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 La Rive Orientale est aux Orques

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Snardat
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MessageSujet: La Rive Orientale est aux Orques   Dim 31 Mai - 18:39

Troisième partie ici

La nuit touchait à sa fin sur la cité-martyre d'Osgiliath . Ca n'allait pas être une belle journée ensoleillée qui redonnerait de la joie de vivre aux Hommes ...
Le temps allait être à l'orage, à l'image de leur moral.
A la veille de la nuit, leurs espoirs de repousser les Orques avaient tenu de la certitude. Tous avaient pris les armes confiants, certains s'étaient même crus invulnérables. Et pourtant, en une demie-nuit, une attaque d'animaux à moitié préparés et dénués de véritables convictions comme eux, avait brisé leur armée telle une brindille et leur avait infligé une défaite innomable... La rive orientale avait été aux griffes des Orques en ce temps record. Le commandant, tombé dés la première heure de combat sans aucune gloire, était grièvement blessé. Sur les mille six-cents soldats d'Osgiliath qui avaient tenté d'empêcher celà, un millier étaient morts et allaient servir de petit déjeûner aux envahisseurs, ou blessés; une centaine d'autres avaient subi le pire sort qu'ils auraient pu imaginer, même si leur imagination évitait de se plonger dans les détails : être capturé. En face, presque deux mille Orques étaient morts. Il était dit de certains ménestrels que le Courage était la plus grande force d'une armée et que c'était sur cette seule force que se jouait la victoire. Quelques heures avaient suffi aux Orques à démontrer que la force brute* pouvait parfois la surpasser.

* (et la présence d'un redoutable enfoiré de PJ Orque servant de narrateur dans cette bataille : Moi)
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Snardat
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Mar 2 Juin - 9:41

Sur les cinq cents Orques que comptait Skulaï sous ses ordres à la veille de la bataille, un peu plus de deux-cents trente étaient encore vivants et aptes à se battre (un peu moins d'une quarantaine seulement venaient de l'autre compagnie... Autant le dire, y avait du favoritisme!). Lorsque la bataille s'était conclue au pont, la compagnie malgré son passage en réserve, se trouvait aux masures en bordure du fleuve non loin du pont sur sa droite. Elle s'était postée là à l'origine pour harceler à l'arc les Gondoriens qui se repliaient. Elle n'avait plus bougé depuis, et cet endroit lui servait de point de ralliement. La troupe était en attente d'instructions à présent. Avec la permission de leur Capitaine, ils s'étaient lancés au pillage de leur zone. Alors qu'ils fouillaient les baraques les plus prometteuses, des gars d'une autre compagnie s'étaient pointés. C'était le genre de situations propices aux mutineries, et les tensions grimpantes entre les deux factions avaient manqué de provoquer un bain de sang stupide.
Mais en fait, il n'y avait foutrement rien à prendre dans le coin; rien à se disputer.
Tout ici était à l'abandon depuis des années; les Gondoriens n'avaient pas fait beaucoup d'efforts pour ranimer cette partie d'Osgiliath , et aucun combat ne s'y était déroulé. Mais il leur fallait attendre la permission du général pour élargir le pillage à toute la ville, même si Skulaï avait tout de même décidé d'envoyer une petite partie de ses gars avec des brouettes qu'ils avaient trouvé dans une vieille grange calcinée qui leur servait maintenant d'infirmerie, redescendre jusqu'à la place du “chef Zomm” pour se servir en avance et pour ramener des trucs à la compagnie par la même occasion. Tous les Orques de l'armée voulaient ce qui était aux Zomms ; ils voulaient leurs bonnes lames, et leurs belles armures brillantes qui étaient solides et qui valaient chères à la vente; ils voulaient leurs babioles qui pouvaient parfois se vendre chères elles aussi, même si elles servaient souvent à rien... Et ils voulaient leur chair, aussi; l'odeur du sang qui les collait et qui planait sur la ville leur donnait faim. Pour tout celà, les premiers arrivés étaient souvent les mieux servis.

La ruine où il se trouvait maintenant était une antique et minuscule habitation dont le toit et la moitié des murs gisaient en morceaux au sol. Pas même besoin de vérifier, s'était dit Snardat en entrant. Y avait rien à prendre ici, c'était sûr. Il n'avait pas eu la chance d'être renvoyé à l'arrière pour piller. Adossé contre un tas de débris, il nettoyait la lame rougie de sa faucille en se remémorrant chacune de ses victimes. Même si elle s'était conclue par un pillage infructueux des alentours, ça avait été une belle nuit. Et une nuit plutôt caucasse lorsqu'il pensait que plusieurs gars qui le jugeaient faible pour sa taille et sa carrure moins imposante, s'étaient faits taillés en pièce tandis que lui s'en était tiré indemne. Mais la prochaine fois quand même, il tâcherait de ne pas être mis à terre toutes les quelques minutes. Être en situation critique n'était pas chose qui lui tenait à coeur.
D'autres gars entrèrent dans la ruine en pestant sur le fait qu'ils n'avaient rien à prendre dans les ruines et qu'ils devaient attendre les bons à rien que Skulaï avait envoyé en arrière pour avoir quelques choses. Parmis eux, Ghik s'arrêta tout près de lui, sa main mutilée empaquetée dans une étoffe avec le même soin qu'une pièce de viande de boucherie. Il tenait fermement sa lance dans l'autre main, cette lance pour laquelle il avait défié un garde Morgulien . Visiblement, il refusait d'admettre qu'il ne pourrait plus la manier correctement vu son état.
_ Très joli moignon! Lui lança Snardat . Ton armure t'as vachement servi à ce que je vois...T'attends quoi pour aller voir Togar ? Que ça s'infecte et qu'on doive te découper le reste?
Ghik se tourna vivement, visiblement surpris, même s'il essaya de le cacher aussi vite que possible. Snardat se fondait si bien à l'obscurité de la ruine (malgré lui) qu'il ne l'avait même pas vu!Il y avait encore l'obscurité nocturne, mais c'était tout de même impressionnant...
Je suis déjà allé voir Togar . Lui apprit Ghik .
_ Oh... C'est lui qui t'a fait ça? La qualité de ses soins me laisse admiratif...” ironisa Snardat.
En vérité, Ghik se l'était fait lui-même... Il était bien allé voir le toubib... Mais...
Je vais m'occuper de toi, mon agneau!” avait prononcé le toubib d'une voix mielleuse... Puis la gueule que celui-ci avait tiré ( [img=http://img192.imageshack.us/img192/8510/orque.th.jpg] , [img=http://img192.imageshack.us/img192/8527/hostel.th.jpg] , [img=http://img192.imageshack.us/img192/9987/11911966.th.png] ) alors qu'il faisait claquer dans le vent une paire de ciseaux rouillés ne lui avait pas inspiré confiance, et l'Orque blessé s'était senti pousser des ailes alors que ses forces lui revenaient et qu'il en faisait usage pour détaler à toute vitesse avant que Togar ne dirige à nouveau son attention vers lui... Il préférait encore garder sa blessure comme ça plutôt que de s'en remettre au vieux tortionnaire pour la “soigner”...
Mêle-toi de tes affaires, tu veux? lui renvoya Ghik avec hostilité pour couper court à la discussion. D'où tu te permets de me donner des conseils d'abord? Je suis plus vieux que toi que je sache!
_ Si tu le dis... Ca n'est pas ma main de toute façon.”
Snardat se détourna de Ghik et se remit à frotter sa faucille. Le sang séché ne semblait pas décidé à se retirer facilement.
_ J'arrive pas à croirequ'une vermine comme toi s'en soit tirée indemne! reprit soudain Ghik . Quand je pense que j'ai parié mon alcool que t'allais crever... avoua-t-il en se mettant en rogne.
_ Vraiment? Tu me vois doublement plus satisfait d'avoir survécu alors!
_ T'es resté en arrière toute la nuit hein? Et il disait aux autres de se mêler de ses affaires, se dit Snardat ...
_ Tu sais très bien que non... En fait mon truc pour pas me faire tuer, tu vois, tu ne vas jamais me croire tant le concept te paraîtra étranger, mais c'est que quand on se fait attaquer par des méchants, il faut... se défendre! C'est ce qui fait que j'ai coupé quelques têtes et que j'ai tout mes doigts!
_ Tu veux me faire croire que tu as réussi à couper des têtes? Et combien d'Humains vas-tu prétendre avoir tué?
_ Euh... Plein!
_ Plein ? Tssss! Je ne te croirais même pas si tu prétendais en avoir tué un seul, alors plein... Snardat fit tinter du doigt la lame de sa faucille, et lui montra du même doigt le sang séché qu'il avait sur la tête. Et puis d'abord ce qui compte ça n'est pas le nombre de minables tués!Pour ma part j'ai embroché trois de ces sales rôdeurs! Trois rôdeurs, ça vaut bien une trentaine d'Affreux tu crois pas?
_ Et pour ma part, ma première victime a été le chef des Zomms . Retourna-t-il avec fierté. Ca dépasse largement tes trois pauvres rôdeurs, tu crois pas?
_ Le chef des Zomms ?
_ Oui.
_ Tu prétends que c'est toi qui a tué le chef des Zomms ?
_ Oui. Tu me crois pas? Tu veux les détails?
_ Eh les gars! Appella Ghik . Venez écoùter ça! Ca va être marrant, le Rat veut nous faire croire que c'est lui qui a tué le chef des Zomms !”

Il marchait au milieu des Uruks puants assaisonnés au sang humain qui tenaient l'entrée du pont, indifférent à leurs regards haineux et méprisants. L'odeur de sang lui filait une sacrée dalle à lui aussi. Il allait se dépêcher de récupérer ce qu'il était venu reprendre, afin de pouvoir s'occuper de son estomac... S'il avait songé à mendier de la bouffe aux Uruks , bien qu'il préférait crever plutôt que d'en arriver là, il arrivait trop tard : tout les corps humains à l'entrée du pont avaient été dévorés... Par le Grand Oeil , ils avaient même bouffé les Orques qui étaient morts à leurs côtés! Ces Uruks n'avaient vraiment aucune retenue... Il préféra ne plus penser à la nourriture. Il n'était pas venu dans leurs lignes pour ça. Il était à la recherche de ce qui était selon lui la plus terrifiante machine à tuer du Mordor , et qui faisait partie de sa compagnie...
En taille comme en couleur de peau, il était identique aux Uruk-Haïs , ce qui aurait pu poser problème pour le trouver... Mais Skulaï savait exactement où chercher: dans les groupes les plus proches du pont. Parmis quelques guerriers assis à même le sol, Karess se trouvait là, muet comme une tombe, inerte, le regard vide, mentalement absent comme chaque fois qu'il était au repos. Les cinq Uruks posèrent sur Skulaï des regards identiques aux autres, mais auxquels s'ajoûtait de la curiosité. Karess fut le dernier à lever vers lui ses yeux vides.

Suis-moi. Lui ordonna Skulaï sans cérémonie.
_ De quel droit tu donnes des ordres à un Uruk-Haï ?! S'écria l'un des guerriers du groupe.
_ Je suis le Capitaine Skulaï ! Rugit Skulaï . Reparle-moi ainsi, et tu y passes, troufion! De quel Uruk tu parles idiot? Ce gars là est l'un de mes semblabes,et il est sous mes ordres!_ Un de tes... semblables???” balbutia l'Uruk en écarquillant les yeux. Et en fait, maintenant qu'un Uruk énonçait l'interrogation à voix haute, Skulaï aussi se demanda si un truc pareil pouvait vraiment être l'un de ses “semblables”... Karess , pour sa part, indifférent à leurs réactions, se releva et vint se placer à côté de lui. Alors qu'ils repartaient, le Capitaine Uruk vint à leur rencontre.
Tu oses pointer ta sale face ici? Après nous avoir lâché cette nuit? Je ne t'ai pas oublié petit Orque!
_ Je m'en doutais, l'Uruk.
_ Profitez de votre dernière heure à vivre, toi et tes vermines! Lorsque le Chef se pointera ici, je lui parlerai de vous!
_ Seulement quand il se pointera? Releva Skulaï . Tu es d'une lenteur... déclara-t-il avec un sourire diabolique. Je lui ai envoyé mon rapport dés la bataille finie pour lui rapporter que ma compagnie a vaincu le commandant Humain et écrasé la résistance humaine sur la moitié du centre d'Osgiliath avant de se faire relever sur ma décision, ses effectifs ayant été réduits de moitié.”

Un Menteur. C'était l'image qu'on se faisait de lui.
Snardat avait revendiqué officiellement l'acte le plus mémorable qu'avait accompli la compagnie cette nuit : tuer le seigneur Humain ... Mais personne ne voulait le croire.
Lorsque Snardat avait raconté pour la première fois comment il avait fléché le seigneur Humain (en modifiant le passage d'auparavant sur sa fuite du carnage, qu'il avait transformé en une percée solitaire héroïque, et en passant au silence la voix et les visions qu'il avait eu, évidemment...) , Ghik et les autres présents avaient éclaté de rire et avaient rameuté tous les Orques proches dans la petite ruine carrée où ils se trouvaient, pour que tous puissent rire de ses histoires. Ils avaient été plus d'une vingtaine à venir l'écouter répéter son histoire, gloussant et le traitant de menteur. Tout près de lui, Yetch lui avait susurré sur un ton dur que ça n'était pas en racontant des bobards qu'il gagnerait le respect de la compagnie, et encore moins du Capitaine...

Mais c'est pas des bobards ! Avait nié Snardat exaspéré. Il voyait bien qu'on ne le croyait pas, mais il ne renoncerait pas. Je n'ai aucun moyen de vous le prouver, malheureusement il était un peu trop loin pour que je puisse prendre sa tête... Mais je vous jure! Je l'ai fait !
_ Je n'ai aucune confiance en quelqu'un que je peux écraser sous ma botte sans le remarquer! S'était moqué Gotox , un gras du bide. Snardat avait noté son nom. Pareille insulte méritait châtiment.
_ Et le Rat n'a pas les tripes pour réussir un truc pareil! Il n'est bon qu'à courber l'échine devant plus grand que lui! Avait enchaîné Kajo , un peau-verte tout velu. Snardat en avait fait de même avec lui... Il allait se faire une joie de lui prouver le contraire; et qu'il avait les tripes pour l'avoir réussi, et qu'il ne courbait pas l'échine devant plus grand que lui.
_ Et t'as même pas d'arc en plus! Avait ajouté Ghik , sans tenir compte de sa précision antérieure quand au fait que l'arme était foutue et qu'il s'en était débarrassé.
_ Et personne t'a vu faire, évidemment!”
Ainsi, personne ne le croyait. Il n'était qu'un menteur, un sale petit prétentieux qui usurpait les exploits d'un autre pour s'arroger un respect non mérité. C'est ainsi que sa réputation évoluait en ce moment même dans sa compagnie, tandis qu'il était resté seul dans l'obscurité de la ruine que les autres avaient déserté, jouant les sociopathes et poursuivant en silence le nettoyage de sa fidèle arme de fortune, décidé à faucher la gorge du prochain qui serait assez fou pour venir le traiter de menteur.
Entièrement à ce qu'il faisait, il ne remarqua pas tout de suite qu'un autre venait de pénétrer dans la ruine... Quelqu'un qui, heureusement pour lui, n'était pas très malin!


Dernière édition par Snardat le Dim 7 Juin - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Jeu 4 Juin - 12:49

Troork retentait un essai. Il avait entendu la rumeur sur les histoires de Snardat . Le Rat était aussi pathétique que d'habitude dans ce que l'on rapportait sur lui; personne ne viendrait s'attarder sur son cas s'il se faisait tuer, c'était sûr. Il avait demandé où se trouvait Snardat en ce moment.
Il est en solitaire là-bas. Lui avait-on dit en lui indiquant une minuscule ruine carrée. Probablement en train de bouder...”
Il n'allait pas louper pareille occasion d'assouvir sa vengeance. En faisant avec sa nouvelle blessure à la jambe, Troork s'était absenté de l'infirmerie en boitillant pour se diriger vers l'endroit où se trouvait Snardat .

Snardat ? T'es là ?” Appela Troork alors qu'il encochait une flèche et le cherchait du regard en pénétrant de sa démarche mal assurée dans la “pièce” encore sombre malgré l'éclaircissement croissant du matin.
Allons montre-toi! Je te crois moi lorsque tu dis que tu as fait la peau au chef Zomm !" Eut-il l'idée de prétendre, en prenant vraiment, mais alors vraiment, le Rat pour le gars le plus stupide que le monde ait jamais connu. Alors qu'il commençait à se dire qu'il n'était plus ici, telle une extension de l'ombre de la ruine, Snardat fondit sur lui et le plaqua au sol. La flèche que Troork avait préparé partit dans le décor, et l'extrémité pointue de la faucille appuya sur sa gorge, faisant perler une goutte de sang noir. Troork gémit, plus de surprise que de mal, et voulut se débattre, mais Snardat lui bloquait également les bras.

Et où il est en ce moment?
_ Il est avec Troork là-bas. Lui répondit Krelch en lui indiquant une minuscule ruine carrée. Probablement en train de se faire foutre de sa gueule...”
A grands pas, Skulaï suivi de Yetch , Charir , et Karess à qui il avait oublié de dire d'arrêter de le suivre, se dirigea vers la position où se trouvait Snardat .

"Un archer doit avoir de bons yeux. railla Snardat alors que Troork pestait au sol, impuissant. Et de plus : “Le prédateur qui titube devient une proie.”
_ Lâche-moi! Pauvre abruti!”
Snardat ricana doucement.
Abruti ? Dis-moi, qui voulait tuer qui? Mais qui n'a pas réussi car il n'a pas été foutu de voir l'autre alors qu'il passait juste à côté? Qui se croyait fort et malin mais est maintenant aussi mal que le lièvre dans la gueule du loup?
_ Mais qu'est-ce que tu vas chercher? T'es paranoïaque voilà tout! Je venais te dire que c'était bien joué, je ne te voulais aucun mal, je te le jure! Mentit-il tellement mal que Snardat ne put s'empêcher de rigoler.
_ Dommage que tes derniers mots soient un tas de mensonges aussi pathétiques!”
Je ne ferai pas ça si j'étais toi...” Snardat sursauta , tout autant pris par surprise que si le second nouveau venu lui avait sauté dessus de la même manière qu'il l'avait fait sur le premier. “Bien que je ne voudrais être toi pour rien au monde!” ajoûta le Capitaine Skulaï . Charir , Karess , et Yetch étaient également présent. Le dernier le poignarda du regard. S'il y avait une chose qu'il détestait (mis à part se prendre un “tir ami” ) c'était les conflits mortels entre deux frères d'armes.
Snardat ôta la faucille de la gorge de son congénère archer et se dégagea de lui en se relevant et en rangeant son arme. Il n'oublierait pas. Il s'occuperait de lui très bientôt! Troork se releva, plus difficilement à cause de sa blessure douloureuse. Il avait aussi sacrément honte de son nouvel échec.

Sans vouloir me mêler de vos histoires de coeur, si je vous reprends à faire ça, je vous étrangle tout les deux! Gronda Skulaï . Troork . Retourne te faire soigner la patte avant que l'envie me prenne de te casser l'autre. Troork ne se fit pas prier et se retira aussi prestement que pouvait le faire un boiteux... Snardat . Petit Snardat ... J'ai eu vent d'une rumeur selon laquelle tu racontes de sacrés bobards...
_ C'est pas des bobards Capitaine ! Nia Snardat en sentant sa colère de tout à l'heure lui revenir. Mais le Capitaine n'était pas quelqu'un qu'il pouvait ramener au silence de force... Juré de juré! C'est moi qui l'ai abattu leur chef aux Gondoriens !
_ Tu n'oserais pas mentir à ton Capitaine ? Tu dois bien être le gars le plus entêté et le plus suicidaire que j'ai jamais eu sous mes ordres...
_ C'est moi qui l'ai abattu ! Répéta-t-il . J'ai chopé un arc, je me suis tiré de la mêlée pour rejoindre une fenêtre, j'ai loupé une première occasion de l'avoir à cause de Karess lorsqu'il a massacré la monture (les vétérans derrière Skulaï toussèrent... ça n'était pas tout le monde qui serait assez fou pour oser accuser Karess lorsque celui-ci était juste à côté! Heureusement pour lui qu'il ne prêtait aucune attention à leur conversation...) , et il m'a fallu attendre une plombe avant d'avoir une occasion en or d'abattre l'Humain ! Mais je l'ai fait! Et après, j'ai même défié du regard l'Affreux moustachu qui le transportait à cheval!”
Peut-être le Capitaine allait-il le croire, lui? Il n'avait pas vraiment cherché à conter un récit épique, alors qu'il résumait en passant par les points essentiels; pour enjoliver, il attendrait que le Capitaine ait accordé du crédit à son histoire... Sans prévenir, sa gorge se retrouva enserrée dans une poigne de fer de Skulaï . Il voulut gémir, mais n'en eut même pas la possibilité.
Je sais pas si c'est vraiment toi ou si t'es qu'un voleur, bien que ton histoire tourne rond je le reconnaîs, mais puisque t'es le seul candidat, profites de ta récompense à présent! Snardat se demandait à quoi celà rimait. Skulaï sembla déceler son incompréhension dans son regard qui devenait vitreux. T'as l'air surpris petit Rat ... Et déçu aussi... Mais quelle estime t'essaies de te ramasser dans cet acte de couard ?! Tu ne tires pas sur un chef ennemi dés lors que celui-ci est en duel singulier avec moi !!! A moins que t'en ai reçu l'ordre, ou que ton chef soit dans de sérieux ennuis !!! Tu m'as couvert de honte devant nos ennemis!!! Si tu me refais un coup comme ça, je te fais gicler les yeux des orbites!!! C'est clair !?
Il accentua une bonne fois la pression avant de le relâcher. Snardat tomba à genoux en toussant.
Quelques chose, la voix ou ses pensées, il n'en savait trop rien, lui disait qu'on allait continuer à l'appeler “le Rat” encore longtemps...

Eh mais alors, selon toi Capitaine , c'est bien lui qui l'a eu? Demanda Yetch quand ils furent sortis. Il racontait pas des bobards?
_ En tout cas, c'était le seul candidat, et je l'ai traité comme le méritait celui qui a fait le coup!
_ Mais, Capitaine... intervint Charir avec hésitation. Le chef Zomm là... C'est lui qui vous a blessé, là... Vous étiez pas dans ce qu'on peut considérer comme “de sérieux ennuis” ?”
Skulaï se figea. Il posa sur Charir un regard lourd comme le contrepoids d'un trébuchet... Parallèlement, un éclair les illumina et le tonnerre gronda tandis que les premières gouttes commençaient à tomber.
Euh... Je... Je pense qu'on devrait aller voir si les gars qu'on a envoyé à l'arrière sont revenus du pillage, hein gars? Prétexta Yetch . Charir acquiesa alors qu'ils créaient de la distance entre eux et le Capitaine... Mieux valait qu'il y en ait beaucoup, beaucoup, beaucoup, après ce que Charir venait de dire...

Skulaï les regarda se retirer...
*Calme! Calme!*
Son regard passa sur Karess qui n'avait pas bronché... Ce regard vide ! ! ! Cette absence d'esprit ! ! ! Il l'appréciait en combat mais là, c'était à devenir fou ! ! !
Karess ... Va avec Yetch et Charir ! Va!
_ Pleutres ... commenta-t-il.
_ Quoi, “pleuuuuuuutres” ?! Imita-t-il exaspéré. Karess... Tu discutes pas, ou que tu sois Orque , Uruk , ou je sais pas quoi, je t'en colle une!”
Le monstre finit par consentir à se retirer, sans pour autant se presser le moins du monde.
Pourquoi fallait-il qu'une journée qui avait si bien commencée, baptisée dans ses premières heures dans le sang Humain d'un carnage, tourne en une minute à une épreuve d'endurance pour ses nerfs?
L'incapable de la compagnie se révélait être celui qui dans son premier élan d'efficacité lui avait volé le seul ennemi digne d'intérêt, le vieil arbalétrier se permettait de sous-entendre qu'il était faible et qu'il avait besoin qu'on l'aide à gagner ses combats, l'écervellé le plus servile sous ses ordres discutait ses instructions...
*Allez, encore un truc! Histoire de bien insister!*
Capitaine ? Vint le chercher Krelch . Un Uruk s'est pointé pendant que vous étiez occupé avec le Rat ...
_ Un Uruk ?? Mais qu'est-ce qu'il veut ?! Rugit-il. Leur chef et moi nous sommes dis tout ce qu'il y avait à dire tout à l'heure!
_ Non, c'est pas un type qui est de la troupe du pont; lui, il était de l'escorte de Draykh . Vous devez retourner devant le pont, Capitaine ... le Général vient d'arriver.”
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Alzaric
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Ven 5 Juin - 3:15

Les combats n'avaient pas atteint la position de repli qu'Alzaric avait choisi. Pourquoi s'était-il caché ? Son travail ce jour n'était pas d'aider les orques à gagner le combat. Les nazguls l'avaient envoyé s'occuper de la discipline dans l'armée qui attaquait le Gondor, et il le ferait. En attendant de recevoir d'autres ordres, il ne se mêlerait pas aux combats. Pas tant qu'il n'aurait pas d'affectation précise. Et il allait bientôt en avoir une.
Aussi silencieux qu'une ombre (en effet, les ombres ne font pas de bruit !), le Haradrim quitta les ruines de la maison dans laquelle il s'était dissimulé. Il tenait dans sa main droite son arbalète de poing à répétition, arme qu'il n'utilisait jamais en combat. Sa main gauche était fermée sur le manche d'une dague de torture qu'il affectionnait particulièrement : une lame courte qui, une fois rentrée dans un corps, ne pouvait en être délogée qu'en déchirant la chaire entourant l'endroit où elle était plantée. Aucun de ces objets ne lui avaient déjà servi en combat, du fait de leur petite taille. Mais pour de l'assassinat, il n'y avait rien de mieux... ou pour instaurer la discipline à sa façon.
Alzaric avança de quelques mètres, lorsqu'il entendit une voix.


« Mais j'en suis sûr ! »

Le haradrim sembla reconnaître la voix. Le gondorien continua ce qu'il voulait dire.

« J'ai déjà vu un warg à huit pattes ! C'est un nouveau type de warg créé par le Mordor pour nous suprendre ! »

Alzaric haussa les épaules. Cet imbécile avait réussi à survivre aux combats qui avaient couté la vie à tant de Gondoriens... Cela signifiait qu'il savait se battre. Mieux que les morts. Il était donc supérieur à la moyenne...

*Si ça c'est supérieur à la moyenne, je comprends mieux pourquoi les orques gagnent si facilement... *

Alzaric continua à avancer entre les ruines, se fondant dans les ombres dès qu'une patrouille passait à proximité. Aucune chance que ces soldats ne le repèrent : ils étaient trop heureux. Ivres de joie d'avoir survécu à l'assaut de la nuit. Aucun d'entre eux ne se rendait compte que cela voulait dire qu'ils avaient perdu la moitié de leur cité, que certains de leurs compagnons d'armes étaient morts, ou prisonniers (Alzaric sourit à cette idée... pas le genre de sourire qu'on apprécie), et qu'ils mourraient sans doute eux aussi lors de l'assaut suivant... Le haradrim se retint d'en abattre un ou deux discrètement, afin de leur faire comprendre qu'ils n'étaient pas en sécurité : s'ils fêtaient leur victoire, il y avait des chances pour qu'ils s'essaient à quelques alcools. Et déjà que leur niveau de combat n'était pas très élevé, alors s'ils étaient souls...
Alzaric arriva enfin à un endroit qu'il reconnaissait : le pont d'Osgiliath. Il aurait juste à traverser, et il serait du côté des ses troupes. Il avança lentement, et évita de passer sur le pont : des sentinelles montaient la garde, et il ne tenait pas à donner l'alerte inutilement... Le haradrim attacha sa dague fermement à l'intérieur de son vêtement, et en fit de même avec son arbalète. Après avoir vérifié que ses affaires ne le gêneraient pas lorsqu'il sauterait, il plongea. Faisant autant de bruit qu'une grenouille sautant d'un nénuphar à une mare, Alzaric s'enfonça dans les eaux sombres du fleuve qui séparait les deux rives d'Osgiliath. Le courant n'était pas très fort à cet instant, et le haradrim traversa sans problème. Il se retrouva face à face avec un orque, qui s'apprêtait à l'abattre d'un coup de hache. D'un mouvement expert sur le côté, Alzaric évita la lame peu luisante, et passa derrière l'orque, auquel il brisa la nuque.


« Dommage, il avait l'air intelligent... »

Le haradrim essora rapidement ses vêtements, puis trouva celui qu'il cherchait. L'orque ne bougea pas d'un millimètre, lorsqu'il vit celui qui s'approchait de lui. Il ordonna simplement à sa garde rapprochée d'Uruks de ne pas attaquer le « peau-rose » qui venait.

« Général Draykh ? »

L'orque feignit un sourire, qui rassura encore moins Alzaric sur les intentions de son interlocuteur. Ses dents se chevauchaient, et il sembla à l'Haradrim qu'il possédait même deux canines d'un côté... Sympathique.


« C'est bien moi... répondit-il d'une voix peu ferme. Vous êtes... »
« Alzaric. Envoyé par l'Oeil, comme vous le savez très bien... »
« Oui... des... rapports me sont arrivés. Mais je ne vois pas bien pourquoi vous êtes là... »
« Vous remettez en question les ordres du Mordor ? »

Le général déglutit discrètement. Ses gardes s'étaient rapprochés, lorsqu'ils avaient compris la menace sous-jacente dans la phrase du Haradrim. Maintenant qu'il était proche d'eux, et qu'il avait décliné son identité, sa réputation leur vint à l'esprit. Alzaric le Spectre du Sud, le Loyalisateur, l'Exterminateur de Lâches... Il était connu pour exécuter sommairement tous ceux qui faisaient mine d'aller à l'encontre des ordres du Grand Oeil, et il faisait rarement dans la dentelle lorsqu'il en avait l'occasion.

« Loin de moi cette idée... euh... »

Il hésitait. Il cherchait un titre par lequel s'adresser à Alzaric. Le haradrim n'en disposait pas d'un en particulier, mais un de ses surnoms irait parfaitement.

« Exécuteur, général. »
« Bien... exécuteur. »

Alzaric hocha la tête.

« Bon, on m'a envoyé m'occuper de la compagnie de Gobblik. Où est-il ? »

Draykh fit signe à un Uruk de guider le haradrim vers le capitaine en question. Ils traversèrent la place, ce qui laissa l'occasion à Alzaric de « contempler » l'étendue de l'armée orque... et surtout l'étendue du massacre. Partout où le regard portait, on voyait des cadavres. L'Exécuteur savoura cette vision. Des êtres faibles s'entretuant pour une pauvre ville, quoi de plus divertissant. Soudain, au milieu de la place, l'Uruk s'arrêta.

« Voilà Gobblik. »

Le haradrim regarda devant lui... et ne vit pas d'orque.

« Où ça ? »

L'uruk pointa une direction.

« Ici, dit-il en indiquant une paire de viscères. Et puis un peu là aussi (un morceau de tête). Voire même... ici je crois. »

L'uruk continua ainsi à montrer des morceaux de cadavres un peu partout. Alzaric l'interrompit.

« Bon, je crois avoir compris le message. Et, où est sa compagnie... »

L'uruk réfléchit. Oui, c'était possible. Des fois.

« Euh en fait... Y en a un peu là. Et un peu là aussi. Et puis... par là... » il continua à indiquer des bouts de chaire sanguinolents répartis aux alentours.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? »
« Un troll dont on a perdu le contrôle... »

Alzaric baissa les yeux, et se mit une main sur le front...

« Donc je suis venu pour rien... »

Il dégaina son arbalète à répétition, et mit un carreau entre les yeux de l'uruk.

« Ça c'est pour m'avoir pris pour un imbécile, et m'avoir fait perdre du temps... »

Le haradrim lança un regard explicite (mais pourtant invisible, sous sa capuche) aux orques du coin. Aucun ne moufta. Il retourna vers le général.

« Mais... où est mon garde ? Lui demanda Draykh. »

Alzaric haussa les épaules.

« Au milieu des cadavres, sur la place. Et si vous me refaites perdre du temps comme ça, vous allez le rejoindre. »
« Serait-ce une menace ? »
« Vous savez comment fonctionne la hiérarchie de l'Oeil. Les gens comme moi ne profèrent jamais de menace, ils énoncent des faits. »

Les gardes uruk-hai se mirent entre le haradrim et le général, de manière protectrice. Puis, il leur vint à l'esprit ce qui était arrivé à leur camarade, et ils s'écartèrent. Si on leur demandait, ils répondraient simplement que le haradrim représentait davantage le Mordor que le général, et qu'il était donc normal qu'ils ne s'interposent pas en cas de problème !

« Bon, histoire que vous ne m'ayez pas fait déplacer pour rien... »
« Euh, en fait ce n'est pas moi qui... »

Draykh s'interrompit en pleine phrase, lorsqu'il réalisa que l'Exécuteur n'aimait peut-être pas qu'on lui coupe la parole.

« Je disais donc... y-a-t'il des problèmes de discipline dans vos rangs ? »

Le général fit mine de réfléchir, avant de répondre simplement.

« Euh... on m'a fait état d'un repli non réglementaire, aujourd'hui. »
« Intéressant. »
« Je tiens à préciser que l'information sur ce repli m'a été fournie... par... euh... la personne qui s'est repliée. »
« Logique... ironisa Alzaric. Mais en quoi suis-je censé intervenir ? »
« Eh bien... euh... »
« Je vois... »

Leur débat presque philosophique fut interrompu par l'arrivée de deux capitaines orques se querellant. Alzaric était presque heureux de cette distraction.
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Alzaric
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Ven 5 Juin - 20:01

« D’toutes façons tu vaux pas mieux ke l’Rat! » hurla l'un des deux orques.
« Moi au moins j’suis pas un lâche ki me plank dès ke l’kombat kommenss’ ! »
« Cé un orque ki a passé l’kombat en arrière à kueillir des fleurs pour sa femelle ki me dit ça? »

Alzaric se tourna vers Draykh.

« Dois-je déduire que le plus imposant est celui qui a ordonné le repli ? Il a pas vraiment la tête de l'emploi... »

Le général ne fit que hocher la tête. Un uruk se joignit à la discussion enflammée qui avait lieu.

« De toutes façons, si tu t'étais pas replié, on aurait gagné plus vite ! »
« Oué, et vous zoriez passé votr’ temps à dormir et à bronzer pendant ke nous zon krevait pour gagner la ville ! »
« On était prêts à s’battre nous zossi ! »
« Bah voilà, j’vous zen ai donné l’okkazion. »

Une fois qu'il s'aperçurent qu'ils étaient arrivés devant le général, ils s'arrêtent. Le plus petit des orques lâcha malgré tout un :

« Espèss’ d’lâche. »
« Uzurpateur. »

Une fois tous les capitaines réunis, un bilan rapide de la situation fut fait. Alzaric écouta d'une oreille distraite : il n'était pas là pour ça. L'uruk semblait piétiner. Il voulait parler de quelque chose... et c'est ce qu'il fit dès le premier silence.

« Quant à la désertion du lâche capitaine ici présent, quelles sanctions comptez-vous prendre ? »

*Waw, c'est presque littéraire... *

« J’konfirme, Skulaï est un lâche ! J’pourrai même dire k’ila aidé les peaux-roz en faizant ça ! »
« Et tu krois k’tu lé zas pas aidés en passant kinze minutes à négocier l’prix d’un troll avek un d’mes orques ? »
« Ce troll m’avait été konfié ! »
« Tu radotes... J’vais même pas rentrer dans ce débat... »

Alzaric commençait à apprécier le sens de la répartie de ce Skulaï. Dommage qu'il ait peut-être besoin de l'abattre d'ici peu.


« D’toutes façons, ta kompagnie vous zêtes ke des pleutres et des chiens galeux! »
« Tu veux ke j’envoie Karess te prouver l’kontraire ? »

Sur le coup, le dénommé Madhunk sembla hésiter... L'uruk l'aida en se joignant au débat.

« Ce qui compte, c'est que ce lâche s'est enfui alors qu'il n'avait pas reçu d'ordre pour ça. »

Alzaric brisa le bras du capitaine uruk en un instant. Alors que la créature s'agenouilla en grognant de douleur, il expliqua son geste :


« J'en avais marre d'entendre le mot « lâche ». Vous pourriez faire preuve d'un vocabulaire plus développé... Ah non en fait. Bon, tant pis. Et toi, arrête de chialer, où je te place un carreau entre les yeux. »

Skulaï sourit, révélant ses dents aussi brillantes qu'une armure gondorienne sortant de la forge. Il semblait apprécier le traitement réservé à l'uruk.

« Bon, si on reprenait. »
« Skulaï est un... euh... en fait j’sais pa, hésita Madhunk. »
« J’ai replié mes troupes kan l’besoin s’en est fait sentir. Tu kroyais koi ? K’on allait tous krever pour prendre la cité, et ke toi et tes feignass’ vous zalliez tout piller sans avoir gouté au kombat ? »
« Nous zavions pas reçu d’ordre exigeant d’aller nous battre ! »
« Et donc, si t’es au milieu d’un champ d’bataille, et k’tu reçois pas d’ordre te dizant d’sortir ton épée, tu l’fais pas ? »

Le débat continua à être aussi intéressant. Plus le temps passait, plus Madhunk s'enfonçait, alors que Skulaï faisait preuve d'une répartie hors du commun. Même les humains que Alzaric avait déjà croisés semblaient être moins bon que lui dans l'art de la réplique assassine que cet orque... Cela faisait presque mal, de se dire ça.


« Adorateur d’pos roz ! »
« Touriste d’guerre ! »
« Kouard ! »
« Huitr’ en armure ! »
« Fils d’gob ! »
« Tueur d’limass’ ! »
« Kass’ kroute à warg ! »
« Planké ! »

Draykh toussa de façon sonore. Ce débat très intéressant, qui s'était déroulé sans encombre sous le regard blasé du général et du haradrim commençait à stagner. Les deux capitaines se tournèrent vers le gradé, dont ils semblaient avoir oublié la présence quelques instants plus tôt.

« Vous vous détestez tous les deux hein ? »
« Oué ! Cé k’un sale lâche ki s’replie tout l’temps ! »
« Cé sûr ke pour Madhunk ki pass’ tout son temps à l’arrière, l’repli est pas une option ! »

Un sourire apparut sur le visage du général. Le genre de sourire que Alzaric avait lorsqu'il expliquait à une de ses victimes combien de mètres d'intestins il lui avait déjà retiré.

« Eh bien vous allez devoir y remédier... »

Draykh laissa planer un court silence, avant d'ajouter :

« Car vous allez passer du temps ensemble tous les deux. La compagnie de Madhunk étant trop réduite, je combine vos légions. Vous en êtes tous deux les dirigeants, et j'attends de vous une coordination exemplaire! »

Skulaï avança d'un pas.

« Moi, faire ékipe avek ce planké ? Avek cet orque ki pense plus à la rondeur d’sa bourse k’à la gloire du Mordor ? »

Madhunk avança lui aussi. Les uruks se mirent en position défensive autour du général. Étonnamment, aucun d'eux ne s'approcha du haradrim.

« Vous voulez mêler ma kompagnie si glorieuz à cette vile engeanss’ d’lâches ? »

Dans une parfaite synchronisation, ils lâchèrent un :

« Pas kestion ! »

Draykh sourit à nouveau.

« Eh bien voilà, vous voyez, vous êtes d'accord sur quelque chose ! Il y a du progrès, continuez comme ça ! »

Puis il se tourna vers le haradrim qui se tenait à sa droite.

« Mais, afin d'être sûr que la cohabitation se déroule sans encombre, je vais rattacher notre camarade du sud à votre compagnie. »

Encore une fois, les deux orques furent totalement synchronisés lorsque leurs yeux s'écarquillèrent sur le coup de la surprise. Ce qu'ils ne savaient pas, c'était que ceux de Alzaric avaient fait exactement la même chose...
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Snardat
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Mar 9 Juin - 20:58

Alors que Skulaï se dirigeait de nouveau vers le pont, son chemin avait convergé avec celui de Madhunk . Comme deux bons Orques , ils se querellaient. La seule chose qui les retenait de s'entretuer était que leur chef était tout proche. Même ainsi, il leur fallut un instant pour mettre de côté leur différent alors qu'ils arrivaient devant leur supérieur et les quelques autres Capitaines. Une étrangeté aida tout de même Skulaï dans cette tâche : la présence d'une silhouette encapuchonnée vêtue de noir qui se trouvait aux côtés du Général qui l'intrigua, d'autant plus qu'il reconnut son odeur comme étant celle alléchante d'un Humain ... Il ne se soucia qu'à peine du regard mauvais que lui jetait l'autre crétin d'Uruk ... Mais qu'est-ce qu'un Zomm foutait à côté du Général ?!

"Espèce de lâche.
_ Usurpateur.” Retourna Skulaï à Madhunk en essayant de le faire “diskrètement”. Il ne savait décidément pas quand s'arrêter, Madhunk ... Et lui, il continuait, car il ne voulait pas lui laisser le dernier mot. Un jour, se promit-il pour la énième fois, rien ne l'empêcherait d'étrangler Madhunk . Et ce jour là, il ne se priverait pas d'un tel plaisir... Mais le présent n'était pas ce jour. Il était un Capitaine, parmis d'autres Capitaines, et devant Draykh , dont il percevait l'amenuisement de la patience à leur égard.

Situation ? exigea Draykh avec un agacement non dissimulé dans la voix.
Toujours la même depuis que les Gondoriens s'étaient repliés. Les Zomms avaient leur rive, les Orques la leur, et personne ne bougeait plus. Quelques flèches s'échangeaient, mais rien de bien sérieux; il allait falloir attendre que l'orage soit passé avant de pouvoir préparer les catapultes, car avec ce temps les ressorts se détendraient et les armes seraient inutilisables. Ils commençaient à s'installer et à faire comme chez eux, et peut-on étendre le pillage à la rive entière Général ?
Non! Décréta Draykh sans laisser la moindre place à la négociation. Je vous ferai parvenir vos parts, mais l'heure n'est pas au pillage et au laisser-aller! Ne vous fiez pas à ces dernières heures de calme, cette bataille n'est pas terminée. Il ne vous est pas venu à l'esprit que le Gondor pourrait contre-attaquer d'un moment à l'autre? Peut-être vont-ils recevoir du renfort de la Cité Blanche , peut-être en ont-ils même déjà reçu! Si je vous laisse un moment pour gambader librement en ville, ce sera comme par hasard ce moment que les Zomms choisiront pour rappliquer! Même des vermines comme vous doivent savoir ce qu'est l'ironie du destin!”
_ Si cette bataille n'est pas gagné, qu'attendons-nous pour qu'elle le soit? Grogna Madhunk . Rassemblons nos forces et traversons ce pont pour prendre l'autre rive! Certains rugirent leur approbation. Skulaï aurait pu être séduit par l'idée si elle avait émané d'un autre individu.
_ Nous n'avons pas les moyens nécessaires pour prendre ce genre de risques. rejeta Draykh avec une note de regret dans la voix... Vous notamment, Madhunk ... Souvenez-vous de votre rapport : “Lourdes pertes, reste cinquante Orques.” ... Skulaï appliqua toute sa force de volonté pour ne pas s'esclaffer. Il ne put s'empêcher de sourire. Il nous reste un peu plus d'un millier de guerriers, aucun de ces féroces Warg qui nous ont tant servi en Ithilien (personne ne commenta d'un “et celui sur lequel vous êtes assis en ce moment ?”) , et trois Trolls que je vais faire venir avec vous.
Ceux du Mordor n'arriveront pas avant plusieurs jours; nous prendrons l'autre moitié d'Osgiliath à ce moment, mais d'ici-là, nous sommes seuls, et stationnaires! Nous lancer à l'assaut de la rive ouest nous coûterait bien trop cher rien que pour prendre le pont, et la victoire serait bien éphémère vu le peu qui nous resterait de nos forces après la conquête...
Jusqu'à l'arrivée des autres, notre tâche consiste uniquement à tenir notre prise.”

Quand à la désertion du lâche capitaine ici présent, quelles sanctions comptez-vous prendre?” intervint rapidement l'Uruk qui avait semblé en proie à une envie pressante durant tout le bilan. Skulaï soupira lassé.
Madhunk évidemment se fit une joie de se joindre à lui pour enterrer Skulaï . Il devait être heureux d'avoir un bouc émissaire pour justifier ses pertes qui n'étaient en fait dues qu'à son incompétence, du point de vue de Skulaï ... Pour sa part, ce dernier ne manqua pas de mentionner l'incident du Troll ... A sa surprise, l'Uruk ne dit pas un mot sur ce sujet... Il devait être trop occupé à s'acharner en duo avec Madhunk sur son cas pour seulement se rappeler de toutes les pertes qu'il avait eu dans la rue...
Soudain, suite à une nouvelle manifestation de l'Uruk , l'Humain qui se tenait prêt de Draykh fondit sur lui et lui brisa le bras!
« J'en avais marre d'entendre le mot « lâche ». se justifia-t-il simplement. Vous pourriez faire preuve d'un vocabulaire plus développé... Ah non en fait. Bon, tant pis. Et toi, arrête de chialer, où je te place un carreau entre les yeux. » menaça-t-il l'Uruk-Haï . Skulaï trouvait ce spectacle pathétique à en rire, et il le manifestait sur son visage. Le grand Uruk qui se croyait si supérieur n'avait plus de cesse de geindre comme, martyrisé comme il était par l'Humain ... C'était La Honte.

Le débat stérile entre Madhunk et Skulaï reprit d'abord timidement, puis avec un tel enthousiasme à s'entre-insulter sans fin que celà en devenait ridicule, se dit Draykh . Il décida de mettre un terme à sa manière alors qu'il congédiait les autres Capitaines d'un geste de la main. On lui avait dit qu'il aurait probablement à gérer des dissenssions dans l'armée. Entre Orques et Uruks , normalement; c'était d'ailleur dans le but d'apaiser ces tensions qu'il avait constitué sa garde uniquement d'Uruk-Haïs (ceux-ci étaient en fait issus de la garde de Morgul , qui était étanche aux tensions entre troufions et faisait preuve d'une grande discipline par rapport à la moyenne, mais celà, il se gardait de le préciser bien sûr ...) . Ici, les tensions étaient entre deux Orques , mais c'était du pareil au même.
Il toussa bruyamment pour ramener à lui l'attention des deux intéressés...

«Vous vous détestez tous les deux, hein ?» commenta-t-il.
_ Ouais ! C'est qu'un sale lâche qui se replie tout le temps ! Confirma hostilemet Madhunk .
_ C'est sûr que pour Madhunk qui passe tout son temps à l’arrière, le repli est pas une option! Souligna Skulaï .
Un sourire inquiétant se dessina sur les lèvres de Draykh ... Il prit beaucoup de plaisir à ordonner l'unification de leurs deux compagnies. Les deux Capitaines beuglèrent de concert leur désapprobation vis-à-vis d'une telle décision.


« Eh bien voilà, vous voyez, vous êtes d'accord sur quelque chose ! Il y a du progrès, continuez comme ça ! » félicita Draykh avec beaucoup de malice dans le ton. Il eut alors l'idée de génie de faire d'une pierre deux coups :
« Mais, afin d'être sûr que la cohabitation se déroule sans encombre, je vais rattacher notre camarade du sud à votre compagnie. »

Et voilà! Moins de cinq minutes en présence de l'Affreux avait suffi à susciter sa crainte, mais avec cette histoire, il avait un bon prétexte pour s'en séparer au moins temporairement! Naturellement, les deux Capitaines furent encore moins en accord. Skulaï fut le premier à réagir en éclatant de rage et d'indignation.

Mais Général , c'est une blague ! Hurla-t-il en approchant d'un pas vif vers le Général . Je vais quand même pas devoir me coltiner... “ça” , quoi !!!
_ Arrière, espèce de truie! Rugit machinalement l'un des Uruks alors que lui et son camarade d'à côté faisaient reculer Skulaï , estimant qu'il approchait à distance irrespectueuse.
Général ! Je ne peux pas accepter une telle décision !!
_ Vous remettez mes ordres en question ?
_ C'est un Humain ! s'écria Skulaï . Un Humain ! Un Homme ! Un Zomm ! Un Affreux ! Un Peau-Rose ! De la Viande !
_ Certes... Et ?
_ Et je ne me plie pas à l'autorité d'une chose qui est en dessous de moi dans la chaîne alimentaire !!!
_ Moi non plus! Précisa Madhunk .
_ Toi on t'a pas sonné crétin! Lâcha Skulaï .
_ Idiot...
_ Je ne vous demandais pas votre avis. Je vous disais ce qui allait se passer pour vous. Mes décisions sont aussi incontestables que celles du destin lui-même!” déclara Draykh , en toute modestie.
Madhunk et Skulaï râlèrent et jetèrent un regard noir au Haradrim . Le message était claîr : il pouvait successivement jouer les bûcherons avec l'Arbre Blanc , faire dégringoler du ciel les Sept Etoiles , se trimballer les Sept Pierres dans sa poche, rôtir le Cygne de Dol Amroth et couler le Bâteau par la même occasion, jamais ils ne le considèreraient comme l'un des leurs. Et lui ne se priva pas de leur faire comprendre qu'il n'avait que faire de leur respect de toute manière...
Ils n'ont pas l'air de m'accepter, Général ... nota-t-il en masquant sa stupéfaction alors qu'il reprenait un ton neutre. La réaction ordinaire des deux Orques l'avait aidé en ce sens. La petite leçon de tout à l'heure n'a peut-être pas suffi...
_ Je n'ai pas peur de toi le Zomm ! Incendia Skulaï .
_ Tiens-tu vraiment à ce que je remédie à cela ?
_ Il suffit !! les arrêta Draykh . Exécuteur , la horde aura du mal à résister au Gondor , si tous ses Capitaines ont un bras de cassé, ne pensez-vous pas?
_ Et pensez-vous qu'elle résistera au Gondor sans général ? Je pense que nous mettrons ça à l'essai si vous me manquez encore une fois de respect de cette façon... menaça Alzaric froidement. Draykh déglutit. Il n'arrivait pas à le croire, mais il avait la trouille avec cet Humain . Il avait entendu des rumeurs sur cet individu, mais ne savait pas jusqu'où portait sa folie. Il essaya de ne plus y penser et reprit son sermon, en se tournant à présent vers les Capitaines .
_Et vous deux... l'Exécuteur est d'un rang supérieur à celui de Capitaine... E-égal à Général peut-être. Respectez son autorité, ou dites adieu à la votre.“
Nous en avons terminé.” conclut Draykh en se retirant.


Dernière édition par Snardat le Sam 13 Juin - 10:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Mer 10 Juin - 14:07

Ils s'arrêtèrent là où les deux Orques s'étaient croisés tout à l'heure en venant à la rencontre du Général . Madhunk se sépara des deux autres de quelques pas alors qu'il énonçait sa proposition.
Bonbonbonbonbon... commença Madhunk en rejetant derrière lui les cheveux trempés qui lui allaient dans le visage. C'est vraiment l'ordre le plus pourri que j'ai jamais entendu de la bouche d'un pourri de planqué, mais je sais exactement comment on va faire!”
Il se tourna vers Skulaï . Malgré la pluie qui lui faisait plisser les yeux et lui donnait des allures de chien mouillé, son regard témoignait autant d'estime qu'il en aurait accordé à un cafard...
Alors voîlà! Mes gars, ils sont là-bas, je vais avec eux! Toi le gros tas, tes dégonflés ils sont là-bas, tu vas avec eux! Et on change rien à rien, de toute façon l'autre planqué il en saura jamais rien, il viendra pas vérifier, et même s'il vient vérifier il connaît aucun de nos gars, il y verra que du feu!
_ Waow, Madhunk , ce que tu m'impressionnes! Lança Skulaï sur un ton sardonique. Je n'aurais jamais cru que tu avais une cervelle capable de produire des plans, fussent-ils des plans foireux ! Et si il vient, certes il connaît aucun de nos gars, mais tu crois vraiment qu'il y verra que du feu ?! On lui dit quoi si il demande pourquoi nos gars qui sont censés faire une seule compagnie, sont aussi séparés ?”
Madhunk réfléchit un moment à la faille de son plan, mais fut interrompu par l'”Exécuteur” .
Ca n'est pas ainsi que ça marche, Capitaine Madhunk . Il a été décidé que vos compagnies n'en faisaient plus qu'une, et je suis là pour m'assurer que cet ordre soit respecté tant officieusement qu'officiellement. Vous allez donc chercher vos Orques et vous allez les faire rejoindre ceux de votre ami.
_ Skulaï est pas mon ami!
_ Loué soit le Grand Oeil de m'en préserver! Ajouta Skulaï .
_ Si, car ce sont les ordres. Trancha l'Homme du Sud . J'attendrai votre arrivée avec votre ami. Ne m'obligez à venir vous chercher ou à appliquer moi-même vos instructions, Orque .”
Madhunk ouvrit la bouche pour parler, mais la referma avant de faire demi-tour. On pouvait toutefois l'entendre marmonner des insultes et des promesses de mort pour le Haradrim alors qu'il partait en traversant un édifice en ruines.
Skulaï se retrouva seul avec l'Exécuteur ... Quel tête à tête romantique... Deux mots lui venaient en tête : “Confusion” et “Arbalète” ... Et encore, il fallait qu'il résiste à la tentation de le bouffer sur place sans plus attendre pour que ces mots puissent un jour trouver un sens... Il avait toujours la dalle, et maintenant en prime, il se trimballait ce morceau de viande sur pattes à ses côtés, sans avoir le droit de s'en servir pour se nourrir!
J'ai quelques mises au point à faire avec toi, l'Humain. ” annonça-t-il sans aucune sympathie.
_ Exécuteur.
_ C'est exactement là-dessus que j'ai quelques mises au point à faire avec toi, l'Humain!” s'alarma-t-il.

La chance alternait entre les deux Orques .
Snardat n'aurait su dire pourquoi, mais il était fasciné par les quatre petits cubes de bois à points avec lesquels jouaient Ghik et Gaskal , et suivait la partie de près. Peut-être parce qu'il s'était mis à pleuvoir à seaux pendant un moment, et que les gars ici étaient sommairement à l'abri , grâce au plafond partiellement épargné qui passait au-dessus d'eux. Y avait pratiquement plus rien des murs pour les séparer de l'extérieur, et le plafond semblait presque léviter au-dessus d'eux, mais bon... Ghik avait trouvé ces babioles juste en dessous de lui dans la grange-infirmerie. Des “dés” , les gars qui étaient ici avaient appelé ça comme ça... Ca avait l'air excitant de les lancer et de les voir partir dans tout les sens en s'impatientant de découvrir les points, qui allaient de “1” à “Plein” ... Particulièrement lorsqu'en plus le gagnant, celui qui avait le plus de points sur ses dés, piquait des possessions au perdant, comme ici.

Tous les dés, pour la première fois, s'arrêtèrent au-delà du “4” simultanément... Ca n'était encore jamais arrivé dans cette partie, les dés étaient en fait assez fidèles à la chance des deux Orques blessés.
Gagné!! s'écria Ghik victorieux. J'ai fais “Plein” et “Plein” !! (Double 6)
_ Mais non, c'est moi qui est gagné! Nia Gaskal. J'ai fait “Plein” et “Plein” moi aussi (5 et 6) , mais moi j'ai un “Plein” qui est plus grand que les autres!” Il montra le 5 du doigt.
Ghik jeta un regard suspicieux sur le dés en question. Snardat s'amusa de constater que les deux idiots ne savaient pas compter... Du moins, pas autant que lui. Lui, il arrivait à compter sans problème jusqu'à quarante depuis qu'il avait dù compter jusque là pour son armure, et jusqu'à soixante en faisant des efforts! Eux ne savaient apparemment pas même compter jusqu'à cinq, si il considérait la réaction de Ghik et de Gaskal qui comptèrent à plusieurs reprises les points avec leurs doigts...
Tu veux rire? Ca se voit à vue d'oeil que y a moins de points sur celui-là! Finit par déclarer Ghik .
_ C'est pas vrai! En plus les tiens c'est des trouillards ils vont même pas au milieu!
_ Et toi tu sais pas compter!
_ Je sais pas compter moi? Je sais en tout cas que j'ai plus de poings en état de cogner que toi espèce de larve! Menaça Gaskal .
_ Un seul poing me suffira à assomer un sale tricheur comme toi, gros lard!” retourna Ghik , et les deux Orques se jetèrent l'un sur l'autre pour se battre sous les grognements encourageants des gars qui avait observé la partie. Leur lutte les amena à rouler en dehors de la ruine dans les flaques d'eau.
Un éclair zébra le ciel gris.
Par le Très Grand en pyjama rose! Mais qu'est-ce que c'est que...” S'écria l'un des Orques en proie à une grande surprise. Les deux autres à côté poussèrent des sons bestiaux, mais qui demeuraient être simplement des exclamations de surprise. Snardat qui avait eu l'idée purement instinctive de profiter de la bagarre des deux gars pour leur piquer leurs tharnint et leurs alcools qu'ils jouaient, ainsi que les dés, éclata de rire sans faire attention.
Quelle bande de poules mouillées! Tout ça pour un malheureux éclair et un peu de bruit!”
Alors qu'il terminait d'empocher le tout, il crut distinguer une odeur dans l'air. Une odeur qu'il reconnut comme étant...
Vous trouvez pas que ça sent le Zomm les gars?”
Il s'aperçut alors en regardant dehors que le Capitaine était tout proche d'eux, les regardant avec une certaine gêne. Et à côté de lui , il y avait ce type encapuchonné tout noir, qui les toisait de haut... Il comprit que ça n'était pas l'éclair qui suscitait la stupéfaction des autres.

Je vois celà.” ironisa l'Exécuteur. De plus en plus de regards curieux se posaient sur lui alors que tout autour de lui, les Orques de Skulaï se demandaient qu'est-ce qu'un Humain pouvait bien foutre à côté de leur Capitaine , et pourquoi leur Capitaine ne l'écrasait pas. Les deux plus proches d'eux par contre, étaient bien trop occupés à se battre pour le remarquer...
Oui, bon, je peux bien leur accorder quelques petites récrées pour se relâcher de temps en temps, tu ne crois pas? s'énerva Skulaï . Ils s'amusent, ça leur arrive... Ca n'en reste pas moins les meilleurs que Minas Morgul a à offrir!“
Gaskal qui plaquait Ghik au sol, empoigna sa tête et la cogna brutalement au sol. Ghik voulut se dégager et frappa... avec son moignon. Gaskal se désintéressa de la tête et empoigna la main mutilée, défit le “bandage” et mordit à pleines dents dans la plaie, ce qui fit pousser un grognement de douleur à Ghik .
Pour se relâcher... répéta l'Exécuteur . Bien sûr.”
Skulaï finit par décider de ramener Ghik et Gaskal à l'ordre d'un rugissement puissant. Ceux-ci remarquèrent à leur tour l'Humain et se hâtèrent de prendre de la distance. Une sage intuition, la première dans leur vie...
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Alzaric
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Jeu 18 Juin - 22:30

Alzaric n'appréciait pas particulièrement l'ordre qui lui avait été donné, mais il n'avait pas vraiment le choix. Tant que ce que le général faisait semblait respecter la volonté de l'Oeil, l'Exécuteur n'avait aucunement le droit de faire ce pourquoi il avait acquis ce surnom...
Il assista à l'excès de colère d'un des deux capitaines. Skulaï, lui semblait-il. Le Haradrim ne bougea pas d'un millimètre pendant tout son discours. Seule la fin du discours le fit réagir... Il n'aimait pas entendre que l'orque ne comptait pas obéir à quelqu'un « en dessous d’lui dans la chaine alimentaire »... Même si la formulation était assez intéressante.


« ls n'ont pas l'air de m'accepter, Général … plaça simplement Alzaric, gardant son ton neutre habituel. La petite leçon de tout à l'heure n'a peut-être pas suffi... »

Il ne s'attendait pas à ce que le général lui donne l'autorisation de continuer ses « démonstrations », mais il espérait au moins montrer aux deux orques qu'il allait désormais suivre qu'il n'était pas là pour s'amuser... Mais la démonstration n'eut pas exactement l'effet auquel il s'attendait, puisque Skulaï s'énerva davantage. Un carreau d'arbalète en pleine tête... Alzaric pouvait parfaitement visualiser ça... La réplique du général amusa le Haradrim, qui répondit tout aussi vite. Et sérieusement. L'orque se retint de répliquer quoi que ce soit. Il ne devait pas particulièrement tenir à ce que l'Exécuteur mette sa menace à exécution...
Le Haradrim accompagna les orques, et écouta leur discussion. Le terme que Skulaï avait attribué au plan de son nouveau camarade de compagnie était parfaitement adapté : il était complètement foireux. Et surtout, il ne prenait pas en compte un facteur crucial : Alzaric. Le Haradrim s'appliqua à leur rappeler qu'il était là, et qu'il serait prêt à faire tout ce qui serait nécessaire pour que les ordres du général soient suivis.
En tant qu'officier de rang supérieur, il donna à Madhunk l'ordre d'aller récupérer ses hommes et de les amener avec ceux de Skulaï. Ca serait plus simple que de forcer les deux compagnies à se déplacer. Cinquante orques se déplaceraient plus facilement que deux compagnies... Et Skulaï se retrouva donc seul avec Alzaric. Le Haradrim voyait parfaitement que l'orque ne l'appréciait pas, et comptait se débarrasser de lui le plus rapidement possible. Ce qu'il ignorait, c'était qui était Alzaric. Qui il était vraiment. Il savait que le Haradrim était un envoyé de l'Oeil chargé de faire exécuter les ordres des Nazguls... et quelques orques si nécessaire. Mais il ne savait pas qu'il était avant tout un combattant d'élite, capable d'abattre des Uruks à main nue s'il le fallait. Il ne le craignait pas à sa juste valeur... et cela arrangeait le Haradrim : plus on sous-estimait un adversaire, plus on avait de chance de faire un faux-pas.
Oui, il pensait à Skulaï comme à un adversaire. C'était ce qu'il était, dans un sens. Et il n'avait aucun doute sur le fait que ce sentiment était réciproque.


“Jé kelk’ miz au point à faire avek toi, l’Humain. ” annonça Skulaï, sur un ton qui montrait clairement qu'il ne comptait pas montrer davantage de respect au Haradrim.
"Exécuteur. "Répondit froidement Alzaric.
"Cé exaktement là-dessus ke jé kelk’ miz au point à faire avek toi, l’Humain!” cette fois, il semblait légèrement moins sûr de lui."

Alzaric suivit Skulaï jusqu'à l'endroit où sa compagnie était assemblée. Pendant tout le trajet, le capitaine lui avait annoncé qu'il allait lui présenter quelques gars « à ne pas exékuter tout d’suite ». Mauvais présage, s'il sentait déjà venir le besoin d'exécution...

« Mé avant, j’vais te parler un peu d’ma légion, l’Humain ! »

*Super, du blabla inutile. Comme si j'avais que ça à faire...*

Alzaric ne répondit rien, et attendit que Skulaï lui explique comment la légion avait été formée, comment il en avait été nommé capitaine... Le Haradrim écoutait d'une oreille distraite, tout en observant les alentours. La plupart des orques de cette compagnie se contentaient de ne rien faire en attendant la suite. Alzaric pouvait lire l'envie de pillage dans le regard de certains d'entre eux...
Il interrompit Skulaï pour lui demander ce qu'était l'endroit où une bonne dizaine d'orques faisaient la queue. Le capitaine se renfrogna. Il avait été en train de raconter une action particulièrement épique à laquelle il avait participé, et il comptait bien la terminer sans que le Zomm l'en empêche. Il continua donc. Il fut rappelé à l'ordre par le doigt que l'Exécuteur pointa sur son arbalète de poing...


« Cé l’endroit où l’medik’ y traine. Un pro d’la torture ce gars ! Fodra pas l’tuer d’ailleurs, on en a besoin ! »

Alzaric marmonna simplement.

« Un pro de la torture ? Je pense que je lui apprendrai quelques trucs... »

Skulaï recommença le récit de sa bataille depuis le début. Il voulait que son interlocuteur puisse la comprendre dans son intégralité, pas par morceaux.
Une fois quelques histoires terminées, Skulaï se mit à vanter ses troupes. Ils s'étaient arrêtés devant une partie de dés. Le Haradrim nota avec intérêt que les orques semblaient savoir compter... jusqu'à deux. Tout ce qui se trouvait au-dessus semblait être considéré comme s'appelant « plein ». Logique... et surtout très pratique si on avait à relever leur numéro de matricule.


« Des gars exemplaires ! Y savent bien s’battre, sont intelligents, fuient pas fass’ à l’ennemi... et surtout, ce sont les orques les plus disciplinés k’on trouve dans tout l’Mordor et au-delà ! »

C'est alors que la partie qu'ils étaient en train d'observer tourna à la rixe. Un sourire se fit sur le visage d'Alzaric.

« Je vois cela... »

Skulaï lança un regard gêné aux orques qui étaient en train de se battre, ainsi qu'aux curieux qui les observaient. Alzaric, qui était resté camouflé dans l'ombre la plus proche s'avança et vint se tenir à côté du capitaine. La menace était aussi claire pour les orques qui le virent qu'elle l'était pour le capitaine : « si vous ne remettez pas de l'ordre là-dedans, c'est moi qui m'en occupe. Et vous n'aimerez pas ça. »

“Oué, bon, j’peux bien leur ackorder kelk’ petites rékrées pour s’relâcher d’temps en temps, tu krois pas?s'énerva Skulaï . Y s’amuzent, ça leur arrive... Ca en reste pas moins les meilleurs ke Minas Morgul a à offrir !“

Alzaric vit la rixe tourner à quelque chose de proche du cannibalisme. C'était ça leur façon de se détendre ? Mais quitte à se battre, autant amener des gobelins avec eux, au moins ils ne réduiraient pas leurs rangs... Et, de façon générale, un combat aussi peu ordonné n'était pas vraiment ce que le Haradrim aurait conseillé à des troupes comme « détente ». Si c'était ça les meilleurs de Morgul, Alzaric n'avait pas vraiment envie de rencontrer leur chaire à canon...

“Pour se relâcher... reprit le Haradrim . Bien sûr.”

Alzaric fit signe à Skulaï de continuer sa progression dans les rangs de sa compagnie, une fois que l'ordre fut rétabli. Il était content de ne pas avoir eu à gâcher un carreau pour le faire lui-même. Cela lui prouvait aussi ce qu'il pensait déjà de Skulaï : c'était un chef respecté et craint, comme devaient l'être les chefs. Surtout les capitaines de vermines pareilles.
Il croisèrent un orque, qui s'arrêta pour saluer le capitaine.


« Kapitaine. Y a kekchoz d’pas net pa... »

Il s'interrompit en apercevant la forme sombre qui accompagnait Skulaï. Il était amusant de noter que le Haradrim dépassait tous les orques de plusieurs têtes, mais qu'on le repérait toujours en dernier. La nuit et sa tenue l'aidaient beaucoup, il le savait, mais il était aussi « camouflé » par l'aura du capitaine qui se trouvait à côté de lui...

« Tu dizais, Bonin ? »
« J’dizais k’il y avait un truk pas net par là-bas! »
« Oui, ça j'avais compris. Mais si tu pouvais être plus précis ça m'aiderait. La dernière fois que tu m'as annoncé un truc « pas net » on s’est retrouvés avek une charge d’gondoriens en pleine figure! »
« Suivez-moi ! »

Skulaï prit l'initiative de suivre Bonin. Alzaric le suivit lentement, mais sûrement. Il ne voulait pas être pris en première ligne. Si quelque chose se passait, il fallait qu'il puisse réagir de façon optimale... Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, ce n'était pas de la lâcheté, mais de la stratégie. En première ligne, il aurait été plus efficace que n'importe quel orque. En deuxième, il le serait encore davantage...
Le Haradrim fut étonné de voir qu'ils faisaient demi-tour. Ils passèrent devant les orques qui avaient été en train de se battre. Ils semblaient sur le point de recommencer, mais ils furent stoppé dans leur élan par la présence de leur capitaine et de l'Exécuteur. Skulaï aperçut une créature étrange, qui semblait se partager entre l'orque et l'uruk. Il lui fit signe de le suivre.


« Karess ! Avek nous ! »

Le dénommé Karess le suivit. Son regard semblait moins vide qu'il l'avait été un peu plus tôt. En l'observant de plus près, Alzaric se posa une question : qu'est-ce que c'était ? Pas un orque, mais pas un Uruk non plus. C'était à mi-chemin entre les deux... et ça semblait posséder une intelligence encore plus basse que celle d'un gobelin de la Moria qu'on aurait croisé avec un warg.
Mais il semblait capable de se battre. Skulaï se tourna vers l'Exécuteur.


« T’vois, l’Humain. Lui y fait partie d’ceux k’y faut pas tuer ! Y sert à kekchoz! »

Alzaric haussa les épaules. Il verrait en temps voulu. Il remarqua qu'un autre orque les suivait. Deux autres en fait.

« Kestu fous l’Rat? Demanda l'un des deux. »
« La même choz ke toi, Yetch. J’les suis. »
« Et pourkoi ? T’as pas eu d’ordre ! »
« Paske tu t’appelles Karess maintenant ? »

Le dénommé Yetch grommela quelque chose d'incompréhensible. Skulaï se retourna vers eux. Puis il parla à nouveau, à l'attention de l'Exécuteur.

« Lui, cé Yetch, un vieux ki kroit être l’Capitaine dés ke j’m’éloigne d’lui... J’lui laiss’ d’ailleur kommander des gars parfois; on peut appeler ça un sekond... Skulaï rougit, du moins c'est ce qu'il aurait fait s'il avait été humain, comme s'il avait besoin de rassembler tout son courage pour prononcer la suite.Ilé bon en fait, alors lui fait rien. Ca serait une innommable stupidité. Va pas lui dire ke j’t’ai dis ça d’lui hein ! Et lui cé l’Rat. »

Il sembla hésiter quelques secondes, puis lâcha.

« Tu pourras faire ce ki te semble nécessaire, avek lui... »

Alzaric hocha la tête. Il ne tenait pas à parler plus que nécessaire. Ils arrivèrent enfin devant le truc « pas net » qu'avait indiqué Bonin... Le Haradrim se retint de rire, mais ne put réprimer un sourire. Skulaï baissa les yeux, et se prit la tête dans la main... avant de se servir de cette même main pour mettre une bonne tarte au messager.

« Sa t’vois, abruti, cé des kopains... dit-il en pointant dans la direction des cinquante orques de Madhunk qui s'approchaient. »

Il leva les yeux au ciel.

« Tu me préviens pas kan on s’fait attaker par des Gondoriens, mé kan des renforts nous rejoignent tu me fais kourir à travers la moitié d’la ville... Mé pourkoi j’t’ai nommé messager déjà ? Non, m'réponds pas... »

Bonin déglutit, et attendit la suite.

« La prochaine fois... Tu me dis pourkoi tu me fais kourir. Paske j’vois pas en koi les mots « Y a des orques qui arrivent » étaient si durs à dire kan on était enkore là-bas. »

Alzaric regarda la déconfiture du dénommé Bonin avec amusement. Plus il découvrait de membres de cette compagnie, moins il était convaincu par ses capacités... Restait à voir ce qu'elle valait en combat...
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Snardat
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Mar 30 Juin - 0:48

Skulaï se détourna d'eux, suivit par celui qui l'accompagnait. Les Orques les regardèrent s'éloigner d'un même air perplexe.
Mais qu'est-ce que ce Zomm fout ici? demanda Snardat . Il attend quoi le Chef pour lui faire la peau?”
Les gars haussèrent les épaules. Ils n'en savaient pas plus que lui. Ils finirent cependant par faire comme s'ils n'avaient rien vu et à retourner à leurs occupations.
Qu'est-ce que vous foutez? Vous voulez pas savoir qui c'est ce type? Leur demanda-t-il .
_ Le Chef a des goûts étranges. Supposa Gaskal . Il se choisit de piètres animaux de compagnie. Voilà tout.
_ Va pas t'occuper de problèmes trop grands pour toi! Ajouta Ghik , qui grimaçait en remballant sa main. Gaskal avait bien relancé la douleur. Contente-toi de faire ce que tu as à faire!”
Il s'apprêtait à répondre, lorsqu'il se rappella d'un détail qui faisait qu'il avait tout intérêt à ne pas s'éterniser avec eux de toute façon.
Bah moi je veux savoir qu'est-ce qui cloche, alors je vais voir si les vieux ils savent pas quelques chose! Dit-il avant de partir.
_ C'est ça, vas-y ... lui répondit Gaskal . Alors qu'il s'éloignait, il l'entendit s'écrier : Mais ils sont où les alcools et les Tharnint !!?
_ Et les dés !!?” ajouta Ghik .

Tiens, ils reviennent par ici. Nota Charir .
_ Tu sais que t'as de bons yeux, Charir ? ironisa Yetch . On l'aurait jamais vu sans toi!
_ C'est pour ça que je suis arbalétrier! Yetch sourit, jusqu'à ce qu'il réalise que Charir n'avait pas perçu l'ironie de son compliment. Et ils ont cet abruti de Bonin qui les accompagne!”
Eh les vieux! Vous savez qui c'est avec le Chef ? s'incrusta Snardat .
_ C'est un Zomm . Lui dit Charir .
_ ... Oui merci! Ca j'avais remarqué! Mais qu'est-ce qu'un Zomm fout avec le Chef ?
_ Le Chef a des goûts étranges! supposa Charir . Il se choisit de piètres animaux de compagnie! Voilà tout!”
_ Va pas t'occuper de problèmes trop grands pour toi! Ajouta le vétéran Dartak , un hallebardier nerveux à la peau grise, aux yeux noirs uniformes et aux crocs saillants. réputé chez les bleus pour son immense générosité au fouet au cours des entraînements. Contente-toi de faire ce que tu as à faire!”
Il y eut un gros blanc...
J'ai déjà entendu ça mot pour mot chez les autres bleusailles! Vous en savez pas plus? Vous avez rien de plus à m'apprendre?!
_ Tu vas pas me croire Snardat , mais nous les vétérans, on est pas dans les confidences du Très Grand ! lui rétorqua Yetch en prenant un ton révélateur.
_ Eh ouais! Que de la vulgaire chair à pique d'un oeil à la c** ! ajouta Charir . Yetch lui jeta un regard dur. Bah quoi? Qu'est-ce que j'ai dis de si particulièrement faux?”
Skulaï et l'Humain encapuchonné repassèrent devant la “maison” où se trouvait Snardat un instant plus tôt. Juste quand une bagarre générale allait éclater pour les dés et les paris qu'il avait piqué.
Il les vit se diriger vers Karess non loin d'eux et lui ordonner de les suivre.
Je vais aller le voir à Skulaï . Décida Yetch. Il me dira peut-être qui est l'encapuchonné qui lui colle au train...”

Yetch commença à se diriger vers eux. Snardat le suivit. Il voulait savoir qui était l'encapuchonné, lui aussi. Skulaï , l'Affreux et Karess suivaient Bonin à grands pas; ils semblaient trop occupés pour prêter attention à eux, et Yetch se contenta de les suivre en attendant que le Capitaine soit libre. Puis il vit qui l'accompagnait.
« Qu'est-ce que tu fous le Rat ? Lui demanda Yetch .
_ La même chose que toi, Yetch . Je les suis. Répondit-il simplement en haussant les épaules.
_ Et pourquoi ? T’as pas eu d’ordres!
_ Parce que tu t’appelles Karess maintenant ?” Lui retourna Snardat .
Yetch soupira de lassitude.
Et dire que je lui ai sauvé la vie trois fois...” grommela-t-il à voix basse.
Skulaï se retourna vers eux et leur jeta un regard lourd pour exiger le silence. Puis il parla à voix plus basse encore que Yetch ... A l'Humain ! L'Humain était un confident! Snardat ne pouvait pas y croire! Et Yetch non plus à voir sa tête...

Là! Chef! Là!” hoqueta soudain Bonin en pointant du doigt. Snardat et Yetch purent également voir ce qui suscitait toute cette agitation. Yetch marmonna un juron. Snardat aussi comprit ce qui n'allait pas : c'était les gars de Madhunk qui se pointaient. Peut-être qu'ils n'avaient pas digéré le coup de l'échange des positions cette nuit... Il prit en main sa faucille mais recula un peu. Il ne tenait pas à rester dans un combat de cinq face à cinquante. Skulaï était blessé en plus... Trois fois. Yetch s'apprêta à demander s'il fallait qu'il appelle les autres, lorsque Skulaï colla une baffe à Bonin .
Ca tu vois, abruti, c'est des copains...” dit-il en pointant dans la direction des cinquante orques de Madhunk qui s'approchaient. Il leva les yeux au ciel. Snardat et Yetch , derrière, les eurent tous ronds alors que le Chef continuait d'engueuler interminablement Bonin .
Snardat ne savait pas vraiment quoi penser et quoi faire, il se contentait de rester en retrait en gardant en main son arme. Il avait cru comprendre qu'ils se battraient pas, mais ceux d'en face n'avaient pas l'air aussi raisonnables, la plupart avançant armes en mains. Il jeta un regard vers Yetch , mais même le vétéran avait l'air largué.

Madhunk vint à la rencontre du groupe suivi des siens. Il observa successivement chacun de ceux qui accompagnaient Skulaï et Alzaric ... Son regard passa sur Snardat . Il aperçut la faucille qu'il tenait et le toisa avec dédain. Snardat montra les dents et commença à grogner. S'il lui jetait encore un regard comme celui-là, y aurait du Capitaine rôti à déjeuner!
Bon accueil que tu m'as préparé là! J'aurais pas fait mieux ! ironisa Madhunk à l'attention de Skulaï . Il se tourna vers l'encapuchonné. T'as finalement décidé de nous laisser la liberté de régler nos comptes?
_ Tu n'en sortirais pas gagnant si tel était le cas! Gronda Skulaï . J'ai plus de quatre fois ton nombre! Et chacun de nous ici emportera une vingtaine de tes avortons, même si ça signifie que certains d'entre eux doivent y passer deux fois!
_ Il suffit . Exigea l'Homme d'une voix froide.
_ Ca c'est bien vrai Chef! s'écria soudain Snardat . On va tous les massacrer!”
Des sons bestiaux belliqueux furent beuglés des rangs d'en face. Snardat pour sa part, s'apprêta à foncer au pas de charge en arrière. Si le combat avait lieu... Non, dés que le combat aurait lieu, il irait chercher les autres gars afin d'écraser les ordures que les trois gros bras n'auraient pas tué! Ca semblait être un bon plan pour qu'il profite du combat sans être sûr d'y passer!
Il suffit j'ai dis! Exigea à nouveau l'Homme en haussant le ton; ton qui demeurait cependant étonnament glacial. Est-ce votre manière d'obéir aux ordres vous deux? Reprenez vos chiens en laisse immédiatement!”
Ils ne l'écoùtèrent pas tout de suite et il dut prendre en main son arbalète avant que les deux Capitaines daignent réagir et fassent ranger les armes à leurs Orques .
Enfin voilà, j'ai fait ce que tu voulais que je fasse le Zomm ! lui dit Madhunk après avoir tempéré ses Orques . J'ai ramené mes gars jusqu'ici!
_ Et j'ai vu ce qui a failli se produire entre vous à l'instant même. Vous vous voyez comme des ennemis, et vous étiez à deux doigts de vous entretuer. Et il en va de même entre vos soldats d'ailleur... Il jeta un regard noir sur Snardat . Il ne voyait pas les yeux de l'encapuchonné, mais il sentait son regard. Celui-ci avait quelques chose de dérangeant. Je n'accepterai pas celà. Reprit-il . Cette légion ne sera bonne à rien si elle est divisée entre deux Capitaines qui passent leur temps à se battre entre eux...
_ J'aurais pas dit mieux! Le coupa Madhunk au milieu de son sermon. Eh ouais, on aura essayé mais voilà! Vous avez vu ce que ça a donné! Oublions cette stupidité que le Général il a eu là, et repartez donc lui dire au Général qu'on arrivera à rien ensemble!
_ Non. On continue. Suivez-moi. Vous, et tout vos hommes.”
Tous ceux qui étaient assez proches pour entendre l'Humain semblèrent comme électrifiés.
_ Euh... Avec nous tu dois dire “vos Orques” ! commença à lui expliquer Skulaï . Dire “les hommes” pour parler d'Orques c'est insultant, ça va semer la confusion, ça...
_ Et pas d'hostilités.” ajouta l'Humain en repartant par où ils étaient venus, sans écouter Skulaï .

Ils le suivirent donc tous jusqu'au milieu des attroupements de la compagnie de Skulaï .
Nous y voîlà. Déclara-t-il finalement.
Et maintenant? Soupira Skulaï , qui n'aimait pas devoir demander ses instructions à un Humain.
_ Maintenant, faites se rassembler ici toute votre compagnie.”
Skulaï prit son cor et souffla le signal de ralliement. Tout les groupes d'Orques dispersés dans la zone, se mirent à converger vers eux sous la pluie.
_ Qu'est-ce qu'on vient faire au milieu de cette racaille? Grommela un des gars derrière Madhunk .
_ Bonne question! Qu'est-ce qu'on vient faire au milieu de cette racaille? Répéta Madhunk sur le même ton. On s'était déjà suffisament rapproché!
_ C'est vrai ça! lança à son tour Snardat , en proie à une haute montée d'égo, et inspiré par l'exemple de son Capitaine. Qu'est-ce que vous venez foutre chez nous? Usurper les Trolls ne vous suffit plus? Vous allez mendier à nos bottes à présent?“
Skulaï s'esclaffa. Le Rat remontait d'un cran dans son estime! Il n'aurait pas dit mieux! Madhunk lui, enragea.
Sale larve! Je vais t'arracher ta langue et la jeter aux rats!” Il dégaina à nouveau sa lame sous les encouragements de sa compagnie et une fois de plus il faillit y avoir du sang qui coule et des morts.
Qu'ai-je dis à propos de l'hostilité , Capitaine? Rappella l'Humain . Rangez cette épée.
_ Il s'agit pas d'hostilité! Je veux juste découper la langue de cette bidasse qui se permet d'insulter et de provoquer un Capitaine , comme s'il était d'un rang supérieur!
_ Ca n'était pas une requête! C'était un ordre! Rangez cette épée! L'Humain se tourna vers Snardat . Puis probablement se rappella-t-il que seuls les Capitaines savaient qui il était, car il se tourna aussitôt vers Skulaï . Dites au Rat de s'éloigner. Ce singe ne fait que me compliquer la tâche.

_ Et pourquoi ne pas le lui dire toi-même?
_ Parce qu'il ignore qui je suis, et que si je lui donne l'ordre moi-même, il va le rejetter sans savoir à qui il a à faire, et je serai contraint de l'abattre pour faire comprendre aux autres que je ne suis pas quelqu'un que l'on peut prendre à la légère.”
Skulaï reconnut qu'il y avait du bon sens dans les propos de l'Humain . Il se tourna donc vers Snardat .
Barre-toi le Rat ! Ordonna-t-il directement... Tu ne fais que me compliquer la tâche!” Sous sa capuche, Alzaric sourcilla.
_ Mais...” commença Snardat . Yetch prit le relai pour faire obéir Snardat .
Y a pas de “mais” quand le Chef te donne un ordre! Lui susurra Yetch en l'écartant. T'essaies de te faire lyncher pour de bon ou quoi? Recule! M'oblige pas à te porter derrière!
_ Mais je veux savoir ce qui se passe moi!” Insista-t-il. En soupirant, Yetch se baissa, chopa Snardat , et le trimballa gigotant et protestant sur son épaule en arrière sous les regards amusés de ceux qui approchaient.

On t'a dit quoi tout à l'heure? Le sermonna Yetch en le déposant à terre derrière l'attroupement. Te mêle pas de problèmes trop grands pour toi! Tiens-toi tranquille maintenant, et écoute!”
Yetch repartit dans les premiers “rangs” , sa progression dans la masse facilitée par sa réputation. Snardat repartit dans les premiers “rangs” en se faufilant parmis les gars, quand ça n'était pas en jurant et en jouant des coudes.

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Alzaric
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Jeu 27 Aoû - 20:47

Alzaric observa le Rat s'éloigner dans la foule d'orques qui était amassée devant lui. Bien, déjà quelque chose de réglé. Maintenant, il allait devoir faire comprendre à la vermine autour de lui qui il était, et ce qu'ils devaient faire maintenant. Cela allait être plus dur. Mais si le haradrim avait été choisi pour rejoindre cette armée, ce n'était pas parce qu'il était mauvais, aux dernières nouvelles.
Il fit signe à Skulaï se s'approcher.


« Maintenant que tout le monde est rassemblé. j'aimerai être sûr d'avoir leur attention. »
« Pourkoi vous faites pas ça vous-même ? »
« Si vous tenez à ce que l'un de vos hommes se retrouve avec un carreau entre les yeux, je peux le faire, oui. »

Le capitaine gromella. Plus le temps passait, plus il avait envie d'exécuter l'Exécuteur, et il ne le cachait pas. Mais pour le moment, il se contenterait d'obéir.

« Allez les gars, ékoutez cet zom ! J’sais pas ce k’y va vous dire, mé j’pense ke ça sera d’un très grand sens d’un point d’vue philozophik et moral !l ! »

Alzaric s'étonna de cette formule, bien qu'il en comprit l'ironie sans aucun problème. Il se retint de montrer par un exemple qu'il n'appréciait vraiment l'ironie que lorsqu'elle ne le visait pas lui directement. Une fois que tous les visages furent tournés vers lui, il commença à discourir.

« Avant toute chose, je tiens à préciser cela : je suis l'Exécuteur. Mon grade dépasse en un sens même celui de Draykh. N'importe lequel de mes ordres doit être aussi important pour vous que s'il provenait directement du Très Grand, que vous le vouliez ou non. »
« Exékuteur cé pourri kom rang ! »

L'orque qui commençait à s'esclaffer fut interrompu par le carreau d'arbalète qu'il reçut en pleine gorge. A en juger par le sourire qu'affichait Skulaï, cet abruti n'était pas un membre de sa compagnie. et en plus Alzaric avait son exemple. Tout le monde était gagnant.

« Votre cher camarade vient de vous montrer ce qui arrivera à ceux qui désobéiront, ou tout simplement à ceux qui ont un comportement qui ne sied pas à un militaire. Vous êtes une armée prête à conquérir le Gondor au nom de l'Oeil, pas des soulards en manque de butin ! »

Il marqua un silence, avant d'ajouter.

« Du moins, en théorie. »

Les orques n'apprécièrent pas cet ajout, mais se gardèrent bien de l'exprimer clairement. La démonstration avait fait son effet.

« Bien, maintenant que les présentations sont faites, je vais résumer la raison de ma présence ici. Et je tiens à vous dire qu'elle est entièrement votre faute. »

Les créatures qui entouraient Alzaric se regardèrent les unes les autres, comme si elles cherchaient à savoir qui précisément avait demandé à cet humain de venir leur pourrir la vie. Le Haradrim était sûr que, même si la réponse à cette question avait été écrite sur le front de l'orque qu'ils regardaient, aucun d'entre eux ne s'en serait aperçu.


« Je suis là sur ordre des Nazguls. Ils m'ont ordonné de venir surveiller la discipline dans vos rangs. »
«  Mé on est dissiplinés ! hurla un des orques de Skulaï. »
« Quelle belle preuve de discipline, d'interrompre un Exécuteur en train de parler, rétorqua immédiatement Alzaric. »

L'orque dégluttit, puis se camoufla dans les rangs. Il venait de se rendre compte que son intervention avait manqué de peu de lui offrir le même sort qu'à l'orque qui gisait quelques mètres plus loin.

« Bref. La compagnie que je devais rejoindre a été entièrement éliminée aujourd'hui. grâce à un troll devenu fou pas loin d'une ruelle, si j'ai bien compris. »

Plusieurs rires se firent entendre. Un orque osa même crier « Tiny ! », ce dont Alzaric ne comprit pas le sens profond.

« Le général Draykh a donc jugé bon de m'affecter à vos compagnies. Ou plutôt, à votre compagnie. »

Les orques le regardèrent comme s'il venait de leur annoncer que Sauron en personne allait débarquer et leur faire un strip-tease.

« Oui, VOTRE compagnie. A partir de cet instant, vous n'êtes qu'un. Les hommes de Madhunk et ceux de Skulaï formeront désormais une compagnie à part entière, pour compenser les nombreuses pertes du premier. »

Maintenant qu'ils avaient la confirmation de ce qu'ils avaient pensé comprendre, l'expression des orques changea. On aurait dit que les Nazguls dansaient la macarena pour accompagner le strip tease de leur Maître...

« J'attends de vous un comportement exemplaire. Vous allez dépendre des uns des autres, sur le champ de bataille. Si jamais vous pensez plus à vous tuer entre vous qu'à éliminer l'adversaire, cela risque de poser problème. Et je ne suis pas le genre de personne à apprécier les problèmes. »

Il accompagna sa dernière déclaration d'un léger mouvement du bras qui tenait l'arbalète de poing. Tous les orques, même les plus stupides (à part peut-être Karess) comprirent le message.

« Maintenant que tout est clair entre vous, regardez votre voisin dans les yeux, et faites-lui un calin. »

Les orques fixèrent le haradrim. Il n'était pas sérieux. Il ne pouvait pas être sérieux. C'était impossible. Demander à des orques. de se faire des calins. Soit il était fou, soit il plaisantait. Un regard rapide à l'arbalète qu'il tenait faisait pencher la balance en faveur de la première théorie. Voyant que les orques étaient lents à réagir, Alzaric eut une idée dont il se souviendrait toute sa vie. et pour laquelle Skulaï le maudirait éternellement, il le savait.

« En tant que capitaines, vous vous devez de montrer l'exemple. »
« Quoi ?! » crièrent-ils en parfaite synchronisation.
« J'ai dit que vous deviez montrer l'exemple. à part si vous voulez que ce soit l'un de vous qui me serve de démonstration, dit-il en montrant encore une fois son arme fétiche. »
« Mé vous zêtes komplètement barré ! s'exclama Madhunk. »
« PPas kestion ke j’prenne ce porc dans mes bras, à part pour lui broyer lé zos d’la kolonne vertébrale ! Eh, cé une idée. répondit Skulaï. »
« Skulaï ! Madhunk ! Calin ! »

Le ton était encore une fois froid, mais clair. Le haradrim arrivait au bout de sa patience. Les deux orques se regardèrent dans les yeux. Leur dégoût l'un pour l'autre était parfaitement visible. Skulaï tendit un doigt en direction de l'autre orque. Il tremblait. Il allait lentement, très lentement. Madhunk lui, ne semblait pas disposer à bouger. jusqu'à ce qu'il sente la pointe du carreau posé dans sa nuque. Il ouvrit alors grand les bras. Skulaï baissa sa main et lâcha un simple.

« Non, j'peux pas. »

Madhunk, lui, sembla plus coopératif, et entoura l'autre capitaine de ses bras chétifs.

« Lâche-moi ! Lâche-moi ! Tu vas me kontaminer avek ta stupidité ! » braillait Skulaï en repoussant l'autre orque. « Pas touche ! J’vais devoir avancer la date d’mon bain annuel si ça kontinue ! »

Le capitaine attendit que Alzaric lui fasse signe pour relâcher Skulaï de son étreinte. Ce dernier ne voyait pas le visage du haradrim, mais il était sûr qu'il souriait.

« Bien, à vous tous maintenant. »
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Dim 30 Aoû - 22:34

[ ...Tu es vraiment un sadique immoral. Franchement, ton post abusivement gore choque au plus profond l'âme sensible que je suis. ]


Parti sur ses grands airs et donnant des ordres horrifiants, l'Exécuteur en était encore aux présentations que déjà, tous les Orques autour de lui le haïssaient et rêvaient d'une occasion de lui faire la peau.
Snardat qui était parvenu à regagner le devant , repartit hâtivement dans l'autre sens lorsqu'il fut certains que ses oreilles avaient bien entendu... Il avait déjà été particulièrement chanceux lorsqu'il avait impétueusement commenté le «rang» d'Exécuteur , ce mot incroyablement long et ridicule, limite imprononçable... Il était alors à moitié caché derrière un de ses camarades, et tout près de lui se trouvaient les gars de Madhunk . L'un d'entre eux tout devant, doté d'une petite gueule de vermine, avait encaissé à sa place...
Et maintenant, se câliner... Et puis quoi encore? Pour quoi les prenait-il? Pour des Bisounours? Mais apparemment, tout les autres ne partageaient pas son avis... A commencer par les Capitaines... Il essaya de conjurer dans son esprit l'image des Capitaines s'étreignant chaleureusement alors qu'il quittait l'ameutement pour se planquer dans une ruine où il observa la scène. Les autres imitèrent les chefs... C'était... C'était à mourir de rire en fait! Il finit par s'esclaffer sans retenue devant ce spectacle ridicule auquel il était peut-être le seul à être épargné et spectateur.

Lorsqu'ils se dispersèrent enfin, Snardat sortit de la ruine pour venir à la rencontre de ses camarades, un large sourire aux lèvres. Ils avaient l'air de très mauvais poil et il n'avait pas besoin de chercher loin pour comprendre.
«Encore une fois les gars! Les railla-t-il. Ils lui grognèrent dessus, ce qui ne fit que l'amuser davantage. Moi aussi je vous aime, mes bien-aimées! Comme vous étiez mignonnes! Vous y avez mis tant de passions! Même vous ceux de derrière, vous l'avez fait sans réchigner, alors qu'il vous regardait même pas! Vous jouez les durs, mais au fond vous courbez l'échine devant le premier venu, hein?
Il prit quelques distances et se dressa de toute sa «hauteur» avant de poursuivre :
«Je suis l'Excutère ! Mima-t-il d'une manière peu fidèle à l'originale. Mon rang dépasse celui de Draykh et mes ordres vous viennent directement du Très Grand ! Léchez-moi mes godasses boueuses maintenant! Tout de suite!»

L'orage dura jusqu'au lever du jour. Malgré la cohabitation forcée, les deux compagnies étaient parvenues à ne pas s'entretuer jusque-là. Surtoùt parce qu'ils s'arrangeaient pour ne pas se mêler. Ils avaient toutefois un sujet d'entente : «L'Humain n'est qu'une pourriture! Il faut s'en débarrasser!»

«L'Humain n'est qu'une pourriture! Il faut s'en débarrasser!» déclara l'un des Orques de Madhunk , un vieil Orque brun et gras aux nombreux piercing sur le nez, qui se faisait appeler Gotch , et qui était venu établir le contact avec Yetch , Charir et Dartak .
_ Brillante décision! Et qu'est-ce que tu suggères? Qu'on aille le charcuter sur-le-champ? Suggéra Dartak avec une note d'ironie dans la voix. A côté de lui, Charir suivait la conversation d'un air absent, s'amusant à balancer du bras l'attaché qui gigotait au-dessus de leurs têtes. Gotch haussa les épaules.
_ Pourquoi pas?
_ Pourquoi pas? Parce qu'il est d'un très haut rang, abruti! lui répondit Yetch à côté.
Le gars qui ira lui faire la peau, il peut dire adieu à la sienne!
_ La peste l'emporte cet Humain ! Et vous aussi par la même occasion! Maugréa Gotch . Qu'est-ce qu'il vient foutre parmis nous d'abord?! Il est pas au courant qu'on vient crâmer sa maison? Il voulut balancer l'attaché à son tour, mais Dartak et Charir l'en empêchèrent en lui écartant vivement la patte.
_ Il est pas du Gondor celui-là, abruti. Expliqua Yetch pour revenir au sujet. Lui, il vient du Harad .
_ Harad ?
_ Oui, Harad . Harad ... Le désert, au sud. Le cabot du Mordor . Jamais vu une carte de ta vie?
_ On est des guerriers! Intervint un petit Orque de Madhunk juste à côté du premier. Pas des géographes!
_ A voir ce qu'il reste de votre bande, vous êtes pas plus doués à la guerre qu'en géographie! Se moqua Dartak . Les deux autres en face rugirent de colère et se jetèrent sur lui. Mais ayant pressenti la réaction colérique de ses interlocuteurs, il attrapa Gotch en vol et le mit au sol.
«Des larves! J'avais vu juste!» se moqua-t-il. Les autres l'aidèrent néanmoins en se chargeant de l'autre. Une bagarre générale débuta entre les deux bandes présentes dans la ruine. Au-dessus, l'attaché remuait dans tout les sens en poussant des «mmmmh! mmmh!» vains .

Puis les deux Capitaines se pointèrent. Skulaï fut le premier à passer la porte, en essayant de réprimer son amusement contre ses grands airs de Capitaine autoritaire alors qu'il appelait ses troupes à l'ordre. C'est qu'il y avait un grand méchant Zomm avec une arbalète qui n'avait pas l'air content de ce qu'il voyait ici, qui leur emboitait le pas.
«Heureusement qu'on vous a dit qu'on voulait un comportement exemplaire! Sermonna Skulaï sans réelles convictions dans ses paroles.
_ Fini de jouer! Enchaina Madhunk . L'orage a cessé, alors au boulot! Dehors, magnez-vous! Les Orques de Madhunk s'exécutèrent -pas au sens d'Alzaric je précise - Ca s'adresse aussi à vous Chiens! Je suis votre Capitaine maintenant, ne l'oubliez pas!»
Mais les autres regardèrent vers Skulaï .
«Comme il l'a dit. Consentit celui-ci en se grattant le nez d'un air dédaigneux. Là seulement les autres obéirent. Les deux Capitaines commencèrent à repartir. Avant de sortir, Skulaï pivota vers Charir en lui jetant un regard grave.
«Tu comptes le laisser moisir accroché comme ça? Détaches-le, que ça lui serve pas d'excuse pour se défiler...» Cela fit rire les autres. Charir acquiesça d'un hochement de tête pour lui faire savoir qu'il avait bien compris ses instructions. Il prit sa dague en main et trancha le lien qui faisait pendre Snardat du plafond par les pieds depuis plus d'une heure. Il tomba lourdement au sol.
Charir ôta le baillon qu'ils lui avaient fixé et reçut de plein fouet un déluge d'insultes et de postillons qui fit se gausser les autres Orques autour d'eux. Snardat se retrouva à nouveau baillonné.
«Oh, je crois qu'en fait tu vas le garder le temps que je te libère de tes autres liens, mon petit Rat des maïs! Il le plaqua face contre terre alors qu'il coupait nonchalamment les liens qui lui enserraient les jambes, puis les griffes. Snardat se retira son baillon.

Il poussa un grognement bestial.
_ Tu l'as bien cherché mon gars!» Se moquèrent les autres.
Il ne pouvait pas le nier... Ne voulant pas cesser ses railleries, les autres lui avaient sauté dessus et l'avaient pendu au plafond de la pièce par les pieds, où ils s'étaient amusé à le balancer comme un jouet pendant toute la fin de leur temps libre.
Franchement... Un jour vous vous réveillerez tous morts, vous aurez pas à vous demander pourquoi!
_ Allons, ça te va pas trop mal, le jaune! Se moquèrent-ils. Ils lui avaient aussi repeint le visage en jaune, peinture qui dans leur compagnie, était destinée à des usages humiliants.
_ Ca te rend... Comment tu disais déjà? Mignon!_ Yetch ? Ta gueule!”

Les hostilités reprirent peu après avec le Gondor , les deux armées s'arrosant mutuellement de flèches d'une rive à l'autre. Les Orques préparaient leurs armes de siège pour pilonner la rive ouest. Personne n'avait l'intention de s'aventurer sur le pont pour le moment.
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Mar 15 Sep - 22:02

Tous les archers de la compagnie étaient partis en bordure du fleuve près du pont, où les cris de Death Viking Metal de Skulaï leur faisaient lâcher des volées unies et les faisaient se mettre à couvert là où d'autres se seraient contentés de vider leurs carquois de leur côté, sans réfléchir. Chaque fois qu'il entendait le Capitaine donner l'ordre de faire feu, Snardat se serait dâmné pour avoir un arc et être là-bas. Mais ce qu'il allait employer pour tirer, valait certainement qu'on s'attarde un peu sur sa construction.

Il travaillait à la mise en place d'une catapulte avec sept autres : Charir qui continuait à le railler sur la couleur qu'ils lui avaient barbouillé sur la tronche, Ghik qui se joignait à lui, et refusait d'admettre que sa patte mutilée était inutilisable et en proie à l'infection, Gaskal qui pour la première fois depuis des mois commençait à déssaoùler et à agir avec lucidité, Gotch , l'Orque de Madhunk qui se prenait pour un gros dur même après s'être fait maîtriser par Dartak avec aisance, et les deux jumeaux verdâtres et poilus que Snardat avait vu dans le camp en Ithilien ; depuis qu'ils étaient arrivés, ils se contentaient de faire leur part en échangeant uniquement entre eux deux des mots dans un dialecte inconnu de tous, même de Gotch apparemment, mais dont les regards qu'ils lançaient régulièrement sur Snardat faisaient soupçonner à celui-ci de sacrés railleries à son propos...
Ils devaient la présence de ces trois là à ce foutu Humain et à ses manigances à la noix pour faire “Sobiasiciliser” les deux compagnies...
Et Buhrdhur , le Troll que Draykh leur avait refilé.

Pourquoi on se prend la tête avec la catapulte? Demanda Snardat . Je veux dire, on a la grosse bebête, Tiny , qui sert qu'à ça et qui le fait très bien, pourquoi on le laisse pas faire ça tout seul et on va pas se pieuter?
_ C'est pas Tiny ! lui dit Ghik . C'est Buhrdhur !
_ Buhrdhur , Tiny , c'est la même chose, c'est un Troll ! Il est gros, il pue, il attire les flèches et il fait le sale boulot pour nous!”
Charir toussota et s'interrompit dans sa tâche pour s'adresser à Snardat .
_ ... Tu sais que t'es en train d'insulter un Chef ?
_ Ah bon, j'ai fait ça moi ?? s'étonna Snardat en cherchant autour de lui le “Chef” dont parlait Charir , sans parvenir à le voir. Ou t'es sénile toi aussi?
_ Quand on t'a repeint la trogne, on a dépassé sur la cervelle ou quoi? Je te parle du Troll petit crétin!
_ Le Troll ?
_ Le Troll ! Juré de juré!”
Il observa le monstre de la tête au pied. A ses yeux, il était en tout point identique à ses semblables : démesurément grand et gras, puant, avec un grand air ahuri qui lui fit se demander si le Troll savait vraiment ce qu'il faisait lorsqu'il assemblait l'arme de siège.
Il a pas l'air de respirer l'intelligence. Jugea Snardat .
_ Sur ce point, ça met le Rat et le Troll sur un pied d'égalité!” lança Charir .Tout les autres Orques s'interrompirent à leur tour pour rire de la remarque.Roaaah ça va! Et puis toi d'abord tu tires moins bien qu'une vieille borgne, toi t'es un abruti qui a plus qu'une main, toi la dernière fois t'as eu peur de te battre contre moi, et vous trois là Skulaï il vous a adopté car il a eu pitié de vous!_ Qui sait qui fait pitié le Rat ?!” s'enflamma Gotch en cessant de rire. Les autres continuèrent de rire en remarquant que l'autre avait déjà retenu le surnom de Snardat . Mais ils n'eurent pas le temps de continuer car le Troll lui-même leur adressa un cri monstrueux qui ramena leur attention sur lui. Il leur fit signe d'un doigt massif de retourner à la catapulte immédiatement.
Tu vois? Qu'est-ce que je disais ? Lui souffla Charir en retournant au labeur. _ Il a pas l'air d'être d'accord avec mon idée de le laisser assembler la catapulte tout seul pendant que nous dodo, en tout cas. Se désola Snardat .
_ On arrive à la fin de toute façon. C'est tout vous ça! Lança Gotch . Y a la moitié de l'armée qui bataille sur la rive, et vous, vous voulez piquer un roupillon! Si Madhunk était là...”
_ Au four Madhunk ! S'écria Snardat sur un ton provocateur. J'en réfère qu'à Skulaï !
_ Skulaï ... Gotch cracha, comme si ce nom avait un goùt amer. Skulaï n'est qu'un tas de gras stupide! Un dandy qui prend des bains! Madhunk viendra lui arracher ses belles dents blanches et s'en fera un collier dés qu'on aura plus cet Humain sur les épaules.”
Demeurant silencieux alors que Snardat ripostait en insultant Madhunk , Charir ne put toutefois s'empêcher de sourire de la naïveté du gros Orque de l'autre compagnie.

Un peu plus tard ils terminaient d'assembler l'arme.
Allez Tiny ! Mets-moi ce boulet dans la catapulte!
_ C'est Buhrdhur !
_ Et voilà! Prête de chez prête à faire pleuvoir un déluge de rocs sur les Zomms !!” se réjouit Snardat en sautillant d'excitation alors que le Troll venait de placer un roc dans la catapulte assemblée... Ils prirent un petit moment pour regarder le fruit de leurs efforts.J'entends déjà les pierres broyer ces carcasses d'Humains sur l'autre rive! Allez vite vite vite, tournons là vers eux! Le Poing du Grand Oeil va marteler cette cité jusqu'à en faire de la purée j'vous le dis!
_ Et moi j'vous le dis, quand Skulaï verra cette... euh... “ça” , quoi! On sera bon pour un siècle de nettoyage des latrines de Morgul ! Répondit Charir .
_ Bah quoi? Où il est le problème?” S'étonna Snardat .
Charir s'avança et appuya d'une griffe sur la catapulte. Celle-ci se mit lamentablement en branle en grinçant horriblement, ce qui fit rire les deux jumeaux...
Voilà où qu'il est, le problème! Qu'est-ce que vous avez foutu ?! Ca devait être une catapulte, vous en avez fait une balançoire!
_ “Vous” ? Et toi t'y es pour rien peut-être Charir ? Se renfrogna Ghik .
_ Toi en tout cas, vu l'état de ta patte mon mignon, t'y seras plus pour grand chose pour quoique ce soit!
_ Oui bon, certes, ça tangue un peu, mais à part ça elle est très bien! Estima Snardat .
_ A part ça? Mais y a pas d'à part ça, petit Rat ! Elle est complêtement inutilisable! On ferait mieux en lançant les rocs à la main!
_ N'importe quoi, j'y mets mes dents que ça marche du tonnerre!
_ Et moi je te les prends toutes tes dents, parce qu'elle est inutilisable cette catapulte!
_ Meuh si qu'elle est utilisable. Regarde!”

Snardat actionna le mécanisme et le bras de la catapulte rôta (=faire une rôtation) vivement, projetant haut et loin la pierre dont ils l'avaient chargé.
Wouhouuuuu ! Ca marche!
Il tourna un sourire victorieux vers les regards médusés de Charir et de tous les autres... Même le Troll semblait ne pas en croire ses yeux.
Vous voyez?! Qui c'est qui avait raison?! C'est le Snardat !“
Les deux jumeaux marmonnèrent un truc entre eux en s'éloignant.
... Bravo Snardat ... Et la tourner dans le bon sens avant de tirer, c'est un “à part ça”, aussi?
_ Oh ...
_ Bah ouaip... Ca t'aurait évité, par exemple, de pilonner nos propres lignes, abruti!”
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Dim 8 Nov - 21:32

Jamais, de toute sa vie, Alzaric n'avait senti autant de regards haineux se braquer sur lui où qu'il aille. Les orques lui en voulaient de son coup du câlin, et il le savait... il s'en délectait même. La moitié d'entre eux étaient en train de prévoir une façon pour l'exécuter, l'autre moitié copiait les idées des autres pour se les approprier. Aucun d'entre eux n'arriverait à ses fins, mais ça ils ne le savaient pas.
L'homme en noir passait en revue les troupes depuis environ deux heures. Un ramassis de créatures stupides, puantes, alcoolisées, et obsédées par le pillage. Pile ce qu'il fallait pour avoir la peau des gondoriens. L'alcool et leur obsession pour ce qui brillait aller les amener à charger de façon presque suicidaire le camp ennemi. Il semblait qu'ils n'aient pas bien réalisé que, une fois mort, ils ne pourraient plus rien piller. Mais c'était loin d'être un problème... Ils étaient là pour être sacrifiés, après tout...
L'attention du Haradrim se reporta sur le petit orque grassouillet qui l'accompagnait. Il devait servir de liaison entre la légion et l'Exécuteur... Quel était son nom déjà ? Alzaric ne s'en rappelait plus, sur le coup... Quelque chose comme Graji. Ou Baji. De toutes façons, pour ce que cela servirait, de se rappeler de ce nom... Depuis qu'ils marchaient ensemble, Gagi -oui c'était ça, Gagi - avait été intarissable. Il tentait d'expliquer à son compagnon taciturne quels étaient les meilleurs objets à piller, et comment les trouver. Il vantait son oeil précis, et doué pour repérer "les truks ki brillent l’pluss mieux !" Alzaric se retenait de s'en débarrasser, simplement pour éviter de déclencher une émeute parmi la vermine...
L'Exécuteur interrompit sans vergogne le petit orque lorsqu'ils arrivèrent devant une nouvelle "escouade", si le nom pouvait vraiment être donné à ce rassemblement chaotique de vermines soules, ou en train de s'affronter.


"Va les séparer."

Gagi regarda Alzaric d'un air effrayé. Il se demandait ce qui lui causerait le plus de risques : charger les orques, ou désobéir... Il pâlit légèrement (ou l'équivalent orque, car le Haradrim remarqua un léger changement de couleur dans sa teinte grisâtre), avant de se décider... à poser une question.

"Mé... vous zêtes sûr ?"

L'Exécuteur ne répondit pas. Il se contenta de fixer Gagi, calmement, sans bouger le moindre muscle. C'était plus menaçant que n'importe quel geste qu'il aurait pu esquisser. Gagi déglutit discrètement, et commença à se diriger vers le combat.

"Hé, les kopains... Fodrait arrêter là. Allez. Arrêtez. S’il vou plé. Pitié..."

Gaji sentit quelque chose le frôler. Quelque chose de rapide, accompagné d'une sorte de claquement. Un orque s'écroula. L'arbalète d'Alzaric avait jailli dans sa main, en un éclair, et son carreau avait transpercé la gorge de l'orque le moins chanceux de la mêlée, le laissant agoniser, s'étouffant dans son propre sang. Les orques se tournèrent vers l'homme en noir. Tout animosité entre eux cessa.

"Première consigne : pas de combat fratricide. Je suis le seul allié du Mordor à avoir le droit de tuer l'un d'entre vous."

L'un des orques fit mine de répondre.

"Deuxième consigne : le premier qui parle sans autorisation aura prononcé ses derniers mots."

L'orque se ravisa. Alzaric les jaugea du regard. Il n'aimait pas ce qu'il voyait...

"En formation de combat ! Maintenant !"

Les créatures inutiles tentèrent maladroitement de se regrouper. Il leur fallut deux bonnes minutes pour comprendre que les boucliers allaient devant les archers. Environ trois autres minutes pour se rendre compte qu'ils n'avaient pas leurs armes. Au bout d'un total de douze minutes et vingt-trois secondes, ils furent enfin en position. Ou, à quelque chose qui ressemblait à ça.
L'Exécuteur s'apprêtait à se lancer dans un discours sur leur nullité, et à en exécuter un ou deux pour l'exemple, et pour la ponctuation, quand il entendit un sifflement agressif.
Il recula d'un mètre. La seconde suivante, il fut recouvert de liquide intestinal, de sang, de vêtements déchirés, et de quelques membres orques, le tout ponctué par un magnifique "splotch", signifiant la transformation en confiture des orques qui s'étaient tenus devant lui quelques secondes plus tôt. Gagi avait eu assez de réflexes pour se cacher derrière Alzaric, et avait été ainsi épargné du gros des projections.

"LES GONDORIENS ! hurla-t-il. ILS ATTAQUENT !"

Alzaric ôta le bras qui pendait de sa tête, et répondit sur un ton froid.

"Je ne pense pas... La rive ouest est trop loin d'ici."

Il pointa en direction du camp des gondoriens.

"La distance entre cet endroit et leur camp (il retira un bout de chaire qui pendait de son doigt) est trop élevée pour qu'un tir nous ait atteint."
"Vous zen savez des choz... J’orai jamais deviné ça moi."
"Je sais. Par contre, ceci aurait pu te mettre sur la voie, dit-il en pointant du doigt en direction du rocher, sur lequel il était indiqué, en jaune, "LE MORDOR VOUS SALUE"."
"Ah, oui..." répliqua-t-il sur un ton qui laissait comprendre qu'il n'était pas capable de lire ce qui était écrit.

Alzaric réarma son arbalète, et marcha dans la direction d'où le rocher était venu.

"Suis-moi, Gargi. Je crois qu'on va s'amuser..."

Il jeta un regard à l'orque.


"Ou seulement moi."
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Lun 23 Nov - 0:07

« Mais… Il a peut-être atteri dans un coin paumé d’Osgiliath , et personne n’en saura jamais rien ?
_ Et il a peut-être atteri en plein sur le général, et en ce moment même on a des aides disciplinaires qui se dirigent vers nous pour nous mettre en pièces…
_ Tu veux pas mettre de côté ton péssimisme juste une minute?
_ Pardon… Il a peut-être atteri en plein sur le général, et en ce moment même on a des aides disciplinaires qui se dirigent vers nous pour te mettre en pièces… rectifia Charir .
_ Comment ça?
_ C’est toi qui a fait le tir mon gars! »
Les autres soupirèrent de soulagement en se disant que seul le Rat allait mourir.
« Ah mais je rêve! Bonjour la solidarité! S’exaspéra Snardat .
_ Si tu comptes sur moi, t’es vraiment mal barré… se moqua Gotch .
_ Vous les adoptés de la compagnie je vous ai pas sonné! Lui rétorqua Snardat .
_ Tout le monde s’appelle pas Yetch … lui dit Charir .
_ Et la catapulte dans le mauvais sens? C’était moi peut-être? »

« Eh ! Vous êtes pas là pour prendre le thé ! gueula Madhunk en approchant d’eux. Au boulot bande de vermines !
_ A vos ordres, Capitaine! Lança Charir avant que les autres n’aient le temps de lui cracher au pied. Plus vite ils se plieraient aux ordres de ce casse-pied, plus vite ils auraient la paix
_ Eh bien, on me lèche déjà les bottes ? railla Madhunk . J’espérais qu’il y aurait un peu plus de difficultés à soumettre les rats de Skulaï !
_ Oh, chef, voulut rapporter Gotch , vous devez savoir que…
_ La ferme tas de gras! L’interrompit Madhunk . Ca c’est bien un gars de Skulaï ! La seule chose d’entraînée, c’est sa langue pour nous pomper du matin au soir!
_ Mais, je… Le reste du groupe ne put s'empêcher de rire.
_ Et ça vous fait rire à vous?! Au boulot! On a une ville à prendre! C’est par-là qu’ils sont les Zomms ! Tournez-moi cette catapulte dans le bon sens immédiatement, espèces de bons à rien ! Et cessez de hoqueter comme les abrutis que vous êtes! Si je vous vois à nouveau en train de roupiller à côté de la catapulte, je soulagerai quelques uns de leurs têtes ! » menaça-t-il, ce qui ne sembla pas même impressionner les 2/3 de ses propres troupes.

«Bouahahah! En voilà un crétin! Se moquèrent ceux de Skulaï quand il fut assez éloigné.
_ Dis-moi, demanda Ghik en se tournant vers Gotch , il sait au moins différencier un Humain et un Orque ?»
Gotch répliqua en raillant Ghik sur son membre. Snardat était trop inquiet pour sa tête pour profiter d'une baston imminente entre les deux.
« Bon, c’est pas le tout, mais faudrait faire ce qu’il a dit et la tourner hein ? pressa-t-il.
_ On fait pas ce qu’il a dit! On la tourne, c’est tout!
_ Ouais, c’est ça… Ca m’arrangerait beaucoup…»
Ils commencèrent à pivoter la catapulte... Le Troll n'avait pas l'air enclin à venir les aider.
A gauche ça aurait été plus rapide vous croyez pas ?
_ Aide-nous au lieu de réfléchir, ça te réussit pas!”
Ils étaient au milieu d'un 270° dû au fait qu'ils faisaient pivoter l'arme dans le mauvais sens et la catapulte était en train de tourner en direction des Uruks du pont lorsqu'Alzaric fut en vue.
Eh les gars! Regardez là-bas! Prévint Gaskal .
_ T'arrête pas pour le reluquer, abruti! Les chefs ça aime voir les gars à l'oeuvre!
_ Il a la tête d'un gars qui a failli se prendre un tir de catapulte! S'effraya Snardat .
_ T'inquiètes le Rat ! J'ai un plan!”

Puis Alzaric arriva à eux et Charir vint se présenter à lui en s'efforçant à parodier du respect dans son salut.
Je sais pourquoi vous êtes là MeSire!”
*Eh ben! Il baise le cul de tous les planqués!* se dit Snardat . Puis Charir le saisit fourbement de dos et l'immobilisa à genoux devant Alzaric .
C'est lui qui a tiré à la catapulte! C'est un abruti! Ou non, c'est un traître à la solde des Gondoriens ! Regarde ses petits yeux sournois!
_ Lâche moi espèce de... Ôte tes sales pates de moi Charir ! Chui pas un traître! C'est même pas moi qui... Charir lui ferma la gueule d'une main. Mmmm****
_ Vas-y Humain, tue-le, je te le tiens.” proposa-t-il comme d'autres auraient proposé un thé.
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Alzaric
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MessageSujet: Re: La Rive Orientale est aux Orques   Dim 10 Jan - 18:25

Alzaric avait suffisamment de notions en balistique pour savoir juger de la provenance du tir. Et il connaissait par coeur les plans d'invasions prévus par le général. Ainsi, trouver la catapulte qui avait manqué de l'abattre fut assez simple. Et l'avait été encore plus grâce à la stupidité de ceux qui la maniaient : c'était la seule catapulte qui n'était pas tournée droit sur les lignes gondoriennes. Le Haradrim s'était retenu d'instaurer la discipline à quelques groupes d'orques, sur le chemin, tant son envie de « discuter » avec les utilisateurs de la catapulte était grande. C'était une humiliation comme il n'en avait jamais subi, et il ne la laisserait pas passer... Son arbalète en frémissait d'avance.
Après avoir parcouru quelques mètres de plus, il vit une des formes qui s'acharnaient à tourner la catapulte se tourner en sa direction. Ce stupide orque s'était enfin aperçu que la justice arrivait. Il fut renvoyé au travail par son compagnon, à en juger par les caquètements qui provenaient de l'autre créature inutile.
Alzaric se trouva devant eux, accompagné par son « aide de camp » plus inutile qu'autre chose. L'homme en noir ne fut pas surpris de voir qui se trouvait devant lui : le Rat, comme Skulaï l'avait appelé, ainsi que celui que d'autres orques avaient appelé « L'Etui », et dont Alzaric n'avait pas réussi à se souvenir du nom. Il allait à peine commencer un petit discours sur la nullité de ces troupes, sans doute ponctué par une exécution ou deux, lorsque l'Etui eut un geste plus qu'étonnant. Il donna littéralement le Rat en pâture au Haradrim. Il l'agenouilla, l'empêcha de parler... C'était tout juste s'il ne proposait pas à Alzaric de l'exécuter à sa place, pour qu'il n'ait pas à salir ses carreaux d'arbalète. Et alors Alzaric comprit quelque chose dont il aurait du se rendre compte bien plus tôt. Ce qui repoussait les orques, ce n'était pas l'équipement, ou les stratégies supérieurs des Gondoriens. C'était la cause commune qui les agitait. La raison pour laquelle ils affrontaient les forces supérieures en nombre des orques. Et tout ce que le Mordor avait à présenter face à cela, c'était ça. Ce ramassis de créatures inférieures, qui n'avaient comme seul but que le pillage et le massacre. Raison de plus pour les gondoriens de résister, si l'on y réfléchissait. Les haradrims auraient la même réaction, combattre jusqu'au dernier souffle, si tout ce qu'on leur envoyait en face était une armée de créatures qui allaient voler, détruire, massacrer, plutôt qu'une armée rangée et propre sur elle, comme les Orientaux par exemple. Mais Alzaric n'avait que ces orques pour mener le Mordor à la victoire, selon la volonté de l'Oeil. Leur seul avantage était le nombre. Sur tout le reste, ils étaient désavantagés. Les stratèges gondoriens savaient lire, c'était déjà un avantage incroyable sur le général orque. Les gondoriens avaient des armures lourdes, des trébuchets, et des arcs de meilleure facture que les orques. Et les gondoriens étaient unis. Unis dans un seul but, unis pour la victoire, là où les orques étaient divisés. Alzaric comprit alors qu'il devrait changer sa stratégie, s'il voulait obtenir une victoire décisive. Il allait devoir transformer la peur qu'il infligeait en peur collective, non pas en peur individuelle. Il fallait que les orques comprennent qu'ils travailleraient ensemble, et pas séparément les uns des autres, pour leur gloire personnelle. Des idées emplissaient déjà son esprit, d'excellentes idées, qui n'allaient pas être appréciées, mais qu'il lui faudrait appliquer le plus tôt possible s'il désirait qu'elles soient utiles. Mais, avant tout, il devait s'occuper de ce qui se passait devant lui. Et il allait devoir commencer à appliquer son nouveau principe d'unité.
Il rangea son arbalète... et saisit brutalement Charir à la gorge, le forçant à relâcher le Rat. Une fois le petit orque hors de portée de son « camarade », le Haradrim relâcha l'Etui. Il se dressa de toute sa hauteur, et commença à déclamer :


« Et pourquoi ne devrais-je tuer que cet orque là ? »

Il laissa ses mots planer, et continua son petit discours, qui lui venait presque spontanément :

« Pourquoi l'exécuterai-je lui ? Pourquoi uniquement lui ? N'allez pas me faire croire que vous étiez tous trop abrutis pour vous rendre compte que la catapulte était tournée dans le mauvais sens ! Ce tir a abattu plusieurs de vos compagnons. Des hommes de Skulaï, des hommes de Madhunk, et a failli m'abattre par la même occasion, bien que je me doute que ceci vous attriste moins. Chacun d'entre vous a aidé à monter cette catapulte, et personne n'a eu la jugeote de la mettre dans la bonne direction avant que le Rat ne tire ? Vous êtes tous aussi fautifs que lui de ce tir, notez-le bien. Et notez qu'à partir de cet instant, les erreurs d'un seul pourront vous être fatales à tous. Vous êtes un groupe, pas plusieurs individus cherchant à avoir le plus de pillage. Vous êtes des serviteurs du Mordor, et chaque erreur individuelle que les autres ne corrigent pas est une attaque contre l'Oeil, notez-le bien. Et ceux qui ne font rien pour empêcher les erreurs sont aussi dignes de mon arbalète que les autres, compris ? »

Le silence accueillit la fin de sa déclaration. Malgré le fait que son ton était resté froid, la colère qu'il ressentait transparaissait légèrement dans quelques intonations, ainsi que dans son physique. Aussi recommença-t-il :

« Compris ? »

L'arbalète qui jaillit dans sa main aida sans doute les orques à répondre un peu plus vite, cette fois...
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