gens qui auraient bafoué l’autorité du comte.
Continuant dans l’étrangeté, le baron Otto Heinzlehr fut dévoré par des loups alors qu’il chassait le sanglier dans la grande forêt de Sylvania, le baron Pieter Hansriecht fut retrouvé mort de peur dans sa chambre, les yeux grands ouverts et les cheveux entièrement blancs, le comte Hans Schneider fut retrouvé pendu à un arbre le corps entièrement vidé de son sang. Les seigneurs ayant prêté allégeance au comte Vladimir semblaient à l’abri de ce genre d’accident. Bientôt une foule de nobles apeurés se rendirent au château Drakenhof pour y rendre allégeance à leur suzerain.
En moins d’une dizaine d’années, et en apparence sans violence, Vlad avait pacifié une vaste région réputée extrêmement rebelle et sauvage.

Plusieurs générations de paysans se succédèrent sous le règne de Vlad et Catherina avant qu’ils ne se rendent compte qu’ils ne semblaient pas subir l’empreinte du temps. De nombreux chasseurs de sorcières et enquêteurs vinrent e Sylvania pour en apprendre plus sur les Van Drak. Mais il apparaissait qu’ils disparaissaient aussi vite qu’ils arrivaient.
Le nombres des habitants qui disparaissaient augmentait chaque jours, touchant de plus en plus de villes et villages et pour finir, la Sylvania ferma ses frontières aux étrangers pour contrôler le flux de chasseur de sorcière principalement.
A l’intérieur du château Drakenhof, comme dans tout les châteaux de Sylvania, les nobles festoyaient autour de longues tables dans des services de cristal et de verres finement ouvragés. Il n’y avait en ces lieux cependant aucune nourriture, mais il y avait une abondance de carafes de cristal remplies de ce qui semblait du vin.
Un soir, une petite personne arriva au château Drakenhof. Il portait un long manteau noir à capuchon et possédait un long et lourd bâton frappé de signes magiques. Un grand chapeau en pointe se tenait sur le haut de sa tête rabougrie, aux cheveux blancs épars. Il partit avec le comte dans une des salles du grand donjon qui était normalement réservée à la magie. Là, le nécromant entreprit d’enseigner les arcanes de la Magie Noire à Vlad van Drak.
Dieter Hoffman, car c’était son nom, était un très grand nécromant, craint dans tout l’Empire. Il possédait les seuls ouvrages existant de la nécromancie ancienne. Vlad se révéla être un brillant élève, et en moins de dix jours, il avait apprit tout ce que le vieil homme connaissait.
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Ithilwen
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Jeu 12 Juin - 0:24

Bravo, très bien écrit et lugubre à souhait, j'espère qu'il y a une suite car j'ai hâte de savoir ce qu'il va se passer...
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alucard
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Jeu 12 Juin - 15:21

Merci, c'est gentil. Bien évidemment il y a une suite mais je ne l'ai pas encore écrite, par contre ça encourage vivement ce genre de commentaires. Smile
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Jeu 12 Juin - 23:12

Héhé je sais oui, mais j'ai hâte de la lire effectivement tu te débrouilles vraiment bien Wink
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Ven 13 Juin - 0:03

Comme promis, la suite :

Dans la nuit de Geheimnisnacht de l’année 2011 du calendrier de l’Empire, Vlad convia l’intégralité des comtes et barons de Sylvania au château Drakenhof.
Dans une salle richement décorée de tapisseries rouges et ors, de vitraux multicolore et de chandelier de cristal portant des bougies rouges et noires, Vlad et les autres seigneurs prêtèrent serment d’écraser la race humaine sous la domination des vampire, immortels comtes de Sylvania.
En plus de ses talents martiaux et de ses talents d’érudit, Vlad s’avère être un grand maître stratège. En effet, il prend sa décision de mettre en marche sa guerre alors que son ennemi et plongé depuis deux ans dans une violente et sanglante guerre civile.
C’est donc dans cette sombre nuit, qui restera dans la mémoire des hommes, que Vlad van Drak se tint sur les remparts du château Drakenhof. Là, il commença à entonner, de sa voix glaciale, une sombre mélopée nécromantique. Il sentait avec délectation la Magie Noire l’envahir et l’enivrer, lui caressant sa peau livide telle une femme.
Alors, dans toute la Sylvania, les morts se levèrent, les zombies quittèrent leurs cryptes, et toute cette masse se dirigea vers le château Drakenhof, répondant à l’appel de leur nouveau maître. Tout ces morts avaient soif de vie, et Vlad leur en donnerai à n’en plus vouloir ! Pour finir, les derniers Hommes de Sylvania devinrent les esclaves de cette race immortelle.

Cette aristocratie de vampires se dirigea à travers l’Empire, précédée d’une immense horde de squelettes, de zombies, de fantômes, et d’autres créatures des ténèbres.
Les armées du comte écrasèrent tout les villages de la petite région qui séparait l’Empire de la Sylvania, les villageois morts venant grossir les rang de l’Armée de l’Effroi.
Bientôt, elle arriva devant la première grande cité de l’Empire. Vlad se rendit seul devant la solide porte de El-Armana. Il promit aux humains la clémence s‘ils se rendaient, mais aucune pitié en cas de refus. Les impériaux eurent pour toute réponse le tir d’un trait d’arbalète en direction de Vlad. Malheureusement, le tir était hâtif et mal ajusté. Il passa à près d’un mètre du seigneur de la nuit. Le siège dura toute la nuit. Aux aurores, les comtes vampires durent se retirer du combat, mais la victoire leur était acquise.
Les humains aux service des comtes amenèrent alors les prisonniers de El-Armana dans la grande tente de commandement qui servait de refuge aux vampires face à la morsure du soleil. Vlad se leva vers les prisonniers en rejetant les étoffes noires de sa cape derrière lui et en répétant ses paroles du début de la nuit. Se rapprochant d’eux, il dit alors : « je n’ai qu’une seule parole … » Il leva son épée, et, l’abattant d’un coup sec au niveau des cous des humains, envoya voler leurs tête à environs un mètre de leur corps. Ces derniers s’effondrèrent et le vampire se délecta de leur sang avant de réanimer les cadavres à son service.
Le seigneur et général de El-Armana avait été mis à part des autres prisonniers. Il était grand, brun, bien fait. Il avait un visage marqué de l’empreinte du temps et largement éprouvé par les combats. Il était vêtu d’une grande cotte de mailles et d’une large cuirasse couleur or. Il portait également ça et là des pans de tissus rouges frappés des armoiries de El-Armana et une cape rouge qui tombait sur le sol.
Il fut amené devant Vlad. Là, il vit les zombies qui étaient autrefois des hommes vaillants. Pris d’une soudaine folie, il réussit à se libérer de ses geôliers, s’empara de l’épée de Vlad, et enfin lui trancha la tête. Il fut ensuite sauvagement démembré par les esclaves du vampire nécromancien. Après cet incident, une grande partie de l’armée des vampires tomba en poussière, comme fauchée par des haches invisibles.


Et c'est pas encore fini !
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Dim 15 Juin - 20:34

A la fin de la journée, plus précisément à la tombée de la nuit, Vlad s’était relevé et il avait de nouveau la tête sur les épaules. Il décida alors qu’il fallait reprendre la marche vers l’ouest.
Après une semaine de pillages, l’Armée de l’Effroi arriva en vue de Cythae, ville forteresse, surnommée la ville de marbre, dirigée par le prêtre roi Alexandre Maindargent. L’Armée de l’Effroi n’était plus que l’ombre de ce qu’elle était à son départ de Sylvania, mais elle restait suffisamment imposante pour faire trembler les murs de Cythae. Ils arrivèrent devant la ville au crépuscule. Ils avaient largement eut le temps de remarquer les grand feu qui s’était élevé du milieu de la cité, peu avant leur arrivée. Le soir tombé, l’Armée de l’Effroi se mit en ordre devant la ville.
Vlad se rendit seul devant la grande porte de fer, de la même façon qu’il l’avait fait lors du siège de El-Armana. Il promit de nouveau aux humains la clémence s’ils se rendaient et aucune pitié dans le cas contraire. A ces mots, les impériaux ouvrirent les portes de la ville et y accueilli l’aristocratie vampire. Alors qu’ils pénétrèrent de nuit dans la ville, un accueil festif leur fut fait. L’intérieur de la ville était partout décoré de banderoles rouges et noires, mais aussi d’étendard aux couleurs des différents comtes de Sylvania.
Un vieux paysans vint à la rencontre de Vlad, entouré de trois solides paysans armés de fourches et vêtu de loques. Il se présenta comme le nouveau maître de la ville et il insista sur le fait qu’il était adepte de nécromancie. Vlad demanda alors quelle était l’origine du feu dans la ville. Le paysan expliqua calmement que le peuple majoritairement favorable aux vampires s’était soulevé contre la garnison. Cependant, un certain nombre d’entre eux étaient toujours fidèles à l’Empire, alors les rebelles les purifièrent par le feu et forcèrent la garnison à se retirer.
L’Armée de l’Effroi entra donc pacifiquement dans la ville, et les aristocrates vampires partirent se loger dans le grand palais de marbre et d’or, autrefois aux couleurs de l’Empire, en compagnie des humains qui se présentaient comme les nouveaux seigneurs de la ville de marbre de Cythae.
Le reste de la nuit se passa très vite. Des zombies transportèrent les cercueils des comtes vampires dans le palais et les vampires se retirèrent pour récupérer leur force. Au petit matin, une petite force armée, vêtu d’or et d’argent, menée par un homme robuste armé de deux glaives d’argents, émergea des entrailles de la ville.
Alors que les vampires étaient encore assoupis, d’un sommeil surnaturel qui leur est propre, un féroce combat de rue s’engagea entre les groupe d’Impériaux et l’Armée de l’Effroi, prise au dépourvu. Les paysans de la ville rejoignirent le combat aux côtés des impériaux, le piège avait fonctionné. Les revenants du palais avaient été mis hors combat dès la sortie de la troupe des entrailles de la ville. Alexandre Maindargent se retira du combat avec une poignée d’hommes et pris la direction du palais. L’effet de surprise était passé, il fallait qu’ils agissent vite. Déjà, l’Armée de l’Effroi s’était réorganisée et elle reprenait l’avantage, les mages noirs affrontant les prêtres de l’Empire sous le crépitement assourdissant des sorts. Et les vampires semblaient toujours dormir. Alexandre passa la porte du palais à vive allure et se précipita dans la salle où les vampires reposaient. Il regarda un moment, stoïque, les vampires, allongés dans les cercueils de bois fin dont certains étaient ornés de filigranes ors et pourpres, leur mains se joignants sur leurs torses vêtus d’étoffe du bout du monde. Ils reposaient là, tous étendus dans leur mystérieux sommeil, d’une gloire et d’une splendeur passée. Mais aussi riches et élégants qu’ils fussent, Alexandre entreprit de les égorger tous, un par un, avec ses légendaires glaives d’argent, tandis que ses hommes gardaient la porte.


Par contre j'ai pas encore écrit la suite alors il va falloir attendre un peu plus longtemps.
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Mar 17 Juin - 21:51

Pas de problèmes pour l'attente, mais c'est bien érit j'ai lu assez vite je dois dire...Histoires or du commun, tu as du talent en tout cas, enfin c'est mon avis personnel et cela n'engage que moi Wink
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Dim 6 Juil - 13:19

Il s’approcha du premier d’entre eux et posa sa lame sur la gorge du vampire. Ce dernier ouvrit les yeux et Alexandre acheva son geste. La tête du vampire roula sur le côté en silence, puis Alexandre se dirigea vers le second cercueil. Dans ce cercueil, une femme reposait. Elle avait une chevelure sombre comme le jais. Son corps aux formes équilibrées dans sa blancheur immobile semblait danser la mort. Mort qui allait la frapper de sa splendeur argentée. Une brise froide parcouru l’échine du prêtre aux glaives d’argents alors qu’il déposait l’argent froid de sa lame sur la gorge blanche du vampire. Le contact avec cette matière brûla Catherina au point de la réveiller, ses grands yeux rouges pâles et vides s’éclairant alors d’une soudaine soif. Son regard se plongea dans celui du prêtre-roi, usant de ses dons hypnotiques propres aux vampires. L’homme retira docilement sa lame du cou de la jeune femme.
Elle se leva alors lentement, se pencha vers le prêtre, relâchant un moment son emprise, et ouvrit la bouche, révélant ses longues canines, au niveau de la gorge de l’homme. L’emprise hypnotique ayant disparue, une poussée d’adrénaline leva le bras d’Alexandre et l’abattit en laissant le glaive en travers de la gorge du vampire. Catherina s’affaissa, puis s’écroula dans un bruit sourd.
Alexandre Maindargent égorgea encore quatre vampires avant d’arriver devant le cercueil de Vlad. Sa haine envers le vampire se réveilla alors, plus forte que jamais !
Au dehors, les morts avaient repoussés les hommes hors de la ville, mais certains d’entre eux venaient de se barricader devant l’entrée du palais. Alors que la ville devenait la proie des flammes, les derniers défenseurs se battirent pour garder le palais intact. Le prêtre-roi, de son côté, coupa le corps de Vlad en morceau et éparpilla ces morceau aux quatre coins de la pièce avant de les brûler avec le feu sacré qui l’habitait. C’était le dernier.

Avec la mort de Vlad, et de tout les seigneurs vampires, c’est toute l’Armée de l’Effroi qui tombait. Ce fut effectivement le cas : alors que les hommes se battaient devant l’entrée du palais, les morts tombèrent tout à coup ! Comme si les fils invisibles de leur seconde vie s’étaient brisés.
Les hommes noirs de l’Armée de l’Effroi, aussi appelés orientaux du fait de leur situation géographique, virent leurs « compagnons » d’armes tomber à leur côtés. Ils ne savaient que trop bien ce que cela signifiait. Une voix s’éleva du groupe qu’ils avaient formé, ordonnant leur retraite en Sylvania.
Alexandre rassembla avec lui tout les hommes valides qui avaient survécus dans la citée, et c’est ainsi, qu’accompagnés par d’autres hommes des villages environnant, ils partirent faire le siège de Drakenhof.
Les Orientaux étaient maintenant rassemblés et ils procédaient à l’élection d’un nouveau comte lorsque l’inattendu se produisit.
D’abord un coup de tonnerre, puis le vent, puis la foudre, enfin un nuage de poussière, et là, devant leurs yeux ébahis, Vlad venait de reprendre forme.
« -L’heure est grave camarade ! Les hommes du prêtre projettent de raser notre bon vieux château ! Il faut tout de suite vous préparer à l’affrontement, … ils seront à nos portes dans la nuit. »
Ils partis dans les catacombes et les crypte de la grande demeure, et envoya les morts qui en hantaient les couloirs vers la grande porte de la citée.
Vlad montait à présent les marches qui mènent à la place forte qui communique directement avec la porte. Ils s’arrêta un moment, alors que le dernier rayon de soleil disparaissait à l’horizon, l’air pensif. Une clameur s’éleva de l’extérieur de l’enceinte. Ils étaient là. Comment en était-il arrivé là ? Il tentait de se remémorer ses souvenirs les plus proches et de les rassembler dans un ordre cohérent … en vain. Déjà les flèches sifflaient … Il restait là, figé. Comment le grand nécromancien qu’il était, l’immortel Vlad, pouvait avoir été déchu ainsi. Sa crédulité, un grand défaut pour quelqu’un qui projette de régner sur le monde des hommes !
Il avait beau maîtriser toute la nécromancie connue, il ne savait pas comment pallier cette défaillance dans sa nature, dans son plan. Il n’avait désormais que peut de fidèle, et ceux-ci donnaient actuellement leur vie pour une cause perdue. Car c’est en fait Vlad qui décidait en ce moment de l’avenir de son pouvoir. Et il venait de décider qu’il n’était pas encore temps d’agir. Il avait été trop pressé. Mais il disparaîtrait néanmoins glorieusement !
Un coup de bélier heurta la porte, ramenant le vampire à l’instant présent.
« En position maintenant ! »
Il rassembla autour de lui, avec un charisme défiant l’humainement possible, les quelques morts qui ne se battaient pas encore, une cinquantaine tout au plus.
La porte craqua sous un nouveau coup de bélier, mais ne cassa pas encore. « Non pas encore pensa Vlad tout haut ; ce n’est pas encore le moment …
Lorsque cette porte cèdera, vous vous retrouverez pour la seconde fois devant votre destin. Mais vous maintiendrez vos positions, … Parce que vous êtes déjà morts ! »
La porte tomba alors, et le flot d’homme se déversa comme la marée furieuse sur les défenseurs de la place forte …
Déjà, les orientaux sur les murs se dispersaient ou se rendaient. Alexandre Maindargent menait les hommes qui passaient par la porte. Pendant un moment, il cru voir un des vampire qu’il avait tué lui-même, de ses propre mains. Il aurait cru alors à une hallucination s’il ne l’avait entrevu encore une deuxième fois. Il s’immobilisa en face de Vlad, ne croyant point à ce qu’il voyait. Il avait espéré en être débarrassé mais maintenant, il le voyait en face de lui, et ce n’était pas une apparition car cette apparition fauchait ses hommes comme les blés !
Il s’élança dans sa direction, atteint sa hauteur, et lui asséna un coup qui lui aurai tranché le bras gauche. A sa grande surprise le vampire avait esquivé le coup sans trop de problèmes et avec une vitesse surhumaine !
« C’est donc à toi que je dois ma faiblesse momentanée … » Chuchota le vampire en direction du roi.
Sur ces mots, il tourna les talon et s’en fut en direction du donjon … La place forte était prise. Tout ses soldats étaient désormais rassemblés dans la salle du trône, parmi lesquels, uniquement des hommes. La porte de la salle du trône était réputée la plus solide du château, du fait de la présence d’armatures en cristal qui assurent sa solidité.
Cela ne l’empêcha tout de même pas de craquer sous les coup furieux de bélier des hommes libres.
Lorsque la porte se brisa, les hommes noirs avaient été abandonnés par leur chef … Ils n’avaient d’autres choix que d’accepter la défaite. Alexandre demanda que l’on lui apporte la tête du vampire sur un plateau en cristal dont la salle de banquet était remplie. Aucun de ses hommes ne trouva la dépouille de Vlad. Il s’était volatilisé. Ou plutôt, pour apporter une bonne explication, s’était transformé en autre chose d’inaperçu et en avait profité pour partir. A la vérité, Vlad était encore la, mais méconnaissable au milieu de ses semblables, les chauves-souris de Drakenhof étaient présentes dans tout le château et Vlad les avait rejoint.
Des capitaines parmi les plus brave et les plus loyaux des hommes d’Alexandre furent mis à la tête des différents comté de Sylvania pour veiller à l’ordre et à la prospérité de l’endroit.
Quinze longues années s’écoulèrent sans qu’on eut aucune nouvelles d’aucune sorte du vampire nécromancien.
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Lun 7 Juil - 19:53

J'écris un nouveau message parce que les deux ensemble, le message ne peut être laissé en raison d'une longueur exagérée.

Il y eut bien des légendes et des histoire qui naquirent au sujet de son retour prochain sur les terres de l’Empire mais elles ne restèrent que des légendes. Quelques fois des disparition inexplicable au cœur même de l’Empire, mais qui furent jugée comme des complots aux yeux des hommes.
Alexandre passa le plus clair de son temps dans les terres à l’Est de la Sylvania pour se documenter sur l’étrange personnage de Vladimir Van Halhoff, car il avait découvert son premier prénom et ses origines. N’ayant pas retrouvé le cadavre du vampire, Alexandre soupçonnait que celui-ci vivait toujours. Le meilleur moyen de se débarrasser d’un adversaire étant de le connaître pour trouver son point faible, c’est-ce qui motiva le nouvel Empereur dans sa documentation.
Ainsi, les premiers vampires apparurent à l’Est. Ils étaient au départ des hommes. En effet, des hommes. Ces hommes rêvaient d’obtenir la vie éternelle, le pouvoir éternel, car le pouvoir est éphémère, il dure le temps d’une vie. En étudiant les arcanes de la magie obscure, ils mirent au point un élixir de jouvence qui leur permettait d’allonger leur vie à leur gré. L’ingrédient principal de cet élixir se trouvait être le sang humain. A l’étonnement de ceux qui le burent, l’élixir avait également des effets secondaires. Les premiers d’entre eux furent déjà, la dépendance au breuvage et l’apparition de canines proéminentes. Les second furent plus désagréables : la brûlure du soleil, et de l’argent, accompagné d’une soif toujours croissante. Finalement leur transformation fut complète lorsqu’ils acquirent le pouvoir de se transformer en chauves-souris et qu‘ils devinrent stériles. En effet nul vampire ne pouvait se reproduirent. Ils naissaient lorsque le vampire le décidait, et lorsque la victime était vierge. Le plus fort d’entre ces hommes s’avéra être Vlad. Mais ce dernier était avide de pouvoir, et il entendait bien être le seul à jouir des privilèges d’être un vampire. Il assassina tout ses compagnons, et se régala de leur sang. La fusion de tout ce sang dans les veines de Vlad produisit quelque chose auquel Vlad ne s’attendait pas. Il avait accédé à l’immortalité en devenant vampire, mais maintenant, il venait d’accéder à l’invulnérabilité, au pouvoir de disparaître pour se reconstituer lorsque son corps subissait des dommages mortels. Mais cette faculté ne restait active que tant que Vlad se nourrissait de sang humain.
Finalement, Vlad apparut comme le vampire originel aux yeux d’Alexandre pour la raison que seul lui pouvait faire naître de nouveaux vampires. Voila pourquoi il s’était débarrassé aussi facilement des autres vampires qui accompagnaient Vlad.
Alexandre faillit néanmoins perdre plusieurs fois la vie en demeurant à l’Est, où les orientaux faisaient régner le chaos perpétuel. L’influence de l’Empire n’atteignait pas ces terres désolées. Il n’eut pas le temps de découvrir ce qui avait amené Vlad en Sylvania. Et l’Empire délaissé commencer à se désagréger en l’absence du souverain. Des rumeurs quant à sa mort ne tardèrent pas à circuler, et l’ordre eut du mal à être respecté. Le retour de l’Empereur devait être hâtif.
Les comtes vampires avaient été enfermés dans la crypte de Cythae, crypte qui fut scellée par magie par le prêtre-roi Alexandre lui-même. Ses exploits face à l’Armée de l’Effroi furent partout connu, et il monta sur le trône de l’Empire pour cette victoire. La guerre qui agitait l’Empire cessa dès lors qu’ils eurent un nouveau chef légitime. Cythae devint la capitale de l’Empire et devint rapidement le siège de la magie blanche dans le monde. C’est pourtant dans cette citée bénie que Vlad passait le plus clair de son temps. En Sylvania on se méfiait désormais des étrangers, surtout ceux venant de l’Est des montagnes qui bordent la Sylvania.
Une nuit, le sortilège qui maintenait les portes de la crypte close fut brisé. Et le corps de Catherina fut enlevé dans cette même nuit. Cette nuit même, un violent orage éclata. La résurrection de Catherina par son amant se traduisit dans la citée de marbre par une faible natalité dans le mois qui suivit et par une nuit de trois jours. Cet incident fut caché au public, mais il ne faisait aucun doute dans la tête du prêtre-roi que le retour du plus grand vampire que le monde ai jamais connu ce faisait imminent. Pourtant, tout le reste de sa vie, Alexandre chercha les signes qui le prouverai, en vain. Il mourut de vieillesse dans son palais de marbre sans que le vampire ne se manifesta. La présence du vampire dans les terres de l’Empire fut le plus grand secret jamais porté par les empereurs de l’Empire. Il se transmettait à la succession, et nul autre que l’empereur ne devait savoir sauf lorsque le moment serai venu.
Peu de temps après le décès du prêtre empereur, les premiers signes apparurent. Pour commencer, on raconta qu’en Sylvania des brigand semaient la terreur dans les villages. Le comte de Drakenhof, principal concerné, rassembla quelques hommes et partit régler le compte de ces fourbes. Il revint dans la nuit au château Drakenhof, plus pale que jamais en affirmant que la menace était détruite. Pourtant les pillages se prolongeaient et le comte décida de ne plus sortir que la nuit. Une nuit, Un couple tout vêtu de noir vint se présenter au château Drakenhof. Ils y furent reçut sans objection et prirent même le pouvoir. Les autres comtes qui s’inquiétaient de la situation, envoyèrent des messagers à Cythae pour prévenir l’Empereur. C’est ainsi que les signes furent connus. Arthur Grimmforge, le nouvel empereur, était beaucoup moins charismatique que son prédécesseur et en tout point d’ailleurs, il était moins doué. Si bien que le secret qu’il portait le rendit fou dans les premières semaines de son règne et l’on du élire un nouvel empereur. Le dernier empereur étant devenu fou, le secret ne fut pas transmit et le fait que Vlad subsistait fut oublié. Ce qui ne pouvait que l’arranger pour ses desseins.
Les autres comtes de Sylvania se liguèrent contre le comte de Drakenhof, dominant la région. La bataille qui devait décider de la suprématie du vampire sur le Comté de Sylvania se déroula dans le marais de Obfire. Ce lieu de bataille fut choisit par Vlad pour la légende qu’il portait. En effet il existait une légende sur ce lieu qui disais que la moindre étincelle pouvait déclencher l’embrasement total du marais. Vlad savait que le feu n’avait pas d’effet sur les morts qui composaient l’essentiel de son armée, le reste étant composé d’orientaux qu’il plaça comme archers sur la colline qui dominait le marais.
Les arbre de la forêt empêchaient une bataille bien ordonnée et classique. La végétation dense rendait la progression des troupes difficile. Pourtant les deux armées se faisaient face. Elles restèrent longtemps ainsi immobile à se contempler mutuellement, tandis que les musicien de chaque armée chantaient l’hymne de son clan. Celui de Vlad était sinistre et diabolique. Son nom : Hellsing.
Du fait de leur position privilégiée, les morts ne bougèrent pas. Ils allèrent juste interdire l’accès à la colline en se plaçant dans le marais. Ce sont donc les hommes qui donnèrent l’assaut. L’armée de Vlad était beaucoup moins imposante que celle des comtes, et si la légende était fausse, la défaite serait inévitable. Le combat s’engagea alors en bas de la colline. Les orientaux bandèrent leurs arcs longs de la facture de leur pays qui les rend presque plus performant que les elfes. D’autres orientaux passèrent pour enflammer les munitions qui étaient prête à être décochées. Les flèches furent tirées, reflétant leur feu dans les yeux du vampire et de sa compagne. Une éclair de peur put se voir passer dans les yeux de Vlad. C’était la première fois que cela se produisait. Tellement qu’il se fut bien visible. Il savait que tout se jouait dans ce marais. Les flèches sifflèrent alors touchant autant les morts qui se battaient que les hommes. En tombant, une de ces flèches atteignit le marais, déclenchant l’étincelles attendue. Le marais s’embrasa alors comme le racontait la légende et l’on put voir le rictus qui annonçait sa victoire sur le visage de Vlad. Les morts traversèrent le marais en direction des chef des hommes, en laissant les autres hommes brûler. La victoire était à portée de main, rien ne pouvait alors changer ce moment de gloire.
Mais un cor nains retentit en dehors du marais. Les hordes de guerriers nains se jetèrent alors sur la colline en prenant soin de ne pas passer dans le marais.
« -Dégainez les épées ! »
Ce fut alors un étincellement de lames courbes sur la colline, plus brillant que le feu lui-même. Le choc des deux armées, inévitable, fut d’une violence sans égale tant les nains étaient aveuglé par la fureur.
Les vagues de nains enragés se succédaient sur la colline mais elle restait aux main du couple vampire. Harolf Barbegrise, le général des guerriers nains, était au cœur même de la sanglante bataille. Il pu même se vanter d’avoir croisé le fer avec le puissant Vlad. L’existence de Vlad n’était point un secret dans les clans des nains qui vivent dans les montagnes, mais ils ont toujours jugés les affaires qui agitent la surface comme étrangères à leurs problèmes. Ce fut le retour de l’Ennemi de l’Empire qui les poussa à venir aider les hommes, car les hommes sont les principaux commerçant avec les nains.
Finalement, l’armée orientale fut défaite, mais le couple s’était déjà enfuit à travers le marais qui avait cessé de brûler. Les hommes quant à eux, avaient d’autres hommes en réserve car ils craignaient que la légende du marais soit vraie, et ils taillèrent en pièce les morts qui eurent l’audace de les attaquer.
Ce fut un nouveau coup dur pour le vampire qui dut disparaître une nouvelle fois.
Il s’établit dans un caveau non loin de Cythae, histoire de garder un œil sur la capitale de l’Empire.
A partir de la, il n’existe aucune information sur le reste de son existence, tout ce qui prouve que Vlad était dans les environs sont les morts étranges et les disparitions inexpliquées. Pour connaître donc sa vie dans Cythae, nous allons conter les « aventures » des chasseurs de sorcière et de la garnison de Cythae.
Nous en avons suivit deux qui ont disparus aussi mystérieusement que les gens sur qui ils enquêtaient : Orégon et Lucilia. Orégon et un jeune garçon d’une trentaine d’années qui à déjà pluviôse mèche de démon à son tableau de chasse comme le dirai le jargon du métier. Il mesure dans les un mètre quatre-vingt. Il a des yeux bleu turquoise particulièrement clair et possède de beau cheveux blonds soyeux. Il s’habille habituellement de cuir noir qui lui donne un air assez mystérieux. Contrairement à ce que laisse présager son attitude vestimentaire, il est de nature joviale et joyeuse. Lucilia quant à elle, mesure environ la même taille que son coéquipier, ce qui est assez grand pour les femmes de son époque. Elle est âgée d’une vingtaine d’année, autant dire que c’est une novice dans le métier. Tout ce qu’elle sais, elle l’a appris dans les livres (ceux qui parle de Vlad sont particulièrement nombreux) contrairement à Orégon qui utilise plus son instinct. Bref ils formeraient une équipe s’ils étaient d’accord de temps en temps. Elle est également blonde, mais avec des yeux noisette. Ce doit être la tenue du métier car elle s’habille essentiellement de cuir noir également. Elle, porte en outre une petite cape brune qui lui descend jusqu’à la taille.


A suivre, le rapport des recherche de Lucilia et Orégon ( suite des Chroniques )
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Dim 9 Nov - 14:28

C’est Lucilia qui écrivit leur rapport, en commençant par ceci :
« Notre enquête commence la nuit, au château Drakenhof même. Depuis le dernier affrontement du comte vampire, tout le monde redoute cet endroit ce qui le rend plus pratique pour une éventuelle planque de celui-ci. L’aspect sinistre de la bâtisse n’est pas une légende quant à elle car c’est souvent ce qui rebute les voyageurs égarés à pénétrer en ce lieu. Pourtant, nombreux sont les récits de fabuleux trésors qui dormiraient dans la sombre demeure. Mais aussi nombreuses sont les morts étranges des chasseurs de trésors en ce château maudit. C’est principalement pour cette raison que nous avons choisis, mon coéquipier et moi de commencer par là.
Nous pénétrâmes dans le château par la grande porte intérieure encore brisée par l’assaut du prêtre-roi Alexandre lorsqu’il vaincu le vampire pour la première fois dans l’histoire de l’Empire. Cette porte ne fut pas reconstruite sur ordre des autres Empereurs en hommage au Prêtre Empereur. Comme c’est la seule porte qui menait à l’enceinte principale, un second corps de garde fut construit pour empêcher l’accès libre au château. Heureusement pour nous, celui-ci était de moins bien meilleure facture, et les dégâts du temps avaient eut raison de lui. Nous entrâmes alors dans le grand hall d’où on pouvait encore voir les tapisseries pourpres et noires qui ornaient les murs du temps de Vlad.
Il ne restait pas grand-chose d’intact après tant d’années à l’abandon. Le grand hall menait, par un petit corridor terminé par une petite porte pourtant particulièrement solide, à la salle de réception où les vampires venaient se nourrir et partager leurs histoires : une sorte de salle de conseil et pourtant une salle à manger en même temps. Nous n’y entrâmes pourtant pas, car ce n’était pas l’objet de notre visite. Sur les deux côtés du grand hall, se trouvaient deux colimaçons qui menaient à l’étage des chambres, des salles de bains, des salles de gardes etc.…
Nous prîmes celui de droite qui nous mena à une salle de garde où quelques squelette, selon nos suppositions, d’orientaux, reposaient pour l’éternité. Il y avait ici beaucoup d’armes rouillées par le temps et la négligence, de nombreux fûts, et deux porte : une sur la droite, l’autre en face. Nous prîmes celle d’en face. Je fis part à mon coéquipier de mes doutes sur le reste de la route à prendre pour arriver où nous voulions arriver mais il me garanti qu’il me faisait confiance.
La porte d’en face débouchait sur un couloir simple avec pourtant une fenêtre, qui menait à un bifurcation : tout droit ou à droite. Nous prîmes à droite. Le chemin de droite se poursuivait jusqu’à une porte banale. Je m’en approcha et tourna la poignée, ouvrant ainsi la porte. Je détaille ici tout mes gestes car nous craignions un piège mécanique à tout moment. Cette porte donnait sur un couloir qui se prolongeait à perte de vue à gauche et à droite. Sur le mur d’en face, il y avait une porte environ tout les vingt mètres. Sans doute les chambres, les boudoirs, les salles de bains et toutes sortes de salles qui ne nous intéressaient pas. Mon ami suggéra que la porte qui nous intéressait devait se trouver soit tout de suite à la sortie du couloir d’où nous venions, soit à l’un des bouts du grand couloir comme nous le nommerons du fait de sa taille.
Nous ouvrâmes alors la première porte qui se trouvait dans le grand couloir en face de nous. Cette porte nous mena à une petite passerelle qui menait à la troisième muraille intérieure, celle qui entourait le grand donjon. Le contact soudain avec l’air frais de dehors me surpris. Nous avions trouvé la fameuse porte assez facilement, mais ce que nous allions découvrir maintenant n’était mentionné dans aucun livre, car personne d’autre que Vlad, Catherina ou le grand nécromancien Dieter Hoffman n’avaient pénétré dans le grand donjon de Drakenhof. De ce fait, je devais plutôt me laisser guider par Orégon ce qui ne me rassurais guère, je dois l’avouer. Qui peut se fier, mettre sa vie entre les mains d’un ivrogne guidé par son instinct ? Mais avais-je le choix ? De toute façon, cela se révéla heureux pour moi que ce soit lui mon guide désormais. Nous entrâmes dans le donjon avec le plus grand silence. Qui sais ce qui en hante les couloirs sombres, qui sais ce qui pourrais avoir refuge dans ces ténèbre difficile à pénétrer ? Personne ne sait. Peut-être Vlad était-il là ? Non, les indices montre qu’il se trouvait plus loin à l’ouest, ou peut-être même à l’Est des montagnes, dans sa terre natale. A condition qu’il soit encore parmi nous, tout tend à le prouver, mais personne de vivant ne l’a encore vu. Et les morts ne parle pas. Toujours est-il que nous progressâmes lentement dans les ténèbres serrées du couloir où nous venions d’entrer. Orégon s’aperçut que les murs possédaient des torche éteintes, il s’empressa d’allumer celle qui était à notre hauteur, et les autres s’allumèrent par magie. Nous nous retrouvâmes dans un couloir relativement court qui menait à un colimaçon. Nous l’empruntâmes. Il débouchait sur une porte simple, mais verrouillée. Mon compagnon sortit quelque chose de la poche intérieure de son veston. Je ne l’avais jamais vu, depuis que l’on travaillait ensemble, avec pareil objet ni avec un tel veston. Le mystérieux objet déverrouilla silencieusement la porte, tellement que l’on ne put même pas entendre que la porte venait de se déverrouiller. La porte donnait sur un autre court couloir, lui-même donnant sur un autre colimaçon qui semblait se perdre dans les ténèbres. Je remarquais alors une autre porte dans le mur de gauche qui bordait le couloir. Elle s’avéra également verrouillée. L’objet d’Orégon joua dans la serrure, et la porte s’ouvrit, laissant un petit courant d’air froid nous chatouiller les narines. C’est alors qu’Orégon fut pris de vertiges, et sombra dans la léthargie. Je fut également prise des même vertiges, pour finir par sombrer dans la somnolence. Je ne compris que trop tard que ce courant d’air froid semblait être un gaz soporifique.
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Lun 8 Déc - 17:08

Lorsque j’ouvris les yeux, Orégon était en train d’inspecter quelque chose sur la porte, du moins c’est ce que je pouvais supposer en observant son attitude. Je l’interpellais le plus silencieusement possible, il me fit signe de me taire. Je lui demandais combien de temps nous avions été endormis. Il me répondit qu’il n’en savait strictement rien vu qu’il n’avait pas d’instrument de mesure du temps, mais il m’affirma qu’il faisait encore nuit. Il me montra alors que la pièce protégée par le gaz possédait un petit nombre de fenêtres. En effet il faisait nuit noire. La pièce où nous nous trouvions ressemblait aux laboratoires des alchimistes nains que j’avais eut le loisir de fréquenter durant ma scolarité. A la différence que les principaux liquides avaient une couleur rouge étrangement opaque. Il se trouvait également dans cette pièce plusieurs squelettes enchainés dans un coin sombre. « Il distillaient du vin à partir de sang humain dans cette pièce, j’ai également retrouvé la composition de l’élixir de jouvence décrit d’après Alexandre Maindargent. » Voilà mots pour mots ce que m’annonça Orégon en voyant que je fouillais la pièce des yeux. Il me dit aussi : « J’ai eut le temps de farfouiller pendant que tu dormais » le tout avec un ton légèrement ironique. Je lui répliquais que le moment n’était pas à la plaisanterie. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire avec la porte ? Voyant mon regard interrogateur, il ne tarda pas à me répondre, cet homme à vraiment un don pensais-je alors. Il cherchait le mécanisme qui avait déclenché le piège.
« -Il était peut-être d’origine magique ?
-Non les instruments ne détectent aucuns résidus magiques au niveau de la porte contrairement aux plans de travail dont la salle est remplie.
-Sortons d’ici, il n’y a pas ce que nous cherchons, le matériel qui se trouve ici n’a pas été utilisé depuis de nombreuses années, ça se voit. »
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Mar 16 Déc - 13:27

Enfin la suite ! Il m'a fallut longtemps avant de réussir à trouver comment l'écrire, mais ça y est. Bientôt la fin ^^

Nous gravîmes ensuite le colimaçon qui montait à n’en plus finir. Finalement il déboucha sur une porte semblable à la précédente, à la différence que celle-ci n’était pas verrouillée. Tout comme précédemment nous pénétrâmes alors dans un couloir simple, court menant à un autre colimaçon. Une porte se trouvait également sur le mur de gauche en entrant dans le couloir. Nous mîmes un foulard contre notre bouche en prévision du piège. Orégon fit jouer son objet dans la serrure mais celle-ci était déjà ouverte. Il poussa la porte, et cette fois-ci, aucun courant d’air ne vint nous troubler. Ni aucun autre piège d’ailleurs. Cette pièce-ci ressemblait à une bibliothèque. Mais relativement petite et sombre avec ça. Il y avait un bureau contre le mur du fond sur lequel se trouvait un livre ouvert ainsi qu’une bougie au trois quart consommée. Il y avait également sur ce bureau un encrier avec un petit nombre de plumes noires dont l’une d’elle était dans l’encrier.
J’inspectais les ouvrages des étagères, tandis qu’Orégon s’occupait du bureau.
Je pris la parole d’une façon à n’être cependant entendue que de lui.
« - C’est bien ce que je pensais, il n’y a là que des ouvrages de nécromancie, sans doute laissés par Dieter Hoffman lors de son passage au château.
- Sans doute, viens voir ici, c’est étrange.
- De quoi ?
- Regarde l’encre.
- Et bien ?
-Tu ne remarques rien ?
- Non pourquoi ? Je devrais ?
- Non, moi non plus je ne remarque rien, c’est de l’encre, maintenant, viens voir le livre.
- Et ??
- Regarde attentivement la couleur.
- Elle est rouge … comme …
- Comme du sang, c’est exact. Regarde, j’ai écris avec l’encre ici.
- C’est la même couleur, ils écrivaient avec du sang.
- Ce n’est pas tout, j’ai comparé l’écriture de ce livre avec l’écriture des bouquins de la bibliothèque, elles sont différentes. De plus le livre du bureau comporte encore des pages vierges. Les livres de la bibliothèque sont effectivement de Hoffman, il les a signés. En revanche, celui-ci est de quelqu’un d’autre, et l’encre est récente.
- Vlad ?
- Sans doute, mais n’allons pas vite en besogne, rien ne prouve que ce soit lui. Toi qui a appris à lire plein de dialecte, tu saurais déchiffrer celui du livre ? Moi je n’arrive pas. Cela prouvera peut-être que c’est Vlad l’auteur de ce livre.
- Je vais essayer. »
A la vérité, je ne connaissais qu’un nombre relativement limité de dialecte parmi les plus courant au monde. Et celui-ci m’échappais complètement. On pouvait y voir beaucoup de signes familiers avec beaucoup de langues différentes. Je conclus à un code créé par l’auteur.
« - Seul celui qui a écrit le livre ne saurait le lire, ainsi que les personnes à qui il aurait confié le code, car justement il est codé.
- J’ai trouvé des traces fraîche de sang humain de ce côté-ci. Quelqu’un a été amené ici il y a peu de temps, et ils en voulaient à son sang. Impossible de dire si cette personne est en vie à l’heure qu’il est.
- Partons, il n’y a pas assez d’indices ici, mais je sens que nous approchons.
- Prends le livre, on le ramènera à Cythae. »
Le colimaçon nous emmena dans un nouveau couloir se terminant par un autre colimaçon. Il y avait une porte sur le mur de gauche semblable aux premières. Nous revêtirent une fois de plus nos foulard. On est jamais trop prudent. Il ouvrit sans problème la porte qui n’était pas verrouillée. Elle donnait sur une salle relativement vaste et composée en apparence en deux parties car il y avait une porte sur le mur de droite en entrant. Il y avait dans cette salle un grand lit noir à baldaquin contre le mur de gauche, une large fenêtre avait le monopole du mur d’en face. Elle était fermée par un loquet de fer, lui-même soudé sur le volet. Il s’avéra que cet endroit ressemblait étrangement à une chambre. Pour qu’elle se trouve ici, elle devait être importante car toutes les autres chambre se situaient dans la forteresse, et non dans le donjon. Il y avait sur le mur de droite, de part et d’autre de la porte, des tableaux représentant Vlad et Catherina. A n’en point douter, c’était la chambre du couple. Mais où pouvait bien mener cette porte dans le mur de droite ? Orégon s’y précipita mais ne l’ouvrit pas. Il l’inspecta d’abord. Elle recélait des traces récentes d’ouverture. Il essaya de l’ouvrir, mais elle était verrouillée. Il fit jouer son joujou dans la serrure qui se déverrouilla. On entendit des craquement en provenance de la salle derrière la porte.
« - Ça ne m’a pas l’air très sûr de pénétrer dans cette salle-ci. »
Maintenant que j’était là prête à entrer, il n’allait pas me faire reculer avec ses conseils maternel. Il n’était pas ma mère après tout. C’est donc contre ses indications que j’ouvrit le porte à la volée. Grosse erreur. J’eus à peine le temps de jeter un coup d’œil à l’intérieur qu’une demi-douzaine de morts nous tombèrent dessus. Orégon avait déjà dégainé son épée avant que j’ouvre la porte, il sentait le danger. Encore un coup de son instinct. Il vint se mettre en travers des morts et de moi pour me permettre de me mettre à l’abri. Il se battait bien à l’épée, je pris quelques secondes pour l’admirer dans sa lutte. Je repris alors mes esprits et sortit mon petit carnet de note de ma poche.
Je hurlais à Orégon pour couvrir le bruit du combat :
« -les morts ne peuvent se lever que si un nécromant les contrôle ou si ils protègent quelque chose ! Est-ce que tu aperçois un nécromant dans les parages ?
- Non ! Envoi-moi le livre de l’inconnu ! Dépêches-toi !
- Mais pourquoi ?
- Fais ce que je te dit ! On discutera quand on sera sortit d’affaire ! »
Je lui donna le livre écrit avec du sang, et il s’empressa de le balancer dans la salle d’où les morts étaient sortis. L’effet qu’Orégon semblait vouloir se produisit : les morts retournèrent dans la salle où le livre était tombé et n’en sortirent plus.
« - Bon maintenant on s’en va . » Suggéra-t-il.
Sans attendre mon reste, je le suivis dans le couloir où il filait à toute allure. Il commençait à descendre le colimaçon lorsque je me risqua à lui demander :
« - On continu pas ?
- Si tu veux mon avis, ce ne sont pas les seuls morts des environs qui sont encore debout, on risque déjà beaucoup trop notre peau, et puis on sait déjà pas mal de chose depuis qu’on est ici, pourquoi ne pas en rester là et remercier la chance que l’on a d’être encore vivant à l’heure qu’il est ?
- Mais on n’a pas la preuve que l’on était venu chercher au départ. Dans nos recherche, il est normal que nous prenions des risques.
- Je ne serais peut-être pas toujours là pour te tirer d’affaire.
- Si c’est cela qui te gène, je suivrais tes conseil désormais. Après tout pourquoi ne pas les suivre, ils m’auraient sauvé la vie si je les avais écoutés au départ.
- Bon soit, mais plus trop longtemps.
- De toute façon, il fera jour dans quelques heures, et nous ne risquerons plus rien.
- C’est toi qui le dit, bon allons-y. »
Nous prîmes donc le colimaçon qui montait, pour ma plus grande joie. Il se terminait sur un petit couloir simple avec une porte au bout. On était enfin au sommet de ce fichu donjon.
Orégon fit de nouveau jouer le mystérieux passe-partout dans la serrure, et sans aucune malice, la porte s’ouvrit. La salle était très sombre, et ne possédait à première vue aucune fenêtre. Orégon partit allumer la torche fixée sur le mur où se trouvait la porte, du côté intérieur de la salle. La faible lumière nous fit découvrir de nombreux objets dont la plupart appartenaient à l’occulte. Il y avait un pentacle noir peint sur le sol délimité par cinq bougies rouges. Il y avait des chaînes sur tous les murs de la salle, dans lesquelles pendaient plusieurs squelettes. Il y avait des instruments de torture, plusieurs livres d’invocation maléfiques et pas mal d’ingrédients divers pour les potions ou autres filtres. On pouvait y voir également un grand nombre d’objets précieux, sans doute ramené par les orientaux au château lors de leur fuite de Cythae, Vlad les aurait rangé là à son arrivée. Nous trouvâmes un cadavre encore frais dans un coin de cette pièce. Je reconnu le cadavre de Barbegrise, le général nain responsable de la dernière défaite du vampire au marais de Obfire. Sans doute l’œuvre vengeresse du comte. C’était là une vraie preuve de ce que nous cherchions. Orégon vit le cadavre lui aussi, et sortit ensuite un petit objet d’une poche de sa tunique noire. Celui-ci, je le connaissait déjà : c’est ce qu’il appelait un attrapeur d’image. Grâce à cet objet, qu’un vieux antiquaire lui vendit à Holmar l’ancienne capitale de l’Empire, il pouvait ramener une image de ce qu’il voyait lors de ses enquêtes. Son seul défaut, est qu’après avoir pris une image, il faut l’effacer à l’aide d’une magie que nous ne maîtrisons pas. Il nous faut donc toujours prendre l’image la plus importante partout où nous allons. Avec cette image en poche, tout le monde nous prendra au sérieux.
Nous quittâmes donc le donjon en revenant sur nos pas.
Sur le chemin du retour, je pus remarquer qu’une troisième paire de trace suivait la notre, mais disparaissait au niveau de la dernière salle. Où est donc passé la personne à qui appartienne ces pas ?
Nous nous quittâmes en arrivant à Cythae, après une petite sieste, nous devions nous retrouver à l’auberge du cheval fou. Mais Orégon ne vint jamais. Je partis à sa recherche, mais lui et toutes ses affaires avaient disparues de la surface terrestre. Malheureusement, c’est lui qui avait l’attrapeur d’image. »
Ainsi se termine le premier rapport de Lucilia sur leur enquête.


A suivre ...
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MessageSujet: Re: Les chroniques de Vladimir van Drak   Mar 16 Déc - 13:37

Second rapport de Lucilia (Celui-ci fut retrouvé dans une petite ruelle adjacente à une bibliothèque):
« Je faisais des recherches sur le piège soporifique dont nous avions été la cible lorsque quelqu’un frappa à ma porte. N’attendant pas de visite, je saisis mon épée qui traînait contre mon lit et me tapis à côté de la porte.
- Qui est-ce ?
La personne refrappa à la porte et Orégon me lança des jurons en demandant qui cela pourrait-il être d’autre.
J’ouvris la porte et découvris effectivement le visage d’Orégon qui me souriais. Voyant mon air interrogateur il entrepris de m’expliquer le pourquoi de sa disparition: En fait, lors de notre retour de Drakenhof, il avait ressenti la présence de quelqu’un qui nous suivait sans pour autant avoir vu quoi que ce soit. Finalement il avait aperçu une ombre furtive qui se déplaçait aussi vite que nos montures et qui ne semblait pas toucher le sol. Craignant pour notre sécurité, il avait préféré ne pas venir au rendez-vous pour éveiller les soupçons de l’espion. Durant son absence il en avait profité pour se renseigner sur les nouvelles dans la cité. Apparemment un vieux bibliothécaire avait été cambriolé durant la nuit de notre retour. Il avait été réveillé par les bruits et en descendant voir, il avait aperçu deux ombres qui disparaissaient. L’une d’elle bougeait avec une grâce féline tandis que l’autre, pourtant beaucoup plus massive, se déplaçait avec une souplesse divine. Les ouvrages qui avaient été volé appartenaient à la bibliothèque interdite : dont la plupart des écrits traitaient de magie noire et étaient signés de Dieter Hoffmann. Selon les dires du vieil homme, seul quelqu’un qui savait où il mettait les pieds aurait pu savoir ce qui se cachait dans la bibliothèque interdite et donc vouloir s’en emparer. Ce n’était pas la première fois que le domicile du bibliothécaire se faisait cambrioler mais c’est la première fois que des ouvrages aussi importants lui avaient été dérobé.
Nous étudiâmes les traces laissées par les fugitifs qui, il faut l’avouer n’étaient pas nombreuses. Grâce à un appareil qui mesure les fluctuations d’énergie magique, nous retrouvâmes une piste relativement fraîche car les particules restent longtemps, parfois des années. »

Le reste du rapport est gribouillé et peu lisible à cause des dégâts que le temps lui a infligé, mais depuis ce jour-là, personne ne revit plus Orégon et Lucilia. Le dernier à les avoir vu fut le bibliothécaire qui trouvait notamment qu’il formaient un beau couple.
Les rapports de la garnison font quant à eux référence à des disparition fréquente sur certains chemins de ronde qui furent évités par la suite sauf par les soldats qui y étaient envoyé en châtiment d’une faute grave car cela ressemblait à la peine de mort.
Catherina félicita chaleureusement son compagnon pour sa fabuleuse trouvaille : deux excellents chasseurs de sorcière particulièrement goûteux. La femelle portait un très jeune enfant même pas encore formé tandis que l’homme était particulièrement musclé. Catherina s’était d’abord amusée à le charmer pour le faire lâcher son épée, puis elle s’était amusée avec lui tandis que Vlad s’occupait de la petite enceinte, trop pressé pour perdre le temps de l’hypnotiser, il l’avait traîné de force avant de la prendre contre son gré (cela avait follement amusé le couple de vampire). De la telle qualité en matière de chasseur de sorcière devenait rare désormais et il fallait sans arrêt se contenter de frêle soldats arrogants. Une autre découverte du couple avait été plus joyeuse encore : Vlad avait trouvé le moyen de se débarrasser pendant quelques années de la stérilité dons les vampires souffraient. Cela serait parfait pour mettre au monde un héritier plus puissant que son père encore et qui lui succèderait en cas de sa mort.
Les neuf mois de grossesses approchaient à leurs termes et Catherina devait compter sur Vlad pour se nourrir correctement car elle avait perdu toute son agilité avec une telle masse au niveau du ventre. Le monstre qui grandissait d’ailleurs dans ses entrailles n’avait de cesse de lui donner des coups et de la harceler, c’était vraiment déjà un grand buveur ! Comme son père pensa tendrement Catherina en se frottant le ventre.
Le début de la relation entre Vlad et sa femme lorsqu’il se fut présenté devant le comte mourant Franz n’était pas très chaleureuse. Il ne lui portait aucune attention, comme s’il s’agissait d’un fantôme, d’une ombre qui lui avait seulement permit d’arriver au trône. Malgré son incontestable beauté, il ne l’approchait jamais et elle sombra rapidement dans la mélancolie. Ce fut sûrement d’ailleurs une des raison qui la poussa hors du château alors que la peste faisait des ravages. Mettre fin à ses jours avait du devenir sa principale préoccupation.
Quoi qu’elle en pensa, Vlad semblait tenir à elle beaucoup plus qu’il ne l’aurait imaginé lui-même. Pour soigner son image, mais aussi pour avoir une compagnie plus féminine, il vampirisa la jeune comtesse avant que la maladie ne l’emporte. Dès lors, ils devinrent beaucoup plus proches car désormais elle était pratiquement de même nature que lui.
Elle s’étonna cependant de ne pas réussir à avoir d’héritier en dépit de tous ses efforts. Même si son mari ne s’en inquiétait pas, elle décida de lui en parler. Il lui expliqua donc que les vampires étaient stériles et qu’ils ne pouvaient porter d’enfant ou même en faire un. Malgré cela, elle resta fidèle à Vlad. De son côté, il multipliait les aventures avec ses victimes et il encouragea Catherina à faire de même, lui expliquant que le sang avait une bien meilleure saveur ainsi.
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