La Terre du Milieu

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 Une nouvelle d'elfe...

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Elnhin
Voyageur égaré en quète d'identité
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Scorpion Rat
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Age : 21
Localisation : Royaume Delphini, Forêt Silva
Date d'inscription : 08/06/2010

MessageSujet: Une nouvelle d'elfe...   Mar 8 Juin - 15:55

Bonjour ! Je m'apelle Elnhin et je suis nouveaux sur le forum.... J'ai 14 ans, j'écris beaucoup....voilà une nouvelle rédigée il y a quelques mois.
En éspèrent qu'elle vous plaise ! ^^





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L’elfe qui savait percevoir



Elhnin rabattit son capuchon : il allait pleuvoir, son instinct le lui avait soufflé. Il n’avait pénétré en Terre Brulée que depuis quelques minutes seulement, mais déjà le désespoir l’avait gagné. Il errait ainsi, âme égarée au milieu de paysages stériles, englouti par l’affliction d’un océan de verdure carbonisé, noir de suie. Il avançait machinalement, chacun de ses pas semblait étouffé par la désolation des lieux.
Les lieux.
Morts, ponctués par quelques bosquets chétifs, tristes vestiges d’une flore jadis luxuriante.
Oubliés, délaissés, saccagés, incendiée. Par Gorgohoth, le Dragon Noir. Le fléau venu de nulle part, surgi du néant. Né la où personne n’ira jamais, incarnation physique des peurs ancestrales. Il s’était installé en Royaume Delphini depuis un peu plus d’un siècle. Un siècle d’angoisse, de tristesse et de chagrin. Depuis ce jour sombre qui marquera l’histoire à tout jamais, de nombreux elfes, humains et autres nains avaient convergé vers la Terre Brûlée, dans le but d’anéantir la terreur qui y régnait. Inutile de préciser que tous y avaient perdu leur vie. Elhnin, notre héro, jeune Oreille Pointue à la chevelure d’or, était justement ici pour accomplir cette quête. Armé seulement d’une épée à lame courbée qu’il avait nommé Dunhenhlog, « Celle qui est acérée », en elfique, il avançait vers son inévitable destin. Il fixait ses pieds, préférant ne pas risquer un regard sur le désert de désespoir qui l’entourait, de peur d’en perdre le peu de courage qui lui restait. Il marcha de longues heures durant, supportant les caprices du temps maussade. Une goutte d’eau vint s’écraser sur sa nuque.
La pluie arrivait, son instinct avait vu juste. Bientôt, le bruissement désordonné de milliers de clapotis emplit l’air. Un vent frigorifiant se leva, semblable aux bises mordantes de l’hiver. Elhnin serra les dents, il avait mal aux jambes, mal au dos, mal aux bras, mal partout. Il était fatigué, épuisé, exténué. Il ferma les yeux, pour ne pas succomber au désir de se retourner, de détaler, de quitter cet endroit hostile. Il resta ainsi quelques secondes, à batailler sa conscience, et lorsqu’il en conclut qu’il continuerait à avancer, le vent se calma, la pluie cessa. Il était survenu un de ces rares moments où se que l’on espère le plus se réalise.
L’elfe ouvrit les yeux et retint un cri d’étonnement : devant lui, à quelques dizaines de mètres seulement, se tenait une maisonnette en bois. Comment avait-il fait pour ne pas la remarquer plus tôt ? Mais était-elle là un instant auparavant ? Il en était certain : la cabane venait tout juste d’apparaître.
« Un curieux sortilège » pensa-t-il.
Il fit un pas en avant, puis un second, suivi d’un troisième. La porte d’entrée grinça alors. Il s’arrêta, stoppa sa respiration. Son cœur battait la chamade, l’instant semblait comme figé. Qui avait bien pu ouvrir cette porte ? Un vieil homme, vêtu de haillons, venait de se dessiner dans son encadrement. Un sourire rassurant étirait ses lèvres, et derrière ses sourcils broussailleux, au fond de ses yeux pâles, le jeune cru percevoir une lueur d’amusement.
-« N’es pas peur, mon garçon, je t’attendais depuis longtemps. Viens, entre » lui dit-il sur un ton serein.
Et Elhnin entra.


La maison du vieil homme n’était pas très grande. Elle était meublée simplement, d’un lit, d’une table et de deux chaises. Dans l’un de ses coins se tenait une cheminée de briques. Un feu y crépitait tranquillement, réchauffant ainsi la demeure de l’inconnu. L’atmosphère était détendue, la discussion allait bon train. Au dehors, le soleil se couchait, les nuages s’assombrissaient, la bruine tombait. A l’intérieur, les deux personnages parlaient, le bois se consumait, le calme régnait.
-« Monsieur, déclara l’elfe, excusez-moi, mais je constate que vous savez tout de mon identité, entre autre mon nom, mon prénom, mon âge et le peuple auquel j’appartiens, alors que j’ignore totalement la votre. Dîtes-moi, qui êtes-vous ?
- Ah !, s’exclama l’homme, voilà une fort bonne question. Nombreux sont ceux qui me l’on posée. Aussi, je te répondrai par la même phrase : je suis la nuit et le jour, le bon et le mauvais, celui qui est tout et rien, dont on ne se souvient plus, qui vit à travers la légende, qui peut être nommé de mille façons, et qui t’aidera aujourd’hui. »
Un petit silence suivit cette curieuse affirmation. Elhnin avait écarquillé ses yeux de saphir. Mais qui était l’individu qui se tenait face à lui ? Il avoua :
-« Je ne comprend pas, monsieur.
- Ecoutes bien, rétorqua le sage, si je sais tant de choses à ton sujet, c’est parce que mon regard me l’a confié. J’ai rapidement distingué, derrière ton capuchon, la forme de tes oreilles. J’en ai déduit que tu étais un elfe. Grâce à cela, j’ai pu évaluer ton âge – entre 50 et 60 ans, car, malgré la jeunesse de tes traits, je sais que les Grands Archets vivent bien plus longtemps que les simples mortels. Ensuite, tu n’as pas pris la peine de cacher ton arme, une fine épée courbée très appréciée en Forêt Silva, la terre des elfes Tahilinn. Grâce à tous ses renseignements, ton identité m’était révélée. »
Nouveau silence. Admiration. Elhnin contempla l’âgé, ses yeux renforçant l’expression de profond respect qui s’était peinte sur son visage. Le vieux reprit la parole :
-« A présent, fais de même. Observes-moi, qui vois-tu ?
- Un ermite, constata notre héro. Plus sage que les plus sages elfes de chez moi.
- Seulement ?
- Oui »
Quelques secondes s’écoulèrent, rythmées par le son de la pluie qui doucement abreuvait le monde. Le jeune porta son regard par-delà une fenêtre. La nuit était là. Tourmentée, étrange, inhabituelle et dépourvue de lune. Dans les cieux engloutis par les ténèbres brillaient quelques astres solitaires, uniques lumières perceptibles dans l’azur noir de jais.
-« Ouvres bien tes oreilles, mon garçon, le pria le vieux. Je vais te dévoiler mon identité, puis je disparaîtrai, aussi vite que je suis arrivé. C’est le prix à payer. Je suis mage, et non ermite. Je suis Le Mage. Mon nom te dira sûrement quelque chose. Je m’appelle Merlin. Myrdhin pour les uns, Mellin pour les autres. Mori-dûnon pour les elfes et Zanhingog pour les nains. Tu n’as pas su me démasquer car tu t’es focalisé sur mon paraître et a ignoré mon être. A présent, je vais partir, mais saches que je sais que tu souhaites terrasser Gorgohoth, le Dragon Noir, et si je puis te donner un conseil, apprends à percevoir, à voir par delà les limites du physique, à distinguer le réel de la simple et trompeuse apparence. A présent, je te dis au revoir, et que longtemps La Grande Nymphe t’accompagne ! »
Il claqua alors des doigts, psalmodia une mélopée gutturale, et le monde sombra dans l’obscurité. La vue d’Elhnin se brouilla, avant qu’il ne tombe, face contre terre.


Lorsque notre héro reprit conscience, il se trouvait dans le lieu le plus étrange qu’il soit. L’air y était chaud, l’atmosphère étouffante, imprégnée d’une forte odeur de chair pourrie. L’endroit baignait dans les ténèbres, aucune source de lumière ne l’éclairait. L’elfe se releva, mit un pied devant l’autre. Un craquement se fit entendre, déchirant le silence oppressant qui régnait. Il sursauta, son cœur manqua un battement. Il crut qu’il allait mourir. Respirant de nouveau, il retenta un mouvement : même craquement, même sursaut, réaction identique. Le jeune réfléchit, sa conclusion s’imposa à lui comme une évidence : le sol était couvert d’ossements. Etaient-ils humains ? Elhnin préféra ne pas y penser. Il desserra ses poings, décrispa ses muscles, se massa la nuque puis s’assura que son épée se trouvait toujours dans sa main gauche. Là, il avança, avant de se cogner la tête contre un obstacle indiscernable dans l’obscurité. Il gémit, pris appui sur l’élément, le tâta, constata qu’il était rugueux, en pierre. Il descendait directement du toit des lieux. De la cavité. C’était une stalactite. L’elfe se trouvait dans une grotte. Non, il se trouvait dans une caverne. Et la seule caverne semblable à celle-ci en Terre Brûlé était celle de...
Gorgohoth. Il était dans le repaire de Gorgohoth ! Dans le repère du Dragon Noir !
Il allait s’évanouir, tomber, finir comme ses prédécesseurs, en un vulgaire amas d’os, lorsque deux immenses yeux gris apparurent dans l’ombre : les yeux de la Créature Ailée. Elhnin hurla à s’en déchirer les poumons. Son cri, mélange d’effroi et de désespoir, se répercuta longtemps contre les parois de l’antre. Ainsi la légende disait vrai : quiconque regardait les yeux du Dragon Noire y voyait le reflet de la mort. Pâle, silencieuse, ironique.
La bête s’approcha, ouvrit son énorme gueule garnie de milliers de crocs acérés. Elle allait la refermer, emporter la vie d’une autre personne, perpétuer les horribles dires qui circulaient à son sujet, quand l’impossible se produisit.
Tout-à-coup, le sablier du temps cessa son écoulement, l’horloge de la vie s’arrêta, le monde se figea.
La voix d’un homme – à en juger par sa lenteur, celle d’un vieillard – résonna, amplifiée par l’écho. Un mot, un, fut prononcé. Un mot qui pouvait peut-être changer le cours du destin. Mais il fallait pour cela que le petit comprenne. L’incantation prononcée, un rayon de lumière apparut, aveuglant. Il était dépourvu de source et semblait être ici depuis toujours. Il éclairait la grotte toute entière, et Elhnin fut obligé de fermer ses yeux.
C’est alors que le conseil que l’ermite – ou plutôt Merlin – lui avait prodigué lui revint à l’esprit.
« Apprends à percevoir, à voir par delà les limites du physique, à distinguer le réel de la simple et trompeuse apparence »
Il tenait la clé de la victoire ! Il lui suffisait d’ignorer sa peur et de se concentrer sur l’être qu’était Gorgohoth ! De ne pas simplement s’arrêter sur son physique !
L’elfe souleva ses paupières. Le spectacle qui s’offrait à sa vue était des plus insolites : Myrdhin se trouvait face à lui, assis sur un petit rocher, tenant entre ses mains un bâton en frêne, son habituel sourire étirant ses lèvres. Elhnin tourna la tête dans tous les sens. Nulle trace de Gorgohoth. En revanche, le décor, le paysage dans son intégralité avait changé ! Le jeune ne se trouvait plus dans le repère sinistre de la Créature Maudite mais au beau milieu d’une forêt vierge et luxuriante ! Au-dessus de sa tête, l’azur était d’un bleu exquis, le soleil brillait de mille feux. Il était enfin délivré de sa peur. Il réfléchit un instant : était-il au paradis ? Avait-il péri ?
-« Non, mon garçon, lui répondit le magicien. Non, tu n’es pas mort. Tu te trouves en terre Brûlée. Dans la forêt qui la constitue. »
-Quoi ?! S’étonna l’autre. Puis, après quelques secondes, sans chercher à comprendre comment le vieillard avait entendu ses pensées, il demanda :
Si nous nous trouvons en Terre Brûlée, pourquoi le paysage ne m’ait-il pas clairement apparut depuis le début de mon voyage, alors ?
Comme à son habitude, l’ermite prit son temps avant de répondre.
-Tu étais certainement aveuglé par ta peur, dit-il enfin. Les balivernes que tu avais pu entendre au sujet de ce territoire t’avaient sûrement effrayé, à un tel point que ta vision en était corrompue. Comment t’expliquer ? Ce serait...comme un voile qui t’obscurcirait la vue.
« J’étais donc aveuglé par mes craintes », se dit l’elfe.
C’est alors qu’un vent se leva, faisant trembler les frondaisons des arbres alentours. Et la bête apparut. Haute d’un peu plus de quatre mètres, d’une couleur immaculée et à la grâce surnaturelle.
Un dragon.
Il fit un pas en avant. Sa tête, d’une beauté divine, était surmontée de deux cornes de cerf en diamant, où se réfractait la lumière, en une myriade de teintes chatoyantes. L’animal possédait deux ailes gigantesques, plaquées contre son corps élancé.
Deux ailes d’ange.
Ses yeux reflétaient la vie, l’espoir et la gaieté. Ils étaient pâles, gris, comme ceux de...
-« Effectivement, annonça le magicien, c’est bien Gorgohoth que tu vois là. Gorgohoth le Dragon de Marbre, comme on le prénommait jadis...»
Elhnin voulut s’enfuir, prendre ses jambes à son cou, mais son instinct ne lui annonçait aucun danger. Et il savait l’écouter. Aussi il resta là, et attendit les paroles du sage.
-« Comme tu peux le voir, Gorgohoth n’as pas commit le moindre acte maléfique. Tous les dires qui circulent à son sujet son faux, inventés, par moment. Si le monde en est venu à le craindre de cette manière, c’est parce que trop de personnes associent les mots « dragon » et « danger ». Comme quoi, la peur est un fléau qui se repend rapidement ... »
L’elfe répondit par un hochement de tête.
Il avait compris.

Après quelques autres échanges, les deux personnages se quittèrent. Par la suite, Gorgohoth ne fut plus redouté, l’Oreille Pointue et le mage ne se recroisèrent plus. Cela était inutile, simplement.
Sur le chemin du retour, alors qu’il se remémorait les événements passés, Elhnin rabattit son capuchon.
Il allait pleuvoir, son instinct le lui avait soufflé.


FIN ^^
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Elnhin
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MessageSujet: Re: Une nouvelle d'elfe...   Mer 9 Juin - 13:22

Votre avi m'interesse ! J'attends avec impatience vos critiques ! ^^
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Ithilwen
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MessageSujet: Re: Une nouvelle d'elfe...   Mer 18 Mai - 22:51

Pas trop mal pour un début je ne m'attendais pas à cette fin, continue comme ça tu ne saurais que t'améliorer Smile
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Morgwen
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MessageSujet: Re: Une nouvelle d'elfe...   Lun 28 Nov - 14:23

Bonjour.

Quelqu'un aurait-il vu le calife ?

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MessageSujet: Re: Une nouvelle d'elfe...   

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