La Terre du Milieu

Invité, sois le bienvenu en Terre du Milieu. Que tes aventures y soient palpitantes
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Baptême du feu

Aller en bas 
AuteurMessage
Snardat
Orque
Orque
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 96
Age : 28
Localisation : Dans le rang
Date d'inscription : 01/01/2009

Feuille de personnage
Points de vie Points de vie: 20
Points d'attaque Points d'attaque: 5
Points de défense Points de défense: 5

MessageSujet: Baptême du feu   Mer 25 Mar - 11:43

1ère partie ici

Tandis que le crépuscule envahissait le ciel, la horde d'envahisseurs de Minas Morgul pénétra dans l'Ithilien . Au regret de la majorité, ce ne fut pas dans le son des tambours de guerre, mais avec l'ordre de rester vigilant (ou en terme exact : “Fini de rigoler, on est plus à la maison, alors ouvrez vos yeux d'endormis et déboûchez vos sales oreilles de vermines crasseuses! Ne vous relâchez à aucun moment ou ça ira mal pour vous !”) . Partoùt autour de la formation, des éclaireurs furent déployés pour patrouiller aux alentours de l'armée en marche. Officiellement peut-être, l'Ithilien était à eux, mais les rumeurs de fantômes rôdant dans les bois et déversant des pluies de flèches décochées de nul part avec une précision mortelle, exposaient clairement les risques auxquels étaient exposés les Orques dans cette région. Et Draykh ne tenait pas à mettre au courant ces “fantômes” de leur présence en Ithilien sur des kilomètres à l'avance en leur jouant de la musique tonitruante...

Snardat lui, aurait accepté volontier quelques coups de tambours, histoire de se sentir un peu plus chez lui. Par contre, il n'avait besoin ni d'un ordre, ni des racontars pour demeurer sur ses gardes. La forêt à elle seule suffisait à le mettre mal à l'aise. C'était la deuxième fois dans sa vie qu'il passait dans l'Ithilien , la première étant lorsqu'il s'était rendu à Minas Morgul , mais il n'était pas plus habitué à cet environnement. Dans son esprit, l'état de normalité, de naturel, c'était les déserts de cendres et de rocailles de sa terre natale, son atmosphère chaleureuse... Ici, il se sentait quelques peu dépaysé au milieu de tous ces affreux arbres qui jaillissaient du sol dans tout les sens, omniprésents et innombrables. Et toutes ces bestioles pénibles qui piaillaient sans s'arrêter... Dés qu'il en aurait le temps, Snardat se jura qu'il se ferait une joie de leur rappeler qu'ils étaient des carnivores.

Comme les dizaines d'autres avant lui, Snardat passa près d'un étrange ensemble de gros rochers tout blancs. Il les trouvait ... Là où la lueur de la lune n'était pas cachée par les ombres des gars, celle-ci les rendaient brillants. Même si ce milieu n'était pas son élément, il aurait juré sur toutes ses dents que des pierres de cette couleur n'étaient pas à leur place... Une fois qu'il eut passé leur niveau, il réalisa qu'il s'en foutait de la couleur des pierres après tout... Qu'est-ce que ça changeait dans leur guerre de toute façon, que ces cailloux soient blancs et brillants et pas gris?

Les Orques suivaient un vieux chemin que les Hommes n'empruntaient plus depuis fort longtemps, mais qu'ils n'avaient pas oublié pour autant, puisqu'il s'agissait de l'une des trajectoires logiques dans l'Ithilien pour des envahisseurs. A un kilomètre d'un Snardat envahi par des envies de meurtres sur des piafs et étonné par la couleur des cailloux, Morethir , ranger d'Ithilien , niché sur la crête de la colline où son groupe était établi pour la nuit, eut des yeux exorbités lorsque de ceux-ci il constata que les repères visibles placés près du chemin, disparaissaient dans leur ordre logique. Les rangers avaient une vue perçante, mais dans la forêt et dans la nuit, quelques astuces étaient toujours les bienvenues pour faciliter leur surveillance. Ce soir, l'astuce des pierres blanches avait fonctionné. Et maintenant qu'il y prêtait réellement attention, il lui semblait bien distinguer des formes plus sombres que la forêt obscure, groupées, et en mouvement.
Sans perdre un instant, Morethir dévala l'endroit où il était de garde pour rejoindre son supérieur et lui faire part de ses dernières observations...


Dernière édition par Snardat le Dim 26 Avr - 0:00, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snardat
Orque
Orque
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 96
Age : 28
Localisation : Dans le rang
Date d'inscription : 01/01/2009

Feuille de personnage
Points de vie Points de vie: 20
Points d'attaque Points d'attaque: 5
Points de défense Points de défense: 5

MessageSujet: Re: Baptême du feu   Jeu 2 Avr - 1:45

[size=12]L'armée avait passé la nuit à marcher, et ils avaient déjà parcouru une bonne distance à travers l'Ithilien sans rencontrer de résistance d'aucune sorte. Draykh s'en satisfaisait, contrairement à ses troufions qui commençaient à beugler leur ennui comme s'ils croyaient que celà ferait apparaître un ennemi à cogner. Toutefois, dans moins d'une heure ce serait le jour. Le Très Grand n'ayant pas encore assombri le ciel , l'armée allait devoir se poser dans l'une de ces bases minables qu'entretenaient leurs semblables stationnaires d'Ithilien , d'où ils exerçaient la domination de la région.
Draykh acceptait mal le fait de se retrouver cloué une journée entière au beau milieu d'une invasion; aussi, arrivé au point où l'armée était censée marquer un tournant et se diriger vers l'un de ces repaires, Draykh décida de modifier le plan prévu en ordonnant de poursuivre la route un peu plus longtemps, jusqu'à la prochaine base. Cette empressement stupide fut une erreur dont cent trente-sept fantassins Orques et Uruks eurent à payer le prix. Mais rien en fait qui ne lui porta réellement préjudice. Il ne négligeait cependant pas pour autant les troupes de cette base qu'il évitait, aussi envoya-t-il un messager afin de «solliciter» la mobilisation immédiate et totale de la garnison pour la guerre. Ce fut une autre erreur. Le messager solitaire n'arriva jamais à destination, car sa route convergea avec la patrouille de trois jeunes rangers qui le criblèrent sans chercher à comprendre. Leur prise rapportée à leur chef, celui-ci découvrit le message en fouillant le corps, un parchemin couvert d'une écriture que lui et son aide de camp mirent la journée entière à déchiffrer avant de comprendre qu'ils avaient du pain sur la planche.

Le jour se levait, et le ciel commençait à s'éclaircir... Dans le but de prévenir la pagaille du siècle, selon ses ordres, Skulaï s'adressa à son bataillon afin de leur faire part des difficultés à venir.
“Ecoutez-moi les vermines! Dans un instant, le soleil va pointer sa sale face éblouissante dans le ciel! Aveuglant et insupportable, comme à son habitude! Mais ça n'est pas une excuse pour vous défiler! Continuez à avancer, et ne songez même pas à vous planquer dans les arbres! On reste motivés jusqu'au bout, compris ?!”
Les gars lui répondirent à l'unisson par l'affirmatif, confiants et enthousiastes.
“Bien! J'espère que vous serez à la hauteur de vos promesses! Sachez à ce propos, que notre bon Chef Draykh a finalement autorisé les tambours à jouer, histoire de vous motiver un peu à faire des efforts. A vous de voir si ça vous suffit, ou si vous préférez que les fouets viennent prendre leur place!”
Dix minutes plus tard, les quatre premiers bataillons de la colonne, parmi lesquels celui de Skulaï et une centaine d'Uruk-Haïs , étaient en train de traverser un vallon bien dégagé lorsqu'un soleil radieux s'éleva sur l'Ithilien . Une belle quantité d'Orques rompit les rangs pour aller chercher refuge dans l'ombre de la nature en gémissant et en se cachant les yeux. Cette entaille intolérable à la discipline mit sacrément en rogne les capitaines qui avaient pourtant prévenu leurs soldats, et suscita des rires moqueurs et des sifflements méprisants des Uruks, qui voyaient là une preuve supplémentaire de leur supériorité sur leurs cousins. Draykh était trop loin pour voir cette grande farce de ses propres yeux, mais fut indigné lorsqu'on lui rapporta le comportement tout sauf exemplaire des premières lignes.

«En rangs, chiens !» aboya Skulaï tandis qu'il se dirigeait à grands pas vers ces dégonflés qui lui servaient de soldats, comme le faisait chaque capitaine avec sa compagnie respectif. En rangs bande de sales pétochards!
_ Mais Capitaine! Se plaignit Snardat en venant se présenter devant son supérieur. On ne peut pas avancer dans ces conditions! Je suis sûr que nos yeux auront fondu dans l'heure qui va suivre! Arrêtons-nous et faisons une pause! Les autres appuyèrent la demande de Snardat , ce qui était un fait pour le moins paradoxale.
_ N'entendez-vous pas les grands crasseux rire de vous? Et bon sang, ils ont de quoi rire!! Vous êtes complêtement ridicules, entassés sous ces arbres pour éviter le soleil! On vous ordonne d'avancer, et un peu de lumière suffit à créer cette débandade?! Qu'est-ce que ça va être lorsque vous serez face aux Humains, lorsque leurs lames s'abattront droit sur vous pour vous tailler en pièces, et qu'on vous ordonnera de vous battre?! En rangs chiens!!»
Rejoins par les quelques gars fiables qui leur restaient, les Capitaines expulsèrent tout les troufions des arbres et les contraignirent à retourner en formation dans la lumière du jour. Plus de dix minutes furent nécessaires à remettre l'armée en état de marche, les Orques capricieux ne retournant pas à leur poste de bon coeur.

«C'est bien beau tout ça, se manifesta Charir lorsque Skulaï eut fini de reformer son bloc d'infanterie, mais on fait quoi si on tombe sur l'ennemi, Capitaine? Mis à part être aveuglés en attendant la mort, bien entendu!
_ La ferme Charir sale défaitiste que tu es! Vous suivrez mes instructions, voîlà ce que vous ferez! Mais pour changer, vous les suivrez efficAAOURRRH!!!» [Ah la la notez ce réalisme saisissant, cette bestialité si admirablement ressortie dans le cri de douleur de Skulaï , et cet effet de surprise, comme si c'était vous qui veniez d'être pris en embuscade... Franchement je suis admiratif de ma mise en scène de maître Razz] Une flèche venait de se planter dans le biceps gauche du Capitaine , lui faisant terminer sa phrase par un grognement de douleur incohérent, tandis qu'une autre avait terminée sa course dans son épaule. Au même moment, une dizaine des gars de Skulaï s'écroulèrent en braillant horriblement, le corps percé par une flèche chacun.


Dernière édition par Snardat le Dim 19 Juil - 13:58, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snardat
Orque
Orque
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 96
Age : 28
Localisation : Dans le rang
Date d'inscription : 01/01/2009

Feuille de personnage
Points de vie Points de vie: 20
Points d'attaque Points d'attaque: 5
Points de défense Points de défense: 5

MessageSujet: Re: Baptême du feu   Sam 11 Avr - 15:24

Le chaos s'installa brutalement dans les rangs. Ils étaient attaqués par un ennemi caché, invisible, peut-être même par les tant redoutés “fantômes” , et ils n'avaient aucune idée de ce qu'ils étaient censés faire pour venir à bout d'un ennemi qu'ils ne voyaient même pas. Et en plus, le soleil poursuivait son ascension triomphante dans le ciel.

Une autre volée de flèches retomba dans le vallon, répandant les blessures et la peur dans les bataillons Morguliens . Snardat laissa échapper un juron empreint de terreur lorsque Gaskal et deux autres gars dont il n'avait pas les noms en tête , qui étaient juste à côté de lui, furent atteints par des tirs et s'effondrèrent.
Derrière et devant eux, les troupes privées de leurs meneurs paniquèrent et commencèrent à prendre la fuite. Leur compagnie s'apprêtait à en faire de même, lorsque la voix puissante de Skulaï se mit à retentir, ses ordres de ralliement couvrant les cris des blessés tandis qu'il faisait impasse sur sa propre souffrance pour garder une allure forte et autoritaire.


“Ne reculez pas les gars! Les Orques meurent mais ne se rendent pas! Par le Grand Oeil , cessez de vous morfondre sur votre sort, cessez de faire les cents pas en attendant que vienne votre tour de crever, et ripostez! Je veux de la combativité!
_ Mais Chef , comment riposter ?! demanda Charir , dont l'arbalète semblait lui démanger les mains. On ignore où se trouve l'ennemi!
_ C'est pourtant évident! Ils sont dans les bois! Que tous les archers fassent feu dans les bois! Formez les rangs et défendez-vous! Et que tous ceux qui ont des boucliers se mettent en remparts pour ceux qui tirent! En fait, c'est même valable pour tous ceux qui n'ont pas de quoi tirer! Magnez-vous bon sang!”

Skulaï prit ensuite l'arbalète que Charir avait entre ses griffes, et laissa à elle-même sa compagnie à moitié-ralliée qui suivait ses instructions tant bien que mal sous les tirs ennemis, pour venir barrer la route aux fuyards de la compagnie qui se trouvait devant eux auparavant. Ce fut plus la taille de la montagne de muscles verte venue se mettre en travers de leur chemin que l'arbalète pointée vers eux qui suscita leur crainte du monstre.


“Eh bien, les vermines, où alliez-vous ainsi? Vous n'oseriez pas déserter, tout de même? Où est votre force? Où est votre honneur? Ralliez-vous!! Faites face à l'ennemi!!”
Les trouvant trop lents à la détente, Skulaï pressa sur celle de son arme réquisitionnée, histoire d'insister. Le carreau qui partit traversa quatre gorges avant de se stopper au milieu d'une cinquième.
“Ralliez-vous j'ai dis! répéta-t-il en saisissant sa hache. Ou je vous décapite un par un jusqu'au dernier!!”

Skulaï continua de remettre en ordre les deux contingents qu'il avait maintenant à commander, indifférent aux traits qui continuaient de pleuvoir sur les gars autour de lui.
Derrière eux, les fuyards du troisième contingent Orque furent eux aussi convaincus de rester se battre par la compagnie qui suivait, même si les exemples faits pour stopper leur fuite avaient été quelques peu plus nombreux, du fait que le Capitaine de la compagnie rentrante avait mis sur le coup tous les tireurs de sa troupe...

Les archers Orques avaient entamé les représailles en tirant dans les arbres, mais cette contre-attaque se révéla bien dérisoire, les archers ne sachant même pas sur quoi tirer. La pluie de flèches qui s'abbatait sur eux, cependant, ne perdait ni en intensité ni en précision. Les gars continuaient à crever de partoùt. C'était donc celà, la guerre dont se réjouissaient tant les siens? Être fléché au milieu d'un terrain vierge, encore et encore, jusqu'au dernier, sans aucun moyen de riposte? Snardat se serait attendu à mieux...
Les Uruks, qui n'avaient pas perdu leur sang froid, étaient déja partis à la chasse aux archers sur le flanc gauche.
Après la troisième volée inutile des Orques , le Capitaine décida que tous les gars sous ses ordres, de sa compagnie légitime comme de celle dont il avait hérité, étaient parés à en faire de même sur le flanc droit, et qu'il était temps de passer aux choses sérieuses.


“En avant, chiens! Foncez dans les arbres et débusquez-moi cette bande de sales planqués!”

*“Sortez des arbres, chiens!”... “Vite, aux arbres, chiens!” ... Faudrait qu'il sache ce qu'il veut le Chef.*

Sans toutefois se laisser ralentir par l'ironie de leurs instructions, Snardat ainsi que tous les Orques s'élancèrent vers la forêt, rompant les rangs qu'ils avaient peiné à former plus tôt. Quelques gars touchés par les tirs en chemin tombèrent et furent piétinnés par les dizaines de bottes de leurs “camarades” , mais le nombre et la fureur qui les habitait à présent rendait les troupes indifférentes à leurs pertes. Lorsqu'ils parvinrent finalement aux arbres, ils reçurent encore quelques tirs mais ne repérèrent pas tout de suite leurs proies, tant les rangers étaient maîtres de leur terrain et savaient se fondre dans le décor. Néanmoins, n'étant pas stupides au point de se croire capables de l'emporter face à des centaines d'Orques en combat rapproché, ils finirent par quitter leurs positions avant que les corps à corps ne soient engagés, pour se replier à grands pas. Ce terrain était une pente escarpée, couverte de buissons et d'autres obstacles naturels qui ralentirent les Orques et les empêchèrent de les rattraper. Quand Snardat aperçut la douzaine de silhouettes en tuniques vertes à capuchons, sa première pensée fut que pour des fantômes, ceux-là semblaient sacrément n'être faits que de chair et de sang. Même leur réaction, celle de prendre la fuite pour échapper aux lames, était la réaction d'êtres on ne peut plus mortels. Et Snardat aurait donné avec joie toutes ses dents en échange de la satisfaction de rattraper l'un de ces faux fantômes pour le massacrer et en faire sa première victime de guerre. Mais très vite, il fut évident qu'il ne parviendrait pas à les rattraper, ceux-ci se déplaçant avec une célérité que Snardat et les siens étaient loin de posséder dans ce milieu forestier. Snardat pesta tandis que son pied se prenait dans une racine. Son premier combat, bien que le terme ne convint pas du tout, et il aurait passé son temps à flipper à l'idée de se prendre une flèche, sans pouvoir tuer aucun ennemi en guise de première victoire personnelle. Pas très glorieux, et encore moins amusant... Il vit des archers et des arbalétriers Orques prêts de lui qui encochaient des flèches et faisaient feu vers les rangers, et se dit qu'ils avaient bien de la chance, même si tout leurs tirs furent foireux. Désespéré, Snardat adressa une brève prière au Grand Oeil pour lui implorer une chance de se farcir l'un de Ses ennemis. Et soudain, il aperçut une chance d'y parvenir...

Troork , jeune archer Orque de la compagnie de Skulaï à la poisse légendaire, avait été l'un des premiers à retourner à l'assaut dans la végétation. D'entrée, il avait reçu un trait en plein dans une côte. Beuglant sa souffrance si atroce qu'elle lui avait ôté toutes envies de se battre pour l'instant, l'Orque maigrelet à la peau brune s'était péniblement traîné hors du chemin de la horde qui continuait à charger sans se soucier de lui, et était venu s'adosser contre un arbre où il pourrait “souffrir tranquille”. Il était encore là, le souffle difficile et la vue brouillée, quand une silhouette sombre fondit sur lui. Il ne comprit pas tout de suite ce que lui disait l'autre, son esprit étant ailleur, mais sa poigne demeura instinctivement ferme sur son arc tandis que le nouvel arrivant tentait de le lui arracher des mains. Troork s'efforça de focaliser et reconnut Snardat penché sur lui.

P****n Troork ! lui gueulait-il dessus. File-moi ton arc!”
La voix déchirée et entrecoupée par la douleur, Troork retourna à Snardat une réponse qu'il aurait voulu plus menaçante.
_ Plutôt crever que de le laisser aux pattes d'un charognard comme toi! Dégage de ma vue, sale Rat !”
Troork renforça sa prise sur son arc en le tirant vers lui des deux mains. Snardat poussa un grognement énervé. Il aurait tenté de raisonner Troork un siècle entier durant, celui-ci était trop entêté pour lui céder son arme de plein gré. Et lui, il en avait besoin immédiatement s'il voulait pouvoir flécher les Humains en fuite.
Avec un machaviélisme cruel, Snardat mit la main sur le trait saillant de la côte de son “compagnon” ... Et le pressa dans la blessure. Avec un gémissement déchirant, Troork céda enfin son arme. Snardat se servit également une flèche dans le carquois de sa victime avant de l'abandonner à son sort.


*A nous deux maintenant!* lança intérieurement Snardat à l'attention de l'un des rangers qui s'enfuyait tandis qu'il encochait une flèche destinée au peau-rose vêtu de vert qui fuyait. Snardat avait déja manié un arc, il avait même monnayé quelques cours à des gars dans la forteresse; mais c'était la première fois qu'il visait une cible mouvante. Et une cible qui allait en zigzags, et régulièrement couverte par des arbres. Sur une réplique des plus James Bondienne (et vous me pardonnerez la comparaison qui n'est pas vraiment dans le contexte du SdA), Snardat décocha son tir après avoir estimé rapidement l'endroit où se trouverait sa cible dans les prochaines secondes. Il l'aurait eu! Il en avait la certitude absolue! Si seulement cet abruti de Yetch n'avait pas tout gâché en venant courir bêtement sur la trajectoire du tir... En poussant un juron indigné, (pas parce qu'il avait blessé un vétéran de la compagnie mais parce que ce vétéran de la compagnie avait eu la bêtise de venir se mettre en travers d'un tir absolument parfait) Snardat déposa l'arc près de son propriétaire agonisant, conscient qu'il n'aurait pas le temps de recharger avant que sa cible n'eut disparu de l'autre côté de la colline où ils se trouvaient. Les gars continuèrent de gravir la montée, écrasant sous leurs pas les cadavres de quelques pisteurs assassinés qui se trouvaient sur leur trajet. Une fois arrivés en haut, il était évident qu'ils ne rattraperaient jamais les rangers : ceux-ci étaient déja hors de vue. Tout autant écoeuré que ses soldats, Skulaï leur ordonna d'abandonner la poursuite.
Poursuivre les affreux sur leur propre terrain aurait été vain, au mieux, suicidaire, au pire.


Dernière édition par Snardat le Dim 26 Avr - 0:30, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snardat
Orque
Orque
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 96
Age : 28
Localisation : Dans le rang
Date d'inscription : 01/01/2009

Feuille de personnage
Points de vie Points de vie: 20
Points d'attaque Points d'attaque: 5
Points de défense Points de défense: 5

MessageSujet: Re: Baptême du feu   Sam 11 Avr - 22:04

Tout va comme tu veux, mon gars? demanda Skulaï en s'approchant du blessé assis au sol qui était aux soins de ce bon vieux poète de Togar , l'un des bourreaux de Morgul qui tenait également le rôle de médecin dans la compagnie de Skulaï . Yetch adressa un regard noir de colère à son supérieur. Visiblement, être la cible d'un tir ami n'était pas chose qu'il prenait à la légère.
C'est le pied Capitaine! Y a une ordure qui m'a mis un tir foireux dans le dos et quand je le retrouverai, je lui ferais un second trou du c** !! Mais mis à part ce détail, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes hein!”
Skulaï jeta un coup d'oeil rapide sur la blessure de Yetch .
Arrêtes de nous faire ta chochotte veux-tu? C'est aussi insignifiant qu'une piqure de moustique.
_ T'en as des bonnes Chef ! lui lança Yetch sans aucun humour dans la voix.
_ Non, le Capitaine dit vrai. assura Togar d'une voix posée. Cette blessure ne vous mettra pas hors jeu.
_ Ouais ben toi t'es mignon, sois sérieux et aggrave pas mon cas!
_ Allons, s'amusa Togar . Vous pouvez me faire confiance n'est-ce-pas Yetch ? Vous me connaissez, vous savez qui je suis...
_ Justement! Comment puis-je avoir confiance en un tortionnaire pour me soigner?! Tu serais tout aussi capable d'enfoncer cette flèche pour te divertir que de la retirer comme prévu!
_ Et vous Capitaine ? s'intéressa Togar , presque inquiet . Vous avez l'air d'avoir encaissé... Je suis à vous tout de suite...”
Tiens, c'est vrai. Il l'avait oublié dans le feu de l'action, mais maintenant que Togar lui en parlait, c'est vrai qu'il avait toujours deux flèches de plantées sur lui. Louées soient ses épaulières, celles-ci avaient freiné considérablement la flèche qui n'avait fait que l'entamer légèrement.
Son bras en revanche faisait plus peine à voir. Mais Skulaï retira les deux flèches avec le même mépris avant de les laisser tomber au sol. Puis il prit son d'alcool et en but une gorgée.

Va mieux maintenant.
_ ...Vous tenez vraiment à mourir, hein?” soupira Togar .
Skulaï haussa les épaules, comme si cette possibilité n'était qu'un détail insignifiant, et partit poursuivre son bilan des pertes.

Trente-sept morts. C'était le nombre de morts de Skulaï pour sa compagnie. En tout, quarante-sept de ses soldats avaient été touchés par des tirs. Sur ces quarante-sept soldats, treize étaient déja morts, et les blessures de vingt-quatre autres allaient leur faire rendre l'âme d'une minute à l'autre. Des pertes légères mais un sacré coup sur le moral. L'autre compagnie comptait moins de pertes, mais parmi elles figurait son dirigeant... L'armée s'était remise en route, mais eux étaient toujours dans la forêt, à se reposer en attendant que la colonne passe entièrement pour y prendre place à l'arrière, lorsqu'un des gars vint prévenir Skulaï que Draykh se dirigeait vers eux. Quelques secondes plus tard, celui-ci pénétrait dans le bois, se dirigeant vers Skulaï sans accorder le moindre regard à la piétaille.

Le réveil a été agréable à ce que je vois. commenta ironiquement Draykh en passant à côté de lui sans même sembler le remarquer, tandis qu'il venait se placer un peu plus haut que Skulaï dans la pente, de manière à ce que malgré sa taille supérieure, ce soit à ce dernier de lever la tête vers son supérieur pour parler. La garde rapprochée de Draykh , constituée uniquement d'Uruks (une manoeuvre visant à atténuer les tensions entre les deux races), entoura le Capitaine Orque , à distance toutefois respectable. Votre situation?
_ Des pertes légères pour moi, Général . Moins d'une quarantaine. Les autres gars là-bas, par contre, ils ont perdu leur capitaine. Mais aucun Humain de tué. Ces lâches ont fui plutôt que de se battre à la loyale.
Draykh mima un air songeur en se massant le menton.
C'est un imprévu très regrettable. Quelqu'un en est entièrement responsable, vous ne croyez pas?
_ J'en suis convaincu , Général .
_ Mouais... Moi aussi. Selon vous, qui est le responsable? Qui doit être puni?”
*Toi , espèce d'abruti! Pour ton incompétence au commandement qui t'a poussé à nous faire marcher de jour! Tu ne mesures pas les risques que tes décisions arrogantes font encourir à tes troupes, et c'est elles qui en payent le prix! Tu n'es qu'une crevure écervellée, et je n'arrive pas à comprendre comment les Neufs et le Grand Oeil ont-ils pu te confier une invasion alors que je ne te confierai pas une de mes vermines!*
En résistant à une féroce envie de cracher son jugement à haute voix à son supérieur et en conservant une attitude diplomatiquement neutre, Skulaï improvisa une autre réponse :
“Les Pisteurs. C'est eux qui n'ont pas fait leur boulot; ils étaient censés monter la garde autour de la colonne et donner l'alerte si des rangers approchaient, mais ils n'ont rien vu venir. C'est eux qui devraient être puni.”
Draykh soupira et fit craquer ses doigts.
Et ne croyez-vous pas que la zizanie et les frictions soient tout aussi néfastes à notre victoire? Ne croyez-vous pas que celà mérite également punition?
_ Je...
_ Les seuls responsables, ce sont les Gondoriens . Si vous devez garder rancune envers quelqu'un pour ce qui vient de vous arriver, ce quelqu'un doit être les Gondoriens . Pas vos frères Pisteurs. Ai-je été claîr?
_ ...Limpide.
_ Au moins maintenant, vous savez ce que vous avez à dire à vos Orques s'ils vous réclament un bouc émissaire. conclue-t-il sereinement. Bien! La sieste est terminée; dites à ce... Ce troupeau, là, de se remettre en ordre de marche, puis rejoignez la colonne. Et puisque vous vous êtes déja autoproclamé chef de l'autre compagnie, je les laisse à vos soins.”
Skulaï regarda s'éloigner son supérieur. L'envie de prendre des mains une fois encore l'arbalète de Charir pour se débarrasser une fois pour toutes de ce planqué pompant était tiraillante, et tripla lorsque Draykh se tourna vers lui en prenant un ton provoquant.
Vous avez entendu ce que je vous ai dis?
_ Oui Général.
_ Allez, exécution!”


Dernière édition par Snardat le Sam 23 Mai - 14:06, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snardat
Orque
Orque
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 96
Age : 28
Localisation : Dans le rang
Date d'inscription : 01/01/2009

Feuille de personnage
Points de vie Points de vie: 20
Points d'attaque Points d'attaque: 5
Points de défense Points de défense: 5

MessageSujet: Re: Baptême du feu   Jeu 16 Avr - 12:17

Les Orques de Skulaï avaient repris leur place vers l'arrière-centre de la colonne, en abandonnant derrière eux les morts et les mourrants, après les avoir dépouillé, naturellement. Togar et ses quelques seconds n'ayant pas eu le temps de s'occuper des trois quarts des blessés, ceux-ci en étaient réduits à poursuivre la marche en serrant les dents. Deux d'entre eux trop grièvement blessés, n'eurent pas la force d'endurer l'effort et s'écroulèrent. Un troisième qui avait vu Skulaï retirer ses flèches avait été inspiré par son chef et en avait fait de même avec celle qu'il avait reçu dans le corps; il succomba à l'hémorragie que cet acte irréfléchi avait déclenché. Bien que Togar soit venu s'occuper de lui, Snardat fut presque stupéfait de voir que malgré sa blessure gravissime et sa souffrance qui le poussait à bout, Troork survivait et tenait la cadence.

Une heure après l'embuscade dans le vallon, les rangers d'Ithilien lancèrent une seconde attaque sur la colonne, cette fois à l'arrière. Les pisteurs furent une fois de plus massacrés, mais parvinrent toutefois à donner l'alerte. A peine les hostilités entamées, les rangers disparurent de nouveau dans les bois. L'armée se disant qu'elle serait tranquille pendant un temps, se remit aussitôt en route, insouciante. Deux minutes plus tard, les rangers revenaient de plus belle et totalisaient plus de deux cents touches dans les contingents reculés. Chaque soldat était sur les nerfs, et le moral était bas à l'idée que la force d'invasion se fasse décimer sans causer la moindre perte à l'ennemi.

Puis pendant plusieurs heures, plus rien. Aucun signe des “fantômes” , comme si ceux-ci les avaient oublié. Ceux-ci en fait, étaient partis se réapprovisionner, leurs carquois n'étant plus très remplis.

Vers onze heures, les éclaireurs daignèrent enfin se rendre utile en venant prévenir Draykh qu'un peu plus loin, ils auraient à traverser le passage à guet d'une rivière qui puait l'embuscade. Désireux de prouver que sa place de Général était méritée, Draykh se dirigea vers l'avant de la colonne, où il désigna un “volontaire” pour prendre sa place sur son Warg tandis que lui se ménageait un large espace dans ses troufions. Quelques instants plus tard, ils arrivaient au fameux passage à guet. Et en effet, à mi-chemin dans leur traversée, le faux Draykh fut abattu par pas moins de six tirs, d'entrée. Même le malheureux Warg eut son compte. Les rangers crurent avoir abattu le leader des Orques et privé l'armée ennemie de sa tête, ce qui aurait été un très haut fait d'armes. Mais le vrai Draykh , qui s'était dissimulé dans la troupe, sortit alors de la masse, une torche enflammée à la main, qu'il envoya dans la forêt. Quelques flèches lui furent retournées, mais l'intervention de ses gardes Uruks lui sauva la vie, ceux-ci se précipitant pour faire écran de leurs boucliers et de leurs corps. Le feu qu'il avait déclenché parut tout d'abord bien dérisoire, trop lent à croître, jusqu'à ce que le général Orque ordonne à ses troupes de lancer leurs alcools, en montrant l'exemple. Ce côté du bois ne fut bientôt plus qu'un brasier, et pour la première fois dans cette invasion, les Orques parvinrent à faire des morts parmi leurs assaillants. Un seul, pour être exact. Celui-ci transformé en torche humaine tenta sa chance en plongeant dans l'eau de la rivière. Tandis que les Orques se hâtaient de traverser la rivière pour donner l'assaut dans la forêt, Draykh s'immergea jusqu'à la poitrine dans la rivière pour se diriger vers le ranger à l'agonie, qu'il rattrapa et décapita sous les yeux de ses troupes. La mort du ranger fut prise comme une grande victoire par l'armée, qui connut un regain de moral. L'incendie que Draykh avait déclenché pour repousser l'embuscade était toutefois trop menaçant pour permettre à l'armée de prendre cette route, ce qui obligea les Orques à rebrousser chemin pour contourner l'incendie, ce qui rallongea de plusieurs heures le trajet. Le feu s'étendit sur une vaste portion de l'Ithilien , qui ne fut bientôt plus qu'un enfer. Des dizaines de kilomètres furent ravagés par le feu qui martyrisa la forêt pendant plusieurs jours et nuits. En fait, le feu était toujours en train de se sculpter un empire dans la nature lorsque les Orques assiégèrent Osgiliath .

Mais pour l'heure, le reste du voyage s'effectua sans encombre.
Midi était passé depuis deux heures (il est 14h quoi!) lorsque l'armée Orque parvint enfin à la base où Draykh avait prévu de faire enfin halte. A l'étonnement de Draykh , leur venue ne fut pas une surprise. Au final, leur marche matinale avait coùté la vie à plus de cent quatre-vingts guerriers de Sauron , pour un ranger... Mais la plupart ne semblaient voir que le ranger mort et allaient avec un moral d'acier.
La horde fut mise au repos pour le restant de la journée. Certains partirent reprendre des forces, d'autres reçurent enfin les soins qu'ils auraient du recevoir depuis des heures.


Dernière édition par Snardat le Mar 28 Avr - 19:07, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snardat
Orque
Orque
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 96
Age : 28
Localisation : Dans le rang
Date d'inscription : 01/01/2009

Feuille de personnage
Points de vie Points de vie: 20
Points d'attaque Points d'attaque: 5
Points de défense Points de défense: 5

MessageSujet: Re: Baptême du feu   Ven 17 Avr - 1:18

Après s'être restauré, Snardat s'était lancé dans la visite de la “forteresse” , un petit réseau de tours et de palissades formant un croissant accolé à une falaise. Des pieux de défenses garnissaient le pied de ces fortifications très sommaires. Seulement vingt mètres de terrain déboisé séparaient les murs de la forêt, et Snardat se demandait comment il était possible de voir arriver un intrus avec une vue aussi restreinte. Les Orques qui tenaient cet endroit s'étaient aménagé dans ladite falaise, une caverne qui devait être presque aussi grande que le grand hall de Minas Morgul , en longueur et en largeur du moins. La hauteur, ou plutôt l'absence de hauteur, donnnait l'impression que la grotte allait les compresser d'une minute à l'autre. On y était très à l'étroit, surtoùt lorsque plus de deux mille Orques venaient occuper tout l'espace disponible. Il y avait aussi une sorte d'escalier à l'extérieur, très étroit et sans rien en guise de rampe, menant jusqu'au sommet où se trouvait un poste de guet, seul endroit réellement digne d'intérêt puisqu'on pouvait voir le feu que Draykh avait allumé. Celui-ci gagnait en terrain et en intensité, ravageant ces pourris d'arbres qui leur avaient dissimulé les affreux pendant toute la matinée.

"Eh ben! Quand le Boss s'y met, il fait pas dans le détail!”
Aucun des deux autres présents, des jumeaux verdâtres et poilus, des membres de la garnison, ne sembla enclin à relever la remarque. Depuis qu'il était venu s'incruster entre eux, ceux-ci le toisaient de la même manière qu'ils l'auraient fait pour un intrus, sans prononcer un mot. Snardat s'en moquait; il resta là pendant un moment à contempler la scène qui prenait un tournant apocalyptique, avant de redescendre. Dans l'escalier, il croisa deux Uruk-Haïs qui allaient en sens inverse. Par précaution, Snardat s'adossa au mur, sans toutefois cesser de leur adresser un regard noir. Arrivés vers son niveau, les Uruks remarquèrent la manière dont les regardait Snardat et le premier l'arrêta en le plaquant à la falaise d'une main puissante.

"T'as un problème? Petit Orque verrue?" demanda-t-il d'une voix lente et gutturale. Snardat essaya d'ôter la sale patte qui le clouait contre la roche. Rien à faire! L'Uruk était d'une force inouïe.
"Ouais! Toi, espèce de gros lard né de la fange! Lâche-moi, que je puisse descendre!”
Les Uruks éclatèrent d'un rire bestial commun.
“On pourrait t'aider à descendre, si tu le souhaites...
_ Mais attends voir! dit alors l'autre, d'une voix un peu plus rapide que celle du premier. J'ai l'impression qu'on le connaît... Snardat fut soulevé à hauteur de visage pour mieux être dévisagé. Vous les Orques vous êtes tous les mêmes, me diras-tu, mais toi... Après ce qui sembla être à Snardat un intense effort de réflexion de la part de l'Uruk, celui-ci beugla d'amusement. Ca y est je sais qui tu es! Tu es le jeune abruti qui s'est fait choper par Thorggut y a des mois! Tu te promenais dans nos quartiers, comme un errant!
_ Et tu n'as jamais remis les pieds chez nous! reprit le premier en riant. Comme c'est attristant! N'as-tu pas aimé notre accueil?
_ Détrompez-vous! Je suis revenu une fois! Et j'y ai pris mon pied! Bien, c'était fort enrichissant, mais maintenant, tu veux bien laisser mes pieds toucher le sol!? Bon sang, pour la dernière fois, lâche-moi!”
_ Et au fait, reprit l'autre, ta voix m'est familière elle aussi... Ca serait pas toi ça?
L'Uruk se cacha les yeux d'une main et fit une imitation quelques peu ratée des pleurnicheries qu'il avait entendu malgré la distance et le fait qu'il ne s'était même pas trouvé dans la forêt quand Snardat les avait faites :
“Capitaine ! Le soleil va faire fondre nos yeux ! Faut se cacher ! Faisons une pause!”
L'Uruk beugla à nouveau, de concert avec son partenaire cette fois. Snardat lui, loin de rire, sentit comme un volcan en éruption dans sa tête.

Dans la cour, Charir qui venait de retrouver une vieille connaissance dans les membres de la garnison, s'était lancé dans une narration dynamique de l'embuscade de ce matin tandis qu'ils erraient non loin de l'entrée de la caverne.
“...Et donc on est là, en train de se refoutre en rang, avec le Chef qui gueule à nous casser les oreilles, lorsqu'il se prend deux flèches!
_ Il est crevé?
_ Mais non! Le Chef il est trop entêté pour crever, il les sent même pas les flèches! Et donc là, sans prévenir, y a des centaines de projectiles qui nous pleuvent sur la gueule!
_ Des centaines? T'as pas l'impression d'exagérer un peu?
_ Pas une seconde! Les affreux, ils nous sont tombés dessus, mais d'une force! VLAN !”
En parfaite synchronisation avec l'exclamation de Charir et avec son poing écrasant sa main, un Uruk tomba de plein fouet sur le copain de Charir . Dans un bruit dégueulasse qui ne donnait pas cher de ses entrailles, l'Orque avait été écrasé au sol, broyé sur place par le projectile de viande de plus d'une centaine de kilos qu'il avait reçu. Charir resta quelques secondes immobile, bouche bée, ne parvenant pas à croire à ce qu'il venait de se passer. Ghik qui se trouvait non loin, rappliqua près de lui. D'autres étaient également en train de venir voir.
“C'est quoi ce délire?! Il s'est passé quoi là Charir ?!”
Ca, il se le demandait encore... Charir leva les yeux en l'air pour essayer de comprendre, et fut aveuglé par le soleil en gémissant. Ghik fit de même, mais en plaçant sa main en protection. Au bout de quelques secondes, une autre silhouette massif dégringola de la falaise. Et elle dégringolait à grande vitesse, peut-être pour atterir en plein sur l'un d'eux, comme son semblable.
“Fais gaffe!” hurla Ghik en prenant ses distances et en faisant reculer Charir avec lui de son bras. Le corps sans vie d'un second Uruk-Haï atterissant tout près d'eux les fit bondir en arrière en couinant de surprise.
“Mais qu'est-ce qu'il se passe à la fin?! redemanda Ghik .
_ Il... Il pleut de l'Uruk !”

Snardat se pencha au bord de la falaise. La vue des deux grands crasseux morts aplatis au sol vingt mètres plus bas l'emplit d'une extrême satisfaction. Il rangea ses armes et reprit la descente de l'escalier. Lorsqu'il se fut rapidement assuré que nul n'était là pour l'entendre, Snardat laissa libre cours à un ricanement sadique.
Arrivé en bas, Snardat s'aperçut que tout un attroupement d'Orques , et même d'Uruks , étaient venus voir les cadavres. Charir indiquait la falaise du doigt, lancé dans des explications que Ghik confirmait toutes les deux secondes. Avant que quelqu'un ne tourne son attention vers lui et ne le voie à la sortie de l'escalier, Snardat se dépêcha de rejoindre le groupe d'Orques en lançant un “Ouah! Qu'est-ce qui s'est passé ici?!” qu'il aurait voulu faire paraître plus innocent, mais qui était bien peu crédible. Il dut retenir une féroce envie de rire à nouveau lorsque certains en arrivèrent à la conclusion que les Uruks avaient du faire un faux pas dans l'escalier et glisser dans le vide.


Dernière édition par Snardat le Mar 28 Avr - 18:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snardat
Orque
Orque
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 96
Age : 28
Localisation : Dans le rang
Date d'inscription : 01/01/2009

Feuille de personnage
Points de vie Points de vie: 20
Points d'attaque Points d'attaque: 5
Points de défense Points de défense: 5

MessageSujet: Re: Baptême du feu   Mar 28 Avr - 18:33

Le soleil était sur le déclin et les troupes pouvaient repartir.
Les portes de la forteresse s'ouvrirent pour laisser sortir l'armée contingent par contingent, avec une fluidité extraodinaire pour des Orques , qui se remirent en marche plus vite qu'il n'en fallait de temps pour le dire. La garnison, soit à peu près sept-cent cinquante Orques , s'était jointe à l'offensive dans sa totalité. Si bien qu'une fois tout le monde sorti, l'entrée de la forteresse demeura béante, nul n'étant resté à l'intérieur pour la fermer.

Ils étaient donc maintenant pas loin de trois mille à avancer dans la nuit, et ils ne se privaient plus de le faire dans un vacarme audible à des kilomètres à la ronde. La marche fut néanmoins tranquille et sans histoire ce soir-là. Ils firent même une rencontre favorable à leur cause lorsque leur route croisa le chemin d'une patrouille de toute une centaine de cavaliers Wargs peu avant l'aube. Profitant du pouvoir que lui accordait son statut, Draykh prit l'une des montures à son cavalier, car il ne faisait pas fière image d'aller à pied quand on était un Général . Il renvoya ensuite tout les cavaliers Wargs au repaire d'où ils venaient, avec l'un de ses messagers pour ordonner à la garnison de les rejoindre en route.

En dépit des pertes de la veille, Draykh était décidé à marcher de jour encore une fois. Le point où les renforts de l'autre forteresse devaient converger avec eux ne devait plus être très loin, de toute façon. Bientôt, ils auraient avec eux une centaine de Wargs, de doux animaux qui dissuaderaient les Gondoriens de les attaquer pour le restant du voyage.

Lorsque le soleil illumina à nouveau les visages grimaçants des Orques , Skulaï dont la compagnie avait à nouveau été placée dans les bataillons de tête, lança un regard inquisiteur à ses troupes. Mais cette fois, mis à part quelques jurons, il n'y eut aucun désordre comme celui de la veille.
C'est bien, vous vous améliorez; commenta Skulaï , j'aime autant ne pas vous dire ce qu'il serait arrivé à ceux qui me lâchaient une fois encore!
_ Je n'en pense pas moins que c'est insupportable, et qu'on va encore s'en prendre plein la gueule! se plaignit Charir , ce qui lui valut un regard assassin du Capitaine.
_ De quoi tu as peur Charir ? rigola Yetch . Nos deux petits amis ne te plaisent pas? Yetch faisait allusion aux deux Trolls qui se trouvaient entre leur compagnie et celle de devant. Et puis, après la correction qu'on leur a mis hier, tu crois vraiment que les Humains reviendront nous chercher querelle ne serait-ce qu'une seule fois pour le restant de la route?” Les premières lignes commencèrent à glousser, mais s'interrompirent lorsque les deux Trolls se mirent à mugir en battant l'air des bras. Tous les Orques prirent leurs distances des monstres furieusement agités. L'un d'entre eux avait soudain l'air d'un gros hérisson, avec au moins une centaine de flèches de plantées sur lui dont un bon nombre dans la tête. Celui-ci chancela, et tomba à la renverse, en manquant d'écraser quelques Orques au passage.

Aussitôt, les lignes furent gagnées par une agitation frénétique. Contrairement à d'habitude, il ne fallut pas longtemps pour repérer les rangers : ceux-ci devaient être des dizaines à se tenir sur la crête d'une colline rocailleuse qui occupait le flanc droit de la route. Le terrain... Lui en revanche, il jouait comme d'habitude en faveur de leurs assaillants, car s'ils voulaient monter tout là-haut pour les déloger, l'ascension des Orques tiendrait parfois plus de l'escalade que de la marche. Rien que pour prendre pied dessus, ils allaient devoir se hisser; certains rangers descendaient en contrebas afin de mieux abattre ceux qui auraient l'audace de le faire. Peut-être les bataillons de derrière trouveraient-ils une voie plus pratiquable et coinceraient les Gondoriens ?
Pour le moment, Skulaï avait autres choses à penser. Ses troupes le regardaient avec insistance, attendant de savoir ce qu'elles devaient faire. Skulaï leur fit signe d'attendre, et l'ordre fut relayé jusqu'à l'arrière. Il allait lancer une attaque qu'il estimait très probablement inutile et vaine sur cette colline, car s'il n'essayait pas d'attaquer mais qu'il planquait ses troupes pour les préserver, celà pourrait être considéré comme de la couardise, et sa tête pourrait finir sur une pique. Mais il ne voulait pas que sa compagnie soit la première. Aussi laissa-t-il à celles sur ses côtés “l'honneur” d'attaquer les premières... Lorsque les rangers commencèrent à cribler de flèches leurs “camarades” , Skulaï lança l'assaut de sa voix qui inspirait la crainte. C'était le moment ou jamais. Si la chance leur souriait, les rangers seraient trop occupés avec les autres vermines pour se soucier d'eux tandis qu'ils prendraient pied sur la colline. Sinon, tant pis, au moins ils auraient une bonne excuse pour rester à couvert. Pas moins d'une quarantaine d'Orques grimpa vivement au rebord.
Ils prirent pied et purent avancer de plusieurs mètres avant que les tirs ne se mettent à voler sur eux, fauchant au moins la moitié de ceux qui étaient parvenus à monter. Snardat qui était l'un des plus avancés, se précipita à couvert derrière un rocher, où Yetch et Charir étaient également parvenus et se tenaient accroupis. Yetch ... Snardat lui en voulait toujours de s'être placé en plein milieu de son tir. Il aurait touché sa cible, il le savait! Pendant un instant leurs yeux se croisèrent. Yetch fut surpris d'avoir l'impression de constater qu'il y avait une certaines malveillance dans le regard du jeune soldat, mais il y avait plus urgent pour le moment.
Ils se tournèrent pour observer les autres gars derrière eux qui continuaient à monter. Tous mourraient les uns après les autres, sans parvenir à leur niveau. Quand à ceux qui étaient arrivés en même temps qu'eux, la plupart étaient déja morts, ou cloués derrière leurs couverts. Finalement, comme si un robinet venait d'être fermé, l'assaut s'arrêta, et les trois Orques se retrouvèrent tout seuls.
En maudissant les pisteurs qui une fois de plus n'avaient pas donné l'alerte, Charir se redressa rapidement pour tirer un carreau sur l'un des rangers les plus proches. Son tir manqua sa cible de très loin.
C'est pas vrai! pesta Charir .
_ T'es aussi précis qu'une vieille borgne! l'enflamma Yetch . Applique-toi un peu tu veux?
_ Si t'es pas content t'as qu'à tirer toi-même! lui cracha Charir en se lançant dans le rechargement trop long de son arme.
_ S'il faut en arriver là...
_ Je le savais de toute manière! C'était vraiment une idée à la con d'attaquer, et on va tous y passer maintenant!
_ De quoi tu te plaints? T'as une arbalète, une pierre qui te protège, et en plus tu peux te vanter d'être toujours en vie...”
_ Mais jusqu'à quand...
Charir s'apprêtait à tirer encore une fois, lorsqu'une ombre gargantuesque les recouvrit. En se retournant, ils virent le Troll penché sur eux, bien que celui-ci ne faisait pas vraiment attention à eux. En faisant comme s'ils n'étaient pas là, le monstre saisit le rocher derrière lequel ils se terraient, et le sortit du sol, d'où il ne resta de sa présence qu'un cratère. Le Troll le projeta sur le ranger que l'arbalétrier avait loupé un peu plus tôt. L'Homme fut broyé par la pierre dans un bruit qui rappela à Charir un mauvais souvenir très récent qui l'empêcha presque de sourire.

Il est bien sympa mais... On est plus planqués maintenant! s'écria Snardat .
_ Cherchez pas, on se casse pendant que le Troll les distrait! ordonna Yetch . Le trio commença à courir vers là où ils étaient arrivés. Ils croisèrent Karess en chemin, qui allait en sens inverse, l'esprit insouciant et la face inexpressif. Celui-ci leur adressa un unique mot de sa voix gutturale :
Pleutres...
Snardat s'arrêta pour répondre à l'insulte.
Vas te faire tuer inutilement là-haut si tu y tiens, mais nous on tient à notre peau!
_ Pleutres... répéta Karess .
_ Laisses tomber, lui lança Charir . Il a plus toute sa tête!”
Tandis que le second Troll tombait à terre en faisant trembler le sol, Snardat voulut se remettre en route. Son sang se glaça lorsqu'une flèche venue de son propre camp lui frôla l'oreille. Il continua néanmoins de courir avec vigueur.

Troork enragea. Il venait de louper cette petite ordure. Depuis hier, il brûlait du désir de vengeance. Et quelle opportunité aurait été plus favorable qu'une embuscade confuse où les flèches volaient dans tout les sens? Qui se serait aperçu qu'au milieu de ce foutoir, lui avait assassiné de plein gré le Rat ? Et puis surtoùt, qui serait venu le regretter? Tiraillé par la douleur toujours vive dans ses côtes, cette douleur qui lui inspirait la haine, il reprit un trait en main, l'encocha, et visa à nouveau Snardat , bien décidé à ne pas le louper.

Les deux vétérans sautèrent hors de la colline, en manquant de s'empaler bêtement sur les lances de leurs compagnons qui se trouvaient en dessous dans leur précipitation. Snardat allait en faire de même, lorsqu'il se prit le pied dans ce qui était peut-être la seule racine sortie du sol dans toute cette colline! Emporté dans son élan, l'Orque trébucha et se cogna durement la tête contre la roche qui servait d'extrémité à la colline, esquivant malgré lui une autre flèche venue des lignes Orques qui passa par-dessus son épaule. Avant même de songer à se relever, Snardat tomba dans les pommes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snardat
Orque
Orque
avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 96
Age : 28
Localisation : Dans le rang
Date d'inscription : 01/01/2009

Feuille de personnage
Points de vie Points de vie: 20
Points d'attaque Points d'attaque: 5
Points de défense Points de défense: 5

MessageSujet: Re: Baptême du feu   Jeu 30 Avr - 10:02

Le réveil ne fut pas des plus agréable. Une paire de baffes secondées par des voix insistantes qui l'appelaient à revenir à lui. Alors que Snardat commençait à peine à reprendre ses esprits, il fut sonné par une autre baffe et secoué brutalement.
Eh Snardat ! Debout maintenant espèce de flêmard si tu veux pas qu'on te laisse là! l'appela-t-on en l'arrosant de postillons.
_ Ca va les gars! s'amusa un autre. On essaye de le réveiller, pas de l'achever! En plus je crois qu'on l'a repris, alors laissez-le respirer un peu...”
Il cligna des yeux. Toute une bande d'Orques , parmi lesquels ses deux compagnons d'infortune de tout à l'heure , étaient penchés sur lui, qui était adossé contre le bord pierreux de la colline.
Qu'est-ce qu'il s'est passé? demanda-t-il.
_ Tu t'es assomé on sait pas trop comment tout à l'heure, expliqua Charir , et Yetch t'a tiré ici comme la carcasse inerte que tu étais devenu pour pas que tu te manges une flèche perdue.
_ C'est la deuxième fois que tu me dois toutes tes dents! rigola Yetch .
_ Ensuite on t'a laissé roupiller, vu que tu ne nous servais pas à grand-chose.”
Certains commencèrent à le soulever, mais Snardat chassa leur soutien et se redressa d'un bond.
Je sais encore marcher tout seul non mais! Et les Gondoriens ? Où ils sont passés?!”
_ Oh, ils sont un peu partoùt, si tu vois ce que je veux dire!” La réponse de Charir fit s'esclaffer tout le groupe, à l'exception de Snardat qui ne voyait pas ce qu'il voulait dire. Il eut alors droit à un petit récit détaillé de ce qui s'était passé... :
Quelques secondes après qu'il se soit assomé, les Wargs qu'ils étaient censés retrouver plus loin étaient venus se joindre à eux. Probablement avaient-ils entendu le tumulte de la bataille alors qu'ils se dirigeaient à la rencontre de l'armée, et avaient décidé de s'inviter. Et ils avaient alors pris d'assaut la colline, surgissant sans prévenir et atteignant avec aisance et rapidité la position des rangers. Pris par surprise, les Gondoriens avaient tenté de repousser l'attaque, et avaient tué beaucoup des Wargs ; mais en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, les monstrueux loups avaient atteint leur crête et... et là, les voix de ses narrateurs prirent un ton pervers tandis qu'ils multipliaient les détails gores et les exagérations. En gros, ça avait été un massacre, et les Orques avaient été si enthousiastes à l'idée de pouvoir enfin rendre la monnaie de leur pièce à leurs ennemis que les quelques prisonniers avaient presque tous été livrés à la merci de la piétaille ivre de vengeance.
Snardat qui avait du mal à y croire, sortit du groupe pour pouvoir jeter un coup d'oeil sur la colline. Ce qu'il vit témoignait tout autant de ce qui s'était passé que ce qu'on venait de lui raconter; de nombreux cavaliers Wargs étaient présents, et il s'aperçut que ceux-ci étaient en train de se rassasier de multiples corps sanguinolents et plus ou moins entiers... Ceux des Humains qui les avaient attaqués.
Mais le pire, c'est Karess ! On était persuadé qu'il allait se faire tuer cette fois... Eh ben non! Il a réussi à atteindre le sommet en même temps que les Wargs , comme ça en solitaire, sans s'en prendre une! Et il a décapité au moins douze Hommes !”
_ “En même temps” ? “Douze Hommes” ? Tu le rabaisses là! Il avait bien une longueur d'avance oui! exagéra l'un des autres. Et moi, j'ai compté au moins deux fois plus de rangers tués de sa main!
_ Je suis carrément dégoûté! déclara soudain Snardat à la fin de ce résumé, ce qui suscita l'étonnement de tous.
_ Aux dernières nouvelles, n'aimais-tu pas les histoires avec de la viande rouge?
_ Oui, bien sûr... Sauf celles que j'aurais pu voir de mes yeux et où j'aurais pu prendre part si je n'étais pas tombé bêtement inconscient juste avant!!”
_ Ah ça, faut l'avouer, c'était un sacré coup de poisse!”
Snardat n'écoûta qu'à moitié les consolations des autres quand au fait que Osgiliath était encore à venir, et qu'elle serait au moins dix fois plus violente qu'une petite embuscade mal placée. Il était si déçu de n'avoir pu voir le spectacle décrit de ses yeux, qu'il en oublia pendant plusieurs jours que deux flèches l'avaient manqué de peu tout à l'heure.

L'armée passa toute la matinée au repos sur la colline, à fêter cette victoire comme si la guerre elle-même venait d'être remportée par la même occasion. Tout le mérite revint évidemment aux cavaliers Wargs et à leur intervention ô combien subtile, les contingents qui avaient tenté d'attaquer n'ayant réussi qu'à perdre des dizaines des leurs.
Snardat en profita pour venir poser à Skulaï la question que tout les bleus se posaient.
C'est quand qu'on arrive? C'est quand que NOUS, et pas des foutus clebs, on va enfin tuer des Gondoriens ?”
Skulaï qui venait d'essuyer un nouveau sermon de Draykh comme quoi il avait été stupide d'attaquer puisque les Wargs avaient fini le travail tout seul dés leur arrivée, l'observa comme s'il l'avait trouvé collé sous sa botte.
Ca dépend... Toi, jamais, si tu t'avises une fois encore de t'adresser à moi comme à un égal.”
Flanqué de cette réponse qui ne l'avançait pas de beaucoup, Snardat fut congédié d'un geste de la main. C'était dans l'ordre des choses après tout, se dit Skulaï . Un général réprimandait son Capitaine , qui se vengeait en réprimandant ses troupes, qui ensuite se vengeaient en massacrant l'ennemi.
Quand à Snardat , pour lui c'était claîr, tant qu'il ne tuerait aucun ennemi et qu'il s'assomerait lui-même au milieu des batailles, Skulaï continuerait à le traiter comme un moins que rien...
*Bon sang... Deux batailles déjà, et j'ai pas tué un seul Humain ! Je sens que je vais mourir puceau!*

Malgré une telle défaite et toutes les pertes qu'ils avaient eu, les quelques autres défenseurs d'Ithilien continuèrent de harceler les Orques dans leur progression. Néanmoins, le moral n'y était plus, car il était évident que l'armée de Morgul irait où bon lui semblait, et qu'ils ne pouvaient rien y changer. En plus, ils n'avaient pas de véritables leaders pour les diriger, et n'avaient mis en place aucune stratégie pour arrêter les Orques , mis à part en tuer autant que possible dans leurs attaques éclairs. Aucune véritable résistance ne fut mise en place durant tout le restant du trajet jusqu'à Osgiliath .


La suite ici
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Baptême du feu   

Revenir en haut Aller en bas
 
Baptême du feu
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Demande de baptême, mariage , funérailles, confession etc
» Baptême de Thequeen1
» Demande de baptême, mariage , funérailles, confession etc
» Baptêmes de RoseMontagu, DavidGradir, Talban de la Cauve.
» 4 baptêmes [ PsD, PdP, PR, CdA, NN, Rosy, NdS ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Terre du Milieu :: La Terre du Milieu ( zone RPG ) :: La Terre du Milieu :: Ithilien :: Ithilien-
Sauter vers: